SH
Fig. 51. — Isothermes de l'Europe occidentale, d'après Angot, Trabert et Perlewitz. A, Janvier; B, Juillet; O, moyenne annuelle. N* B" ~ 9n na pas reProduit exactement les isothermes tracées par Trabert et Perlewitz, mais on a utilisé les valeurs réelles données par eux pour chaque station en adoptant les corrections d'altitude moyennes suivantes : année,0°,50; hiver, 0°,40; été, 0°,60(cf. la bibliographie du chapitre n,p.l37). E. de Martonne, Géographie physique. 9
parallèles. Mais on observe encore des perturbations sur la côte de l'Océan. Le tracé Nord-Sud persiste sur la côte du golfe de Gascogne. Le Sud-Est français et la plaine du Pô sont relativement chauds en été. La plaine anglaise est le centre d'un maximum thermique très accentué. Le contraste est frappant entre la côte d'Istrie et le bord oriental des Alpes.
Les isothermes annuelles montrent une sorte de compromis entre les tracés de l'hiver et de l'été. On y remarque encore des contrastes assez forts sur les côtes du golfe de Gênes et de l'Adriatique septentrionale. C'est la trace des anomalies profondes de l'hiver.
Régimes thermiques. Zones de Koppen. — La comparaison des mois de janvier et juillet donne une idée à peu près exacte de l'amplitude des variations, car ces deux mois sont presque toujours les mois extrêmes. Elle ne rend pas compte des différents régimes de température, dont l'influence se fait sentir dans tous ses détails sur les manifestations de la vie à la surface du globe. Dans les régions proches de l'équateur, le régime thermique n'a pas grande importance, vu la faible oscillation annuelle; mais dès qu'on entre dans la zone tempérée, les nuances du climat sont plus marquées; la division en quatre saisons le marque suffisamment. L'essor de la végétation, les crues des fleuves déterminées par la fonte des neiges marquent le début du printemps. L'automne amène dans les climats continentaux une période de maigres pour les rivières et partout un arrêt de la vie végétale. Ces dates critiques peuvent différer notablement pour des pays où l'amplitude thermique est la même. En général, cependant, la courbe des moyennes mensuelles de température, qui exprime le régime thermique, monte plus vite et redescend de même dans les climats continentaux. Il y a à tenir compte pour une classification des régimes thermiques non seulement de l'amplitude mais de la durée des périodes de chaleur. C'est sur ce principe qu'est fondée la division en zones thermiques établie par Koppen [7] et reproduite dans la figure 52.
La zone tropicale est caractérisée par l'extension de la période chaude sur toute l'année : aucun mois ne descend au-dessous de 20°. L'oscillation insignifiante de la courbe montre cependant deux maxima correspondant aux passages du Soleil au zénith (Batavia, fig. 53). Ce double maximum, si faible qu'il soit, a cependant, comme nous le verrons plus loin, une réelle influence sur le régime de la pression athmosphérique et des précipitations.
Dans la zone subtropicale, un mois au moins et 8 mois au plus ont une moyenne inférieure à 20°. L'oscillation thermique est notable et ne présente qu'un maximum, où la chaleur est sensiblement plus forte que dans la première zone. L'abaissement de la température pendant