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Fig. 126. — Courbes des températures en profondeur dans les mers de l'insulinde. Exemple d'homothermie dans les mers bordières chaudes.
Les Mers de Vlnsulinde peuvent être prises comme exemple de mers bordières chaudes. Toutes sont ouvertes de deux ou trois côtés, en sorte que les marées y pénètrent par plusieurs portes; les anomalies qui en résultent commencent à
peine à être expliquées [17]. Les eaux de surface n'ont ni une température ni une salinité notablement plus élevées que les océans voisins; mais les couches profondes sont exceptionnellement chaudes. Les profondeurs marines sont assez bien connues pour permettre de vérifier la loi de
l'homothermie. La couche homotherme est déterminée par la hauteur des seuils. Dans la mer de Banda, la température est de 8°, 5 par 500 m. et à partir de 1 600 m. reste constamment à 3°, 3 jusqu'aux plus grandes profondeurs connues (6 500 m.). Les conditions sont à peu près les mêmes pour la mer de Célèbes (fig. 126); mais l'exemple le plus frappant est celui de la mer de Jolo où la température de 40° règne depuis 750 m. jusqu'à 4 600 m. Une couche homotherme de 3 000 m. d'épaisseur à la température de 10° représente une réserve de chaleur considérable.
C'est encore parmi les mers bordières asiatiques qu'on trouve les meilleurs exemples de mers froides. La mer du Japon doit à l'influence des moussons une salinité anormale (34 p. 100). Les variations de température à la surface y sont très fortes, mais il existe une couche homotherme à 0°7 à partir de 800 m.
Dans la mer d'Okotsk, la salinité à la surface est remarquablement faible (31 p. 1000); la congélation de la surface est fréquente; il y a inversion de