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RÉSULTATS DES ETUDES MICROSCOPIQUES. S

sous la- forme cristalline et ceux qu'on a nommés cotkUdet parce qu'ils conservent-toujours l'état amorphe.

On donne quelquefois 1g nom du dévitrification au phénomène par suite duquel des cristallites apparaissent dans' une massé vitreuse. Tantôt la pâte est par- |emèe de granulations, tantôt (fig. 115) elle laisse apercevoir une foule d'aiguilles ramifiées, aux formes dendritiquës, comme celles que le refroidissement fait quelquefois naître dans le verre après sa coulée. Ce nom de dêvitriGcatioii peut être accepté pourvu qu'il ne préjuge rien quant à l'époque où s'est accompli le phénomène qui, le plus souvent, a dû être immédiatement contemporain de la solidification de la pille.

■leroilthcK. — Outre les cristallites, qui ne sont encore que des essais de crittaux, le microscope montre dans les roches de nombreux microlithes, c'està-dire des cristaux microscopiques, mais déjà spécifiés et dont la détermination est parfois possible d'après leur forme et leurs caractères optiques. Quelquefois un cristal de dimensions notables se montre entièrement constitué d'un agrégat de microlilltes, comme lu cristal d'hornblende de la ligure Ho. D'autres fois

tes microlithes demeurent isolés dans la pale, mais Us y prennent un alignement sous forme de traînées qui ont le grand avantage de mettre en évidence les fnou- "Vemenis intérieurs que ta roche a subis après un premier commencement de consolidation. Ainsi, dans la ligure 117, on voit, dans une pâte vitreuse de pechstein, des traînées de microlithes accusant une texture d'écoulement orientée et contournant de gros cristaux, solidifiés avant le reste de la masse.

InelaaloBs *ltr *■»•:» et (airmn, — Mais le phénomène le plus remarquable et peut-être aussi le plus instructif parmi ceux à la connaissance desquels le microscope nous conduit est celui des incluslow, c'est-à-dire des parcelles de matières étrangères qui demeurent enclavées dans des cristaux bien définis* apportant bien souvent lu témoignage des conditions au milieu desquelles la cristallisation s'est effectuée. On en distingue de plusieurs sortes, suivant qu'elles wnt vitreuses, gazeuses ou liquides, sans parler des Inclusions solides formées par la pénétration mutuelle de cristaux d'espèces diverses.

Les inclusions vitreuses (fig. 118) sont les restes de la matière amorphe au milieu de laquelle les cristaux ont pris naissance ; elles sont nécessairement isotropes, c'est-à-dire sans action sur la lumière polarisée. Leur coloration, plus vive dans les roches modernes que dans les roches anciennes, est celle de la pâte vitreuse ei*tourant les grands cristaux (quand cette pâte ne fait pas défaut); elle est généralement brune, violacée ou rougeâtre, tandis que les inclusions liquides sont incolores. Fig. H8. — inciusionTvi- ^omme H y a d'ordinaire une grande différence entre tueuses (d'après zirkei). l'indice de réfraction du cristal et celui de l'inclusion,

les contours de cette dernière sont nets et sans pénombre. Les bulles qu'elle peut contenir et qui ont évidemment été produites par des gaz entraînés avec la pâte vitreuse sont immobiles et à contours fortement ombrés.

Quelquefois les inclusions vitreuses, au lieu d'être arrondies, occupent une cavité à contours polyédriques; mais on les distingue aisément des microlithes qui pouvaient être enclavés dans le cristal, parce que la forme polyédrique est celle qui convient au corps enveloppant, au sein duquel elle forme ce qu'on appelle un cristal négatif, tandis que le contour des vrais microlithes eu est tout à fait indépendant. D'ailleurs, la coloration brunâtre avertit, en général, de la nature de l'inclusion, sans parler de l'examen optique qui, en pareil cas, est décisif.

11 arrive souvent, par exemple dans les laves modernes, que la matière amorphe a subi un commencement d'individualisation ; alors il s'y développe (fig. 119) des cristallites de couleur plus foncée. Ces cristallites sont ordinairement plus abondants au centre de l'inclusion, dont le bord apparaît comme un liséré limpide, et autour des bulles, quand il en existe (1). Les inclusions gazeuses, le plus souvent arron-

Fig. iÎTl Inclusions vitreuse par- dieS' I)eUVellt aUSsi 0CCUPer Un Cristal né&atif ;

tieiiement individualisées (d'après leur contour est limité par une large bande

noire, à cause de la différence de réfrangibililé entre le gaz de l'inclusion et la matière qui l'environne et des réflexions totales qui en sont la conséquence. Leur distribution dans un cristal est tantôt ir régulière et tantôt concentrique aux zones d'accroissement.

Le gaz qui s'y trouve renfermé, la plupart du temps sous faible pression, consiste en général en azote avec traces d'oxygène et d'acide carbonique ; quand la pression est un peu élevée, on observe ordinairement de l'acide carbonique, de l'hydrogène et des carbures d'hydrogène.

Inclurions liquides. — Les inclusions liquides peuvent avoir des formes,

(I) Fouquu cl Alichcl-Lévy, Minera loyic nuaoyiaplmjue, p. i 13.

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