‹ Traité de géognosie. Ou, Exposé des connaissances actuelles sur la constitution physique et minérale du globe terrestre (volume 2)Chapitre 42 sur 46 · AMAS · texte numérisé non relu

AMAS

Parmi les exemples qu’on cite habituellement, le Mont-Taberg, en Suède, est au premier rang’. Quelque intéressant qu’il soit sous tous les rapports , l'amour du merveilleux a singulièrement porté à l’exagération en le représentant comme une montagne toute composée de fer. C’est un monticule de 1 25 mètres de haut , et de cinq à six cents mètres dans sa plus grande longueur. M. Hausmann, après l’avoir soigneusement examiné, n’a vu en lui qu’un banc de diabase , à trèspetits grains, chargé de beaucoup de fer oxidulé, d’unegrande puissance, etautrefois renfermé dans du gneis. Le. minerai n’y paraît distinctemen t, avec son éclat métallique, que sous forme de veines ou petits fdons , et encore il est très-rare qu’il y soit entièrement pur; 'presque par-tout il est intimement pénétré d’amphibole et de feldspath. Les blocs détachés qui sont au pied d’une face escarpée de ce monticule , alimentent depuis deux siècles une douzaine de fourneaux ; ils rendent environ 25 pour cent d’un excellent fer.

M. de Bûcha vu, en divers endroits de la Laponie, de pareilles masses de montagnes, mais formées par du 1er oxidule pur et à gros grains ; il cite, entre auLres, l’amas ou bloc de Kirnnavara, reconnu sur une épaisseur de huit cents pieds. Ce célèbre géognoste observe que toutes ces montagnes ou blocs de minerai de fer qu’on trouve en Suède cl en Laponie , n’étaient originairement

GITES DE MINERAIS.

Des masses de montagnes chargées de minerai.

que de gros bancs ou amas renfermés dans du gneis,et qui onl plus résisté que lui à Faction destructive des météores atmosphériques.

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