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ciens, les plis sont rarement rectilignes; ils sont généralement recourbés en forme d'arcs et dessinent des festons ou guirlandes avec une série de virgations et de resserrements. Parfois il y a même rebroussement brusque de la direction générale.

Les chaînes alpines européennes, et mieux encore les chaînes asiatiques qui leur font suite traduisent remarquablement par leur relief l'existence d'une série de festons ou de guirlandes de plis (cf. la fig. 276 au chap. vin).

Dômes et cuvettes. Aires de surélévation et d'ennoyage. — La

connaissance du groupement des faisceaux de plis ne suffit pas pour

Fig. 231.— Fragment de la carte structurale

du Jura dressée par le GaI de La Noë, communiquée par Emm. de Margerie.

Les courbes de niveau dont l'équidistance est de 100 m. représentent l'allure de la surface du Portlandien. — Remarquer la coïncidence fréquente des ensellements des anticlinaux avec les vallées transversales. — Il y a dans l'ensemble resserrement des plis à l'Est.

caractériser l'ensemble des conditions tectoniques. Il faut tenir compte de leurs irrégularités dans le sens vertical aussi bien que dans le sens horizontal, sous peine de méconnaître entièrement leurs rapports réels avec le relief du sol. Les cartes tectoniques ordinaires, représentant les plis par des traits correspondant à leurs axes, éveillent naturellement l'idée, tout à fait fausse, que les charnières

anticlinales et synclinales ne varient pas en altitude. Pour représenter exactement l'allure des plis, il faudrait figurer leur relief comme celui d'un accident orographique. C'est ce qu'on fait De Lapparent pour le pays de Bray. A Dollfus pour le Bassin parisien (voir chap. vu), le Gal de la Noë pour le Jura (fîg. 231), en établissant les courbes de niveau de la surface d'une couche géologique déterminée. On a donné le nom de surface structurale à la surface idéale ainsi reconstituée, telle qu'elle aurait été en l'absence de toute érosion [Gal de la Noë et Emm. de Margerie, 17].

Ces essais montrent que les axes anticlinaux s'élèvent et s'abaissent suivant une sorte de rythme irrégulier, comme s'ils étaient affectés par des plissements perpendiculaires à leur direction. Ce sont les ondulations transversales ou plis orthogonaux de Marcel Bertrand, dont l'importance capitale pour l'explication de la formation du réseau hydrographique sera montrée plus loin.

Les anticlinaux se relayant ainsi, le prolongement d'un axe anticlinal peut faire passer à un synclinal. La transition est marquée par un plongement des couches, qu'on qualifie de périclinal (v. pi. XVIII, A). Cette disposition se trahit souvent dans le relief par un coude des crêtes correspondant aux roches les plus dures, dont la tranche affleure suivant une ligne courbe. On peut ainsi reconnaître, même dans de vieilles montagnes arasées, comme la Bretagne ou les Appalaches, la trace d'ondulations transversales des plis (voir les cartes indiquées dans la Bibliographie, à la rubrique : Crêtes recourbées).

La longueur des plis peut être très réduite. Lorsqu'elle dépasse à peine la largeur, on est en présence de brachy anticlinaux ou plus simplement de dômes. Généralement les dômes sont associés à des synclinaux également peu allongés (brachy synclinaux, ou simplement cuvettes synclinales). La structure en dômes et cuvettes est caractéristique de certaines régions (Atlas tunisien; dans les Alpes : Diois, Alpes maritimes, etc.). Elle se reflète dans le relief de façon frappante (cf. plus loin p. 505-507).

Les ondulations transversales peuvent affecter tout un faisceau de nlis; elles déterminent ainsi des sortes de dômes complexes ou aires de surélévation et des cuvettes complexes ou aires d'affaissement. Les aires surélevées sont naturellement attaquées plus profondément par l'érosion; c'est ainsi que le faisceau amygdaloïdedesplisduPelvoux. étudié par Termier, a été décapé jusqu'au substratum cristallin (fig. 232). Ce qu'on a appelé dans les Alpes les massifs centraux résulte de cette disposition tectonique.

Érosion des Plissements

- CLUSE DK LA BORNE DANS UN ANTICLINAL URGONIEN. Remarquer la terminaison du j » 1 î avec plongeraient périclinal.

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