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C. TYPE VITREUX

Pechsteln mélaphyrlqae. — 11 existe au Weisselberg, près Saint-Wendel, une roche basique vitreuse, intimement liée au mélaphyre et que M. von Lasaulx(l) a décrite connue melaphyrpechstein, tandis que M. Rosenbusch en a fait un diabaspechstein. En tout cas, cette roche, formée d'une pâte vitreuse homogène, avec grains microscopiques dolivine, de magnétite et de plagioclase, représente évidemment l'équivalent vitreux du mélaphyre, vis-à-vis duquel #elle remplit exactement le même rôle que les pechsteins à l'égard des roches acides anciennes.

SÉRIE MODERME

A. TYPE GRANITOÏDE Mode granitique. Famille du pyroxéne* 1° a diallage dominant : Eu-

photlde. — Lorsque, dans une roche granitoïde pourvue de plagioclase, le diailage l'emporte manifestement sur le pyroxène augite, il eu résulte de véritables gabbro8,a\(}c ou sans olivine, auxquels, pour les distinguer des gabbros anciens, nous appliquerons, avec MM. Fouqué et Lévy, la dénomination d'Euphotides (2). Le type de ces roches, par sa texture franchement granitique, est l'euphotide de la Imprunetta, prés de Florence, où le plagioclase dominant est du labrador ayant subi une altération spéciale qui l'a fait prendre à tort pour de la saussurite. Le diallage y est pénétré d'hornblende. Quelquefois la place du diallage est

(1) Pétrographie, p. 220.

(2) Le nom d'Euphotide, créé par llaûy, vient de eu, bien, et phôs, lumière, c'est-à-dire bien partagé en lumière, à cause du contraste agréable des minéraux constituante. L'Eupliolide a reçu en Toscane le nom de Granitone.

occupée par de la smaragdite, espèce d'amphibole vert d'herbe. Les Euphotides à smaragdite se rencontrent près de Florence, sur la côte de Gènes et en Corse, où la combinaison de smaragdite et de labrador décomposé donne lieu à une roche d'ornement dite verde di Corsica.

Mais il y a des euphotides modernes qui ne se distinguent en rien des gabbros anciens. De ce nombre sont celles de la Ligurie (La Spezzia, Monte Ferrato, Castellina maritima).

Les euphotides des îles de Mull et deSkye sont des roches de dia liage et d'olivine avec plagioclase très riche en inclusions vitreuses.

t° * Anffite dominant t Dolérite. — La Dolérite (i) peut être considérée comme l'équivalent moderne des diabases. Elle est constituée par un mélange granitoîde d'augite et de plagioclase, ce dernier pouvant être, tantôt de l'oligoclase, tantôt du labrador. L'olivine s'y rencontre quelquefois et le fer oxydulé titanifère y est fréquent. La rareté du péridot rend les dolérites un peu plus riches en silice et plus pauvres en magnésie que les basaltes, dont elles représentent l'état granitoîde, et auxquels elles passent par l'intermédiaire de YAnamésite, roche grenue qui se résout avec le secours de la loupe. Du reste, quelques dolérites contiennent assez de matière amorphe pour établir un passage du type granitoîde au type trachytoîde. Leur teneur en silice est de 50 à 51 %• Quelques dolérites sont porphyroïdes par suite du développement de gros cristaux d'augite et de plagioclase. De ce nombre sont celles de la Croix-Morand et du Puy de Barneire en Auvergne.

Le type dfe la dolérite se rencontre au Lôwenburg, dans le Siebengebirge.

Une mention particulière est due à la dolérite à labrador d'Ovifak au Groenland. Cette roche contient des cristaux de labrador, de spinelle et de magnétite, dans une pâte formée de labrador et d'augite, au milieu de laquelle se sont développés de la serpentine et de nombreux granules de fer natif. C'est sur l'affleurement même de cette roche qu'ont été trouvées, par M. Nordenskjoeld, les célèbres masses de fer natif d'Ovifak, auxquelles on avait tout d'abord attribué une origine météorique. Ce fer, à la fois carburé et nickélifère, contient du protochlorure de fer qui entre facilement en déliquescence.

FamlUe du Péridot * Lherzolithe. Serpentines. — La Uierzolithe, ainsi nommée de la localité de Lherz, dans l'Allège, où se trouve son gisement, est un agrégat granitoîde d'enstatite brunâtre, de péridot incolore, de pyroxène verdàtre et de pléonaste ou de fer chromé, traversé par des fissures que remplit la serpentine. Cette roche ne contient pas de feldspath et l'apatite y est rare.

La serpentinisation commence en général par l'olivine, atteint ensuite l'enstatite et en dernier lieu le diailage.

Les bombes d'olivine qu'on observe dans les terrains volcaniques de l'Eifel et de l'Auvergne offrent souvent une composition très voisine de celle de la Lher-

(i) Du grec do/eros, trompeur, à cause de sa ressemblance avec certaines dioritcs. Nom créé par Jlai'iy.

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