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CHAPITRE I

SOIFATARES ET GtfSEBS

lOLFiTlREl

Pk*M MlfatmrteMe du volcanisme. — Si les phénomènes volcaniques sont, V"T eicellence, la manifestation extérieure des forces qui s'agitent dans les profondeurs du globe, il s'en faut de beaucoup que l'énergie intérieure soit épuisée W h projection des débris et l'émission des laves. Longtemps après ses paroxysmes' un volcan devenu impuissant à les renouveler laisse encore échapper, par 53 bouche ou dans son voisinage, des gaz, des vapeurs ou des eaux chaudes, "'élude de ces émanations fst d'autant plus intéressante, qu'elle confirme d'une """Jère remarquable l'ordre établi pour la succession des fumerolles sur les ^ehes d'émission.

''Dus avons vu qu'après les chlorures alcalins et l'acide chlorhydriquc, qui

qclérisent les fumerolles les plus chaudes et les plus voisines du centre érup- ' ■ 'a tissure dégageait surtout de la vapeur d'eau et des gaz sulfureux, auxquels ^*dent, à une distance eacore plus grande, des émanations d'acide carbonique

1 hydrocarbures et nous savons que cette succession, régulière dans l'espace, *Ussi dans le temps, c'est-à-dire que les fumerolles chaudes se transforment

* peu en dégagements sulfureux, et ceux-ci en émanations carboniques.

Or partout où l'activité paroxysmale d une bouche volcanique a cessé, on observe, soit des dégagements de vapeurs sulfureuses ou des sources bouillantes, soit des émanations à température sensiblement plus basse, chargées de gaz carbonés. Les premières constituent l'ensemble des Solfatares et des Geysers; tandis que les dégagements de la seconde catégorie forment une série continue, depuis les soufflards, qui les rattachent à la classe précédente, jusqu'aux mofettes, dernier signe d'une activité depuis longtemps affaiblie, comme celle des volcans d'Auvergne.

C'est pourquoi, après avoir étudié ce qui constitue la phase active du volcanisme, il convient de porter notre attention sur cette phase solfatarienne que tous les volcans semblent destinés à traverser avant d'arriver par une dernière étape, celle des dégagements carboniques, à la période d'épuisement complet.

Solfatares italienne». — Une solfatare ou soufrière est un volcan qui a cessé de donner issue à des laves et dont la bouche émet constamment des vapeurs parmi lesquelles l'acide sulfureux se révèle de loin à son odeur.

Le type de ces émissions se trouve dans la solfatare de Pouzzoles, près de Naples, au milieu des Champs Phlégréens. C'est un ancien cône volcanique, mesurant un kilomètre dans son grand axe et qui, depuis sa dernière éruption, survenue en 1198, ne cesse d'émettre, avec un bruit qui s'entend à plusieurs centaines de mètres de distance, une grande quantité de vapeur d'eau mélangée d'hydrogène sulfuré. Ce gaz se décompose en abandonnant du soufre natif, et les produits sulfureux, s'oxydant à l'air, ont altéré profondément la roche trachytique du cratère en y formant des Incrustations de gypse et d'alun. La vapeur chaude qui s'échappe de la solfatare est utilisée industriellement. Dans la grotte du soufre, dépendance de la solfatare, M. Gorceix (1) a reconnu en 1869 la présence de l'hydrogène libre. Du reste, la composition des gaz dégagés varie avec le temps et c'est ainsi que l'hydrogène sulfuré, qui en 1865 avait disparu de la grotte, y était revenu en 1869. On a cru remarquer que l'activité de la solfatare alternait, en quelque sorte, avec celle du Vésuve.

Une autre solfatare remarquable est celle de Yulcano, dans les îles Lipari. Depuis 1786, date de sa dernière grande éruption, ce volcan a été réduit à la condition de solfatare, d'où il n'est sorti que de 1873 à 1874, pour rejeter pendant quelque temps des pierres et des cendres. Les vapeurs s'échappent en tourbillons de son cratère, qui a deux kilomètres de circonférence et dont les parois son! colorées en rouge et en jaune par toutes sortes de produits chimiques où dominent le soufre, l'acide borique et l'alun. Comme à Pouzzoles, l'industrie » réussi à tirer parti de ces émissions naturelles, dont la température dépits parfois 560 degrés.

Solfatare» du Chili. — Les solfatares abondent auChili, où, sur plus de trerm^-' volcans existant dans la contrée, quatre ou cinq seulement sont encore en ao' vite. Ces solfatares affectent fine disposition particulière* signalée par M.

(i) Comptes rendus, LXXV, p. 154.

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