VIII PREFACE
Le besoin d'un Traité général de géographie physique n'est pas moins vivement senti par les géographes eux-mêmes. Le développement de la géographie moderne semble conduire à une spécialisation de plus en plus marquée. 11 devient à peu près impossible de poursuivre des recherches personnelles à la fois sur la Morphologie, l'Hydrographie, le Climat, la Biogéographie et la Géographie humaine. Il est d'autant plus nécessaire au géographe spécialisé d'avoir sous la main un livre lui permettant de s'orienter rapidement dans les questions de géographie physique qui ne sont pas l'objet propre de ses études. Il est d'autant plus indispensable que le débutant, avant de se spécialiser, puisse prendre un aperçu assez complet et assez exact des différentes voies de recherches qui s'ouvrent devant lui, des principes acquis, des questions encore à l'étude, des procédés et des méthodes propres à chaque branche de la géographie physique. Si cette orientation peut être acquise par la lecture de divers traités spéciaux, il est de beaucoup préférable qu'elle soit due à celle d'un traité général, où les rapports des différentes questions de géographie physique soient mis en lumière, où l'unité de la science géographique soit montrée au débutant, et rappelée au savant spécialisé dans un ordre de recherches particulier.
Tel est l'esprit dans lequel a été conçu ce livre. S'il peut paraître téméraire à un seul homme de prétendre donner un aperçu exact des différentes branches de la géographie physique moderne, il était d'autre part impossible d'atteindre le but qu'on s'était proposé par un travail collectif. On espère que les spécialistes se montreront indulgents pour les imperfections d'une œuvre dont la difficulté apparaît évidente.
Jamais on n'aurait osé l'entreprendre, et peut-être n'auraiton pu la terminer, sans l'appui d'ouvrages spéciaux et de collaborateurs dévoués, auxquels il nous est agréable de rendre hommage.
Des traités comme les Leçons de Géographie physique de A. de Lapparent, consacrées seulement au relief du sol, ou
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comme la Météorologie de Angot, l'ouvrage classique du Gal de La Noë et d'Emm. de Margerie, Les formes du terrain, les Geographische Handbùcher de la collection Ratzel, dus à Hann, Penck, Kriimmel, Heim, Drude, etc., le bel ouvrage de Schimper, P flan zengeo graphie auf physiologischer Grandlage, les publications si suggestives de Davis, nous ont fourni des bases solides, dont l'utilité est apparue encore avec plus d'évidence, lorsqu'il a fallu, sur certains points où manquait toute œuvre de synthèse, amener les matériaux à pied d'œuvre, par exemple pour l'Hydrographie continentale et la Zoogéographie.
Parmi les collaborateurs dont l'aide et les conseils m'ont soutenu, je nommerai d'abord mes élèves des Universités de Rennes et de Lyon, devant lesquels, pendant dix ans, ont été exposés à maintes reprises et perfectionnés graduellement chacun des chapitres de cet ouvrage.
Je citerai ensuite les collègues et amis qui m'ont communiqué des documents, ou ont bien voulu relire les épreuves en me faisant souvent profiter d'observations judicieuses : MM. A, Angot, G. Bonnier, Cholnoky, A. Demangeon, M. Eckert, Ch. Flahault, J. B. M. Flamand, L. Gallois, M. Gignoux, A. de Gironcourt, E. Haug, J. Huber, L. Joubin, W. Kilian, H. Magnus, Emm. de Margerie, Ostenfeld, L. Planchon, Racovitza, Sabbatini, Schenck, Vittorio Sella, H. Schirmer, A. Vacher, Ch. Yélain, P. Vidal de la Blache, M. Zimmermann.
Je n'ai garde d'oublier dans ces remerciements mes éditeurs, MM. Max Leclerc et H. Bourrelier, qui n'ont rien négligé pour assurer à cet ouvrage l'exécution la plus satisfaisante.
Lyon, le 30 juin 1909.