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ROCHES CORALLIENNES

25 Bermudes, soulevés de près de 80 mètres. L'ile Metia se termine vers la mer r de hautes falaises verticales, entaillées dans un calcaire blanc compact, ïssant à peine deviner son origine corallienne. De véritables cavernes s'y renntrent, avec des incrustations stalagmitiqnes. Dans une des cavernes d'Àtiu, a pu cheminer pendant deux heures sans en trouver la fin (1) ; le calcaire n'ofpas la moindre trace de texture celluleuse. Des cavités semblables existent Bermudes. Ces cavernes peuvent avoir été agrandies par le travail des eaux, ais il semble raisonnable de penser que la plupart correspondent à des arides originels du récif, ou tout au moins a un défaut d'homogénéité qui n'a rien de surprenant dans une construction de ce genre.

En tout cas, ce qui a été unanimement reconnu par les observateurs, c'est que la roche de ces anciens récifs ne le cède, en compacité, à aucun des calcaires du terrain secondaire. La seule différence tranchée qu'elle présente avec ces derniers consiste dans le peu d'étendue horizontale des calcaires coralliens de l*époque actuelle, par opposition aux grandes surfaces que recouvrent, par ^temple, les oolithes du terrain jurassique. Cela prouve que le type des anciennes constructions coralliennes ne doit être cherché ni parmi les atolls, ni même parmi la plupart des barrières actuelles de récifs, où la puissance des vagues i excelle à édifier des remparts étroits, tandis que les courants maintiennent les

I lagunes et les canaux intérieurs dans des conditions généralement impropres à

■ la production de larges plates-formes. Sans doute les mers secondaires étaient

K beaucoup moins agitées que le Pacifique et offraient des bas-fonds étendus, que

M les courants ne balayaient pas. Ainsi pouvaient se développer des récifs large-

m ment étalés, peut-être à la manière de celui des Abrolhos, sur la côte brésilienne.

*. (l)Danat0/>. cit., p. 194.

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