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ROUES ACIDES ANCIENNES. VU

parfois avec petits cristaux rectangulaires, nageant dans un liquide incolore (Croehat près de Limogea, Rothau).

L'orthose des porphyres granitoïdes A feldspath dominant, comme celui ' de SalnUIust (Loire), renferme de très petites inclusions liquides à bulles mobiles, à cote de nombreuses vacuoles sans liquide.

A ht m âme catégorie appartiennent vraisemblablement les beaux porphyres de l'ranal, près de Pontgibaud et de Four-la-Brouque, avec grands cristaux de pinile cl oithoae en mâcles deCarlsbad. ■■ ■■ •■ -'

H. Rosenbusch a décrit les porphyres granitoïdes, spécialement ceux des Vosges, sous le titre de microgranitet {i).

a* CruopfaTr*. —Nous donnerons, avec M. Vogelsang,- le nom de Granapliyn» aux porphyres quarusiféres dont la pâte ae montre nettement micrngrani tique sous le microscope. Leurs éléments sont: ...

I. Feldspath en grands cristaux de couleur claire, quarts en gros grains, souvent bipyramidès, à poinlements arrondis, chlorite, amphibole,

II. Paie abondante en petits éléments de quart! récent ayant l*> plus souvent la texture gramilitique.

Les produits d'oxydation du fer existent en grand nombre dans la pâte, A laquelle ils donnent une couleur tantôt verte, tantôt brun rouge.

■Ce, qui caractérise beaucoup de gianophyres, c'est la tendance du quart* delà pâte k se concentrer dans le voisinage des cristaux anciens en honpptë ou en <i«réolet, parfois globuli formes, et dans lesquelles ce quarts prend une orientation unique. Il en résulte que, sous les niçois croisés, ces auréoles s'éteignent en une seule fois. Ainsi la figure 129 représente, d'après M. Michel-Lévy (2), un porphyre rose de Valgana, dans lequel des cristaux anciens I, 2, 3, sont entourés d'auréoles, tandis qu'une houppe globuleuse est acculée au cristal 4. Chacune de ces auréoles a son orientation à elle, mais constante, et on observe assez fréquemment que; lorsqu'elle entoure un cristal de quartz, elle s'éteint en même temps que lui, ce qui prouve que ce

cristal a infini; sur l'orientation optique de la «évita. - *»tw« * «mi

... . „ , , , din» le porphyre ro»e de Yelgini (d'iprf*

pâte dans son voisinage. Il est probable que a. meiiel-un}- Grognement, sodiim*les auréoles sont formées par un mélange in- nt^SST^*^ Ct*%2t£!. lime de feldspath et de fines traînées de quartz; "i"**-

qui ne seraient visibles qu'à de 1res forts grossissements, mais où le quartz s'est néanmoins orienté comme dans une micrvpegmtttite, ioat cette disposition n'est en réalité qu'une dégénérescence. Les globules ou auréoles' à extindthn

572 COMPOSITION DE LlfcORCE TERRESTRE.

! totale, comme les a nommés M. Michel-Lévy, seront donc à nos yeux caracféris-

J tiques de la plupart des granophyres.

, Cette classe comprend beaucoup de porphyres bruns et rouges du Morvan' el

! de la Loire, ainsi que ïe beau porphyre truite de Sillé-le-Guillaume et celui

d'Altenberg en Saxe.

4° Porphyroïdes. — Il nous parait nécessaire de mentionner, à la suite des granophyres, les remarquables roches porphyriques qui ont été désignées sous le nom de Porphyroïdes (1) et qui forment des intercalations, d apparence stratiforme, dans les terrains anciens de l'Ardenne, du Taunus et de quelques autres régions. II est vrai que plusieurs auteurs refusent de leur attribuer une origine interne et inclinent à les considérer comme le produit d'une cristallisation spéciale, opérée au sein de la mer où se déposaient les sédiments encaissants. Mais cette opinion est discutée et au point de vue de la composition et de la texture, il n'y a pas de doute que la plupart des porphyroïdes n'appartiennent à la classe des granophyres, dont elles ne différent que par une tendance à l'orientation d'une phyllite disséminée dans la masse et qui leur donne, sous le microscope, l'apparence d'un gneiss.

Le type le plus franc des porphyroïdes est ÏHyalophyre de Dumont, qui affleure àMairus, dans la vallée de la Meuse, prés de Laifour. Dans une pâte bleuâtre foncée s'aperçoivent des cristaux de quartz hyalin, dont la coloration bleue disparaît sous l'action de la chaleur et de très gros cristaux de feldspath, atteignant jusqu'à 10 centimètres; ces cristaux sont constitués par un noyau d'orthose, entouré d'une auréole d'oligoclase à surfaces arrondies. La pâte contient du mica biotite, assez bien aligné, de la chlorite, du mica nacré, du calcaire spafhique, de la pyrrhotine et de nombreux cubes de pyrite; les traînées de mica paraissent contourner les gros cristaux de feldspath. La roche contient 73, 62 % de silice et 6 % d'alcalis. Comme les gros cristaux et la pâte offrent plus d'un indice de dislocations survenues après la consolidation, il nous semble admissible que les porphyroïdes soient des filons couches d'un granophyre, où le rubanement de la pâte aurait été déterminé par les circonstances mêmes de l'injection entre les lits des assises stratifiées encaissantes.

B. TYPE ThXCllYTOÏDE Mode »»bérol Unique. — 4° Porphyre globulaire. — H existe toute une

classe de porphyres quartziféres, à grain assez fin pour avoir mérité le nom d'Eurites, où la texture vitreuse commence à se superposer à la texture cristalline. Cette apparition du type mixte ou trachytoïde se fait par l'isolement, au milieu de la pâte, de sphérolithes à croix noire (2), offrant la double structure

(\) Voir Loasen, Zeitêchri/1 der deuttehen geot. Getelltchaft , XXI, p. 281, et de Lavallée Poussin et Renard, Mémoire *ur tet roches plutoniennct de In lie laïque et de l'Ardenne fratiraitc, Bruxelles, 4876.

(2) Voir plus haut, p. fî58.

ROCHES ACIDES AHUENNKS. »5

layuunée et concentrique. Ces globules paraissent constitués par du quartz et de la calcédoine et leur noyau est pointillé de 1er peroxyde. Il existe d'ailleurs dans la pâle, en dehors des sphérolithes, une notable proportion de malien: amorphe, demeurant éteinte, sous les niçois croisés, dans toutes les positions des plaques et offrant parfois des indices marqués de flutdalité.

Les cristaux anciens sont formés de quartz, de feldspath et de pinite ou cordiérite.

lie bons types de cette variété se rencontrent à Sincey, a La Selle, près d'Àutun et à Bourganeuf. La plupart des (imites sout globuleuses à l'œil nu, surtout quand on observe des faces polies et leur couleur est ordinairement rougeélre, quelquefois gris clair.

La figure 150 représente, d'après H. Michel -Le. vy, l'aspect de la pflte de l'curilc de Sainlc-Magnance (Yonne), vue sous les niçois croisés. La partie couverte de hachures correspond a une inr tercalation de pinite.

C'est dans celte classe, ou peut-être sur la limite qui, la sépare des granophyre*, qu'on doit ranger le remarquable porphyre d'Elfdalen eu Suède, qui ne contient pas de quartz visible à l'œil nu, malgré une teneur en silice, de près de hj.iïo. -tin «pMmiiUii- 77 «/,. Ce porphyre renferme des cristaux incolores de ^n,nrè'"d'iprti »."■> feldspath, surtout d'orthose, avec un peu d'amphibole rtwi-Lévy). GrauMemenr,

, r * tSOdiamelrea.

et d oligisle , se détachant sur une pâte brun-chocolat

d'une giande dureté, qui offre au microscope une fluidaiité marquée.

l" Pjwmmêwldti. — Ce que les eurites ou porphyres globulaires réalisent en petit, la Pyroméride le réalise en grand, mais avec une prédominance plus marquée de l'élément amorphe, qui la rapproche du type vitreux, avec lequel elle possède en commun la texture perlitique.

La pyroméride, dont il existe d'excellents types à Gargalong (Var), en Corse, et à Wuenheim (Vosges), offre de gros sphérolithes, de couleur habituellement violacée, dont on voit nettement à l'œil nu la double disposition, radiale en houppes palmées et concentrique par zones successives d'ac-

. „ . . , Fia. 131. — Tyroméride de Girgtlong (d'apréi

croissement. Entre deux zones consécutives ■. Mcui-Lévy). croKiuetntni, 30 dfcmêire». est un mince filet de calcédoine et des

concrétions d'agale se remarquent dans les intervalles des globules. La pâte a une texture perlitique, avec fissures remplies d'une substance stèatiteuse (%. 151). Les globules ont la composition d'un feldspath sursaturé de silice, comme l'a depuis longtemps établi M. Delenw M). (I) Mémunet et lu Soc. oral, rfr Franc,-. ï' série, IV, n" i; IBM. , .

57H COMPOSITION DE l/ÉCORCE TERRESTRE

miuéralogique et leur texture, pourvu que leur teneur en silice exige la présentas du quartz en liberté. Deux minéraux sont caractéristiques de ces roches : le quartz et la sanidine ou orthose vitreux.

Le type granitoïde est représenté, dans la série des liparites, par ce qu'où a appelé les granités de l'île d'Elbe et de l'Algérie. Mais si l'apparence de ces roches est granitique, elles offrent néanmoins des caractères très spéciaux, qui les éloignent des granités anciens. Tout d'abord la texture de leur pâte est granulitique et môme parfois, comme dans la roche delaGrande-Galitte (Algérie)» étudiée, par MM. Yélain et Michel-Lévy, microgranulitique. Ensuite l'orthose y est fendillé, vitreux et appartient surtout à la variété sanidine. Aussi ces roches mériteraient-elles, à divers points de vue, le nom de trachytes (1). Les cristaux anciens, à la Grande-Galitte, sont le mica noir, partiellement épigénisé en chlorate, le quartz bipyramidé, la sanidine, l'oligoclase et le zircon. Le quartz est riche en inclusions liquides avec bulles mobiles et petits cubes de chlorure de sodium; le feldspath abonde en inclusions vitreuses.

Les liparites granitoïdes sont fréquemment associées à des pegraatitea, comme celle de l'île d'Elbe, qui contient de la tourmaline et, avec elle, divers minéraux lithiiiifères. Elles représentent donc un retour de la puissance de cristallisation des roches acides, à la faveur du long repos des éruptions pendant la période secondaire. Mais ce retour n'a pas été jusqu'à reproduire les types largement cristallisés de la série ancienne.

B. TYPE TRACHYTOÏDE

Llparlte» porpbyrlqne». Bhjollthe* — Au type traehyloïde appartiennent les Liparites porphyrique* (Porphyres molaires de Boudant, RhyoliUies de M. de Hichthofen, Trachytes tjtiartziferes de divers auteurs). Leur pâte, toujoure rude au toucher, justifie, non moins que la texture, leur ancienne attribution à la famille trachytique.

La composition normale de ces roches comporte de 75 à 77 % de silice, 12 à 12,5 •/• d'alumine, 1,5 % d'oxydes de fer, 1 à 1,5 % de chaux, 0,3 à 0,5 •/„ de magnésie, 7 à 9 % d'alcalis et 0,5 à 1 % d '*au- L(*s minéraux constituants paraissent s'ôlre développés dans l'ordre sqivant :

1. Mica noir, amphibole, oligoclase, orthose vitreux prédominant, quartz bipyramidé et, accessoirement : pyroxène, spliéne, apatite, fer oxydulé.

H. Magma en grande partie amorphe, avec traînées pétrosiliceuses et spherolithes à croix noire ou entièrement amorphes.

En outre, beaucoup de ces roches (et notamment les porphyres molaires de Hongrie) sont remplies de cavités ou géodes, dont les parois sont tapissées de calcédoine, d'améthyste et de quartz. D'ailleurs le quartz grenu, l'opale et le

(i) Michel-Lôvy, UulL de la Suc. géol. de France, 3- série, III. p. 227.

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