‹ Traité de géographie physiqueChapitre 14 sur 44 · XIV LEÇON FRANCE (HYDROGRAPHIE · texte numérisé non relu

XIV LEÇON FRANCE (HYDROGRAPHIE

Nous avons vu, dans la leçon précédente, ce qui est relatif à. l'orographie de la France. Dans celle-ci c'est son hydrographie que nous étudierons; j*entends par là, non Fénumération fastidieuse des fleuves et des rivières, mais l'examen des formes et de la disposition des vallées et leur explication, ainsi que celle des accidents qui s'y trouvent.

Toutes les vallées françaises, sauf une (je parle, bien entendu, des grandes vallées) sont des crevasses ouvertes entre les divers rayons de l'éventail français, c'est-à-dire des vallées angulaires divergentes comme les rayons de cet éventail lui-môme, et qui inclinent leurs pentes vers la périphérie. Ainsi la vallée de la Garonne se creuse entre le rayon pyrénéen et le rayon armoricain, la vallée de la Seine se creuse entre le rayon armoricain et le rayon lorrain, la vallée du Rhin alsacien entre le rayon vosgien et le rayon du Schwàrz-Wald, la vallée de l'Aar entre le rayon jurassique et le rayon alpin, la vallée du Pô, enfin, entre le rayon alpin et l'Apennin; et toutes ces vallées inclinent leurs pentes vers la périphérie du massif français. Seule la vallée du Rhône et de la Saône fait exception. Elle tourne ses pentes vers le centre du massif et, de plus, c'est une brèche ; c'est le prolongement de la brèche maritime qui s'ouvre entre l'Espagne et les Alpes, au milieu du massif français. Cette brèche, qui sépare et qui recoupe le massif occidental de l'Europe par le milieu et le divise en deux blocs distincts, en deux faisceaux de chaînes opposés par le sommet, est de beaucoup l'accident le plus considérable du

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