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B. LE LAC MARJELEN (OBERLAND BERNOIS

lac de barrage glaciaire. La vallée ou s'accumulenl les eaux est barrée par le glacier d'Aletscl dont le front de glace se résout en icebergs.

Planche III.

E. de Mahtonne. Géographie Physique

LES LACS

au moment des grandes crues. Telle est l'origine de la plupart des grandes nappes lacustres des plaines alluviales. Tous les lacs d'alluvions ainsi formés sont peu profonds et très instables. Leur alimentation n'a lieu que pendant les crues, et ils sont fréquemment à sec.

Fig. 141. — Type de lac de barrage volcanique. Extrait de la carte de l'État-Major au 1 : 80.000, feuille de Clermont.

La cheire, coulée de lave issue des Puys de Lassolas et de la Vache, a barré les vallées de la Randanne et de la Veyre, en formant dans celle-ci le lac d'Aydat.

Température des eaux lacustres. — L'étude physique des lacs comporte, comme pour les océans, l'examen de la répartition des températures, de la composition des eaux et de leurs mouvements. Le régime thermique des lacs diffère essentiellement de celui des mers, parce que la salinité de leurs eaux est généralement si faible qu'on peut la considérer comme nulle; les lacs salés seuls peuvent se rapprocher des conditions des océans, mais on manque de documents à leur égard, et d'ailleurs leur profondeur généralement très faible diminue l'intérêt que pourraient présenter ces recherches. La température des lacs, comme celle des océans, est due à l'échauffé-

ment que produit à la surface l'insolation. Elle doit donc diminuer en profondeur. Mais une grande perturbation résulte du fait que la densité maximum de l'eau douce est atteinte à 4°.

La tranquillité des eaux lacustres, qui ne connaissent pas les courants rapides et profonds des océans, permet une descente des couches plus denses et une montée des couches plus légères, d'où résulte une répartition anormale des températures. En été, le réchauffement reste limité aux couches superficielles, que leur légèreté empêche de s'enfoncer pour se mélanger avec les couches profondes. En hiver, au contraire, le refroidissement fait s'enfoncer les couches de surface

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