‹ Traité de géographie physiqueChapitre 31 sur 44 · I. - DES THÉORIES GÉOLOGIQUES · texte numérisé non relu

I. - DES THÉORIES GÉOLOGIQUES

Npus en avons fini, cher lecteur, avec les analyses géographiques. Nous sommes comme l'historien qui s'apprête à conclure après avoir lu et compulsé les documents authentiques de son histoire et après les avoir résumés. Nos documents à nous sont les cartes géographiques et topographiques. Nous les avons lus et traduits. Ces lectures et ces traductions ont fait Tobjet des deux premiers livres de cet ouvrage. Dans le troisième et dernier livre, que voici, nous présenterons les conclusions.

Parmi ces conclusions, il en est une qui, dès les premières leçons, s'est dégagée, que lessuivantes ont confirmée et qui, après la toute dernière, relative aux accidents topographiques des environs de Paris, devient encore plus manifeste, si possible.

Cette conclusion, la voici : les formes géographiques ou topographiques résultent d'actions violentes, de batailles véritables, auxquelles les continents, les massifs, les montagnes et les collines elles-mêmes ont pris part. Toute la surface de la terre n'est qu'une immense arène, théâtre, non pas d'une seule, mais d'un nombre inconnu de rencontres gigantesques et titanesques. Les fragments de Técorce terrestre, poussés les uns contre les autres, se sont choqués et pénétrés. Et dans ces chocs et ces pénétrations, leurs traits principaux ont été sculptés. Même les traits secon-

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daires qu'on peut, avec raison, attribuer à d'autres causes, telles que les érosions des eaux pluviales ou fluviales, ou les affouillements des glaciers, ou les ablations des vents, ou Faction dissolvante du temps, ou le travail de Thomme lui-même, tous ces traits, dis-je, résultent indirectement, eux aussi, de ces chocs et de ces pénétrations mécaniques ; car ces chocs et ces pénétration^ ont eu pour efl'ets de déliter les roches, de fragmenter et de pulvériser Técorce terrestre, et de rendre possible, et même facile, Faction ultérieure des eaux et des autres causes similaires, qui ont agi ensuite sur cette écbrce ainsi divisée et afTaiblie. Sans cela, il est bien à croire que ni rhomme,ni les vents, ni les eaux, ni les glaces, n'auraient eu grande prise sur les granités. De plus, un autre effet de ces oscillations et de ces chocs des masses continentales a été de projeter les eaux des mers sur les continents, ou tout au moins sur leurs bords. Ces mers sorties de leurs lits, en trombes d'une irrésistible puissance, ont parcouru le sol et charrié au loin les débris des roches triturées d'avance par les actions mécaniques. Ainsi les chocs de puissantes masses d'eau ont succédé immédiatement aux chocs plus rudes des masses rocheuses et ont complété leurs effets. Voilà ce qu'on peut dire de tous les traits du relief en général, et ce qui justifie à la fois les dires des partisans des actions mécaniques violentes, et ceux des partisans des actions lentes et séculaires des agents atmosphériques. 11 est à peine besoin d'ajouter que ces chocs et ces oscillations des fragments de l'écorce terrestre, qui ont produit le gros œuvre du relief terrestre, ne sont que la traduction et la répercussion à la surface de la terre des mouvements qui agitent les couches liquides, en fusion, qui composent son noyau interne» ce qu'on appelle l'océan igné, sous-jacent à l'écorce de notre globe. Ainsi donc l'analyse des cartes apporte une confirmation nouvelle à l'hypothèse de la fluidité du noyau interne de la terre, hypothèse audacieuse et admirable due, je crois, à Descartes, reprise au siècle dernier par Buffon et admise aujourd'hui par la plupart de nos géologues. Presque tous admettent que notre globe est un globe de métaux et de roches en fusion recouvert d'une mince pellicule consolidée. Tous aussi admettent qu'à l'origine cette pellicule a dû, pour se former, commencer par se prendre çà et là en amas de scories flottantes, séparées des autres amas semblables par des intervalles plus ou moins grands et libres de matière solide, intervalles dans lesquels oscillaient ces amas; or, en oscillant et flottant de la sorte, ils se heurtaient et se façonnaient les uns les

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autres, comme les fragments d'une banquise maritime ou fluviale. Ainsi donc l'analyse des caries n'apporle aux vues de nos géologues qu'une bien légère modification, ou plutôt qu'une simple addition qui ne doit pas beaucoup les surprendre, ni surtout les désoler : c'est que les va-et-vient des fragments de Técorce primitive n'ont point cessé, comme ils le supposaient, dans le courant de Tâge stellairc de notre planète, mais qu'ils ont continué, tout en se ralentissant et en diminuant d'amplitude, à travers les âges primaire, secondaire, tertiaire et quaternaire, jusqu'à l'époque actuelle, et qu'ils se continuent peut-être encore à notre époque même, mais avec une lenteur extrême. En vérité, il n'y a rien là de surprenant. C'est même, on peut le dire, une chose des plus naturelles.

Mais, dira-t-on, les conséquences de cette chose sont surprenantes. C'est possible. Mais puisqu'elles sont dûment établies par les cartes, il faut bien les admettre. Du reste, aucune de ces conséquences ne paraîtra fâcheuse, si l'on veut bien les soumettre à l'examen, et plusieurs même pourront paraître avantageuses.

Ainsi, tandis que nos géologues cherchaient en vain les causes qui ont pu produire des ruptures dans l'écorce terrestre une fois formée, et des épanchements des couches intérieures liquides sur la surface solide, ces causes maintenant apparaissent : ce sont les oscillations des fragments de la banquise terrestre, oscillalions très amples au début, et par conséquent très capables de rompre de nouveau une écorce naissante et non encore consolidée.

On voit aussi les causes des éruptions volcaniques actuelles, ainsi que celles des tremblements de terre : ce sont ces mêmes oscillations ralenties, en raison même de la consolidation de l'écorce.

Vous voyez aussi la raison de toutes les fractures du sol, des innombrables failles ou faillules qui le subdivisent et le débitent en minces couches rocheuses qui, en jouant et glissant les unes contre les autres, ont produit les aspérités du relief. Un géologue français, le regretté Daubrée, a démontré, par des expériences aussi simples que probantes, que ces failles ou faillules sont d'origine mécanique ; il les a, faute de mieux, attribuées aux poussées qui résultent de la contraction lente de l'écorce terrestre. Mais des chocs résultant de larges oscillations, d'alléep et venues très amples, imprimant aux fragments de l'écorce terrestre une vitesse et un élan énormes, en rendent encore mieux compte.

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Enfin, Ton voit les causes qui ont façonné les continents euxmêmes et creusé les bassins maritimes ou océaniques qui les séparent.

Ceux-ci sont les espaces où les va-et-vient des continents s'effectuaient jadis librement. Ce sont les parties minces, affaiblies de Técorce. Et les continents sont les parties denses, épaisses, surélevées par le martelage, renforcées de toute la matière qui manque aux autres parties.

Les continents se sont faits les uns les autres, absolument comme les hommes se façonnent et s'éduquent mutuellement. Leurs contours ont été ciselés et martelés par les coups de ciseau et de marteau qu'ils ont reçus des continents voisins. Chacun d'eux a creusé autour de lui les bassins maritimes qui Tisolent de ses voisins, comme un homme vigoureux avance et se fait place dans une foule en jouant des coudes. Tout cela se conçoit, et un enfant même le comprendrait âans peine. Mais ce ne sont pas seulement de vagues analogies que nous invoquons ici : c'est le témoignage des cartes, ce sont les faits qu'elles mettent en évidence.

Nos géologues professent, il est vrai, d'autres vues. Ils disent que Técorce terrestre s'est effondrée sur place, aux emplacements qu'occupent les mers et les océans. C'est ce qu'ils devaient dire, en effet, étant donnée leur créance à l'immobilité du sol, créance qui est leur point de départ. Mais cette hypothèse ne rend nullement compte des formes des continents ni des contours des bassins maritimes. Les cartes expliquent ces formes, ces contours. Elles suppriment les hypothèses et les remplacent par des certitudes.

Autre question : d'où viennent les sédiments, ces couches de limons, tantôt meubles, tantôt stratifiés et durcis, qui recouvrent les fonds des vallées ou qui tapissent les flancs des chaînes de montagnes ?

Pour nos savants, ces couches ont été déposées, dans les bassins où on les trouve, par les mers qui jadis recouvraient ces bassins et qui les occupaient à demeure. Par précipitation, à un moment donné, pour un motif qu'on ignore, les matériaux que ces mers tenaient en suspension ou en dissolution se sont déposés sur place et ont formé des couches horizontales. Des actions ultérieures ont ensuite dérangé ces couches et leur ont fait perdre leur horizontalité.

C'est bien ce qu'ils devaient dire, du moment que la justesse

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de leur hypothèse première sur la stabilité du sol leur paraissait indubitable.

C'est surtout dans le voisinage des chaînes, disent-ils, que les dérangements s observent.; et un examen attentif permet môme de reconnaître qu'il y a eu autour de chaque chaîne plusieurs redressements successifs. On ne saurait douter pour ce motif, ajoutent-ils, que les chaînes ne se soient soulevées par à-coups redressant à chaque fois un peu plus les couches de sédiments qui prennent appui sur elles et perçant môme certaines d'entre elles, y pratiquant de longues boutonnières par où surgissent leurs cimes granitiques ou cristallines. Telle est, en peu de mots, la théorie d'Elie de Beaumont.

On n'admet plus aujourd'hui nulle part, je crois, les autres développements qu'Elie de Beaumont et ses disciples donnèrent jadis à cette théorie. Personne ne croit plus au système pentagonal, ni au parallélisme des chaînes contemporaines, c'est-àdire soulevées au même moment. Je passe donc ces développements sous silence. Mais on admet encore l'idée fondamentale du système, à savoir que les couches sédimentaires ont été redressées par les soulèvements des chaînes, et que jadis ces couches étaient horizontales.

Et, en effet, il faut bien l'admettre, cette thèse, du- moment qu'on admet que Técorce terrestre est fixe et immobile en chaque lieu et qu'elle peut seulement se soulever ou s'abaisser sur place en ce lieu.

Mais, dans un même bassin, comme le bassin parisien, on trouve des couches de grès, d'oolithe, de calcaire, de craie, de sable, de pierre meulière superposées. Voilà donc une mer, la mer qui recouvrait le bassin parisien, qui a tour à tour déposé autant de substances, sans qu'on sache le pourquoi ! Mais, ditesmoi, comment cette mer eût-elle pu déposer une seule de ces substances? Et les fossiles, qu'est-ce? Comment expliquez-vous que tous ces êtres se soient conservés au sein des couches par millions et milliards? S'ils sont morts de leur belle mort, c'est-àdire de leur mort naturelle, s'ils ont été ensevelis peu à peu dans les limons marins ou terrestres, comment ont-ils pu échapper à la loi de destruction commune à toutes les enveloppes charnelles des êtres morts? Autant de questions qu'on élude, mais qui ne s'en dressent pas moins menaçantes.

Et qu'on ne nous reproche pas de les soulever, ces questions ! Nous avons non seulement le droit, nous, géographes, mais le

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devoir de les soulever, de môme que vous, géologues, avez le devoir d'y répondre. N'avez-vous pas vous-même proclamé le droit de tous au libre examen, lorsqu'il s'agissait de renverser les traditions bibliques sur la création, le déluge, ou les théories erronées de vos prédécesseurs sur les mêmes sujets ? Maintenant, il vous appartient de nous instruire à votre tour, de nous dire comment vous concevez que les choses aient pu se passer aux époques primaire, secondaire, tertiaire, quaternaire, pour produire ces entassements de couches de limons ou de roches stratifiées ; comment des mers tranquilles ont pu déposer ces strates et ces limons, comment des êtres innombrables ont pu s'y trouver ensevelis et conservés pour toujours. Nous avons beau ouvrir et consulter vos livres : à ces questions pourtant fondamentales nous ne trouvons nulle réponse, nul éclaircissement, mais seulement des classifications de roches et de fossiles qui nous intéressent vivement, mais nous laissent dans l'indécision. Voilà dix ans, vingt ans que nous sommes réduits à vous importuner de ces questions et vous vous taisez.

Eh bien! nous, géographes, essayons d'y répondre. Ce sont les chocs ou les oscillations violentes des continents qui ont produit ces couches de sédiments. D'abord, ces mouvements en ont préparé les matériaux en pulvérisant des masses de roches enlevées soit aux bords des continents, soit aux lits des océans, et en les brassant avec les eaux des mers dans les bassins océaniques. C*est ainsi que nos maçons préparent leur mortier, avant de s'en servir.

Ensuite ces mêmes mouvemenis ont étalé ces matériaux sur les bords et sur l'intérieur des continents. Partie s'est étalée librement, portée par les flots océaniques à des distances immenses de son point de départ, répandue sur tout l'intérieur des continents, mais entassée principalement sur leurs bords ; partie a été truellée par des truelles puissantes, les mêmes précisément qui avaient brassé les sédiments dans les cavités océaniques, et les mêmes qui avaient creusé précédemment les cavités où ensuite ces sédiments devaient être truelles.

Ces truelles, mon lecteur le sait, sont les éperons qui arment les continents. Chaque continent en a trois, au moins, car tous nos continents sont des blocs triangulaires. Mais chacun de ces blocs se subdivise lui-même en blocs secondaires, et ainsi il y a une infinité d'éperons ou de truelles de dimensions variables, qui ont travaillé simultanément sur la surface de la terre. Les

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plus grands de ces instruments ont fait le gros œuvre. Les plus petits ont fait dans leur rayon d'action ce que les grands faisaient de leur côté sur des théâtres plus vastes. Tous ces éperons, d abord longs, puissants et aigus, ont agi dans le principe comme des outils contondants, comme des pics ou des pioches, et c'est alors qu'ils ont creusé des cavités devant eux. Puis ils se sont émoussés et ils ont agi comme des truelles, passant et repassant dans les cavités cju'ils avaient creusées, y refoulant des limons, les étalant par couches régulières et superposées, réparant, en un mot, le dommage qu'ils avaient fait, rendant aux continents autant ou à peu près qu'ils leur avaient enlevé, mais le rendant sous une autre forme, et d'une terre montagneuse, stérile et âpre faisant une terre unie, habitable et féconde. Tel est, suivant .toute apparence, le mécanisme de la formation des sédiments. Du naoins, ce sont les cartes qui nous l'apprennent, et non seulement les cartes géographiques, mais encore les cartes géologiques, comme nous le verrons tout à l'heure.

11 y a, comme vous le voyez, une très grande différence entre les sédiments ainsi truelles et les sédiments libres : les uns §ont stratifiés et transformés en roches, les autres restent à l'état de dépôts meubles.

Les pressions formidables subies par les premiers les ont transformés en roches presque aussi dures que celles du sous-sol primitif, et la chaleur développée par ces actions mécaniques puissantes les a, dans bien des cas, métamorphisés, c'est-à-dire portés à une haute température qui a fondu et durci encore leurs éléments. Le marbre n'est pas autre chose que de la craie métamorphisée.

Quant aux sédiments libres, ils restent meubles, sans compacité ni cohésion. Ce sont des limons entassés dans les fonds naturels par couches d'une épaisseur souvent énorme (terre jaune de Chine, limons de la Métidja, de la Medjerda, etc.).

Une autre différence, c'est que les premiers, .les sédiments stratifiés, ne sont point horizontaux, tandis que les seconds, les sédiments meubles, le sont.

Les sédiments truelles participent de l'inclinaison du bassin dans lequel ils ont été truelles. Les dépôts meubles que l'eau des mers tenait en suspension, s'étant déposés par ordre de densité dans les fonds où les eaux ont séjourné, sont horizontaux.

J'ai déjà plusieurs fois appelé laltention de mon lecteur sur ce fait que les grands bassins fluviaux du Mississipi, de l'Amazone,

du VoJga, du Danube, dé la Garonne, de la Seine, etc., ayant été creusés par des éperons puissants, qui ont pénétré dans ces bassins suivant une pente déterminée, suivant un certain angle h l'horizon, et s'en sont retirés en glissant sur cette pente, sont nécessairement eux-mêmes inclinés vers le point d'entrée ou de sortie de l'outil. Il en est de môme des couches de sédiment truellées par ces mêmes outils dans l'intérieur des bassins fluviaux. Toutes s'inclinent uniformément vers un même point de l'horizon, et les eaux glissent en conséquence sur la surface de ces couches^ et se rendent à la mer sans arrêt, sans stagnation, sauf dans certains cas exceptionnels.

Cette singulière propriété des bassins fluviaux, cette inclinaison constante de leurs pentes, depuis les chaînes qui les circonscrivent jusqu'à leur débouché dans la mer, cette chose qui nous . parait si simple et qui est pourtant si curieuse, demandait une explication. Cette explication, la voilà : les socs qui ont creusé les bassins de nos fleuves ont disposé leurs pentes dans un sens uniforme. Leurs coups ont porté de bas en haut suivant un plaa légèrement incliné à l'horizon. Et, en se retirant, ces socs ont ménagé l'issue par où les eaux s'écoulent aujourd'hui dans la mer.

Les couches sédimentaires qui tapissent les vallées ou les flancs des chaînes n'ont nullement été horizontales dans le principe, puis redressées par ces chaînes elles-mêmes. Non : ces couches ont été plaquées contre les flancs des chaînes et truellées dans les bassins avec une pente et sous une inclinaison déterminée. Mais cette pente a pu être ensuite, efi'ectivement, dérangée et accentuée plus ou moins par les coups suivants de la truelle, ou même elle a pu être renversée et changée de sens. A Torifice de la plupart des bassins, les pentes sont renversées, parce que l'outil percuteur, cessant de pénétrer dans le bassin, mais arrivant seulement jusqu'à l'entrée, en a relevé le bord en un ourlet littoral. Tous ces faits, d'une simplicité extrême, méritent à peine qu'on s'y arrête.

Ainsi l'on ne nous parlera plus, j'espère, de toutes ces boutonnières ouvertes par les Alpes ou par l'Himalaya, ou par les Andes à travers les couches de sédiment qui les recouvrent. Et l'on ne pourra plus nous dire que les Alpes, l'Himalaya ou les Andes^ en un mot les chaînes les plus puissantes de la terre sont les plus jeunes de toutes : proposition bien étrange, à laquelle on était conduit par ce fait que l'on trouve sur les flancs de ces chaînes

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