MATÉRIAUX DES FORMATIONS D'ORIGINE EXTERNE
Ken que les roches dont se composent les formations «Forifiae eileme ne contiennent pas d'autres substances minérales que celles dont il a ete qm^-fiou dans la première section du liire précédent et que la descriptoa de rombreuses virieks puisse naturellement trouver sa place îr-ec celle de terrain alimentaire, il conrîent eef^odint d'indiquer li sipiiiSeaîk* de termes dtrstirjr-s dans h suite à un frwuer.t usa.:-- Lest ce q*je :>xïs tîk^s faire, en n».« N>nuat *ui ty>=s renêrique>.
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644 FORMATIONS SÉDIMENTA1RES.
du grain, on peut distinguer les dépôts grossiers, c'est-à-dire les conglomérats et les dépôts à grain fin ou les grès.
Le nom de conglomérat convient, d'une manière générale, à toute roche formée de fragments réunis par un ciment quelconque ; mais les conglomérats se divisent en deux classes, les brèches, où les fragments sont anguleux, et les poudingues, où ils sont roulés; certains poudingues à grain moyen, bien cimentés, ont été désignés par Haûy sous le nom (Vanagénites, c'est-à-dire régénères. Où accole quelquefois au nom de poudingue certaines épithètcs, comme celles de pisaire, quand les éléments roulés sont de la grosseur d'un pois, et pugilaire, quand ils atteignent la dimension du poing. Rien n'est du reste plus variable que la composition et le grain des conglomérats, dont les principaux types seront décrits en leur place avec les terrains dont ils font partie. Rappelons seulement que les géologues suédois ont donné le nom de sparagmite (1) à un ensemble varié de roches conglomérées qui, en Scandinavie, marque la base des terrains stratifiés.
Les poudingues ne sont pas nécessairement siliceux. 11 y en a un grand nombre dont les galets sont calcaires. En pareil cas, on y observe très souvent le curieux phénomène des cailloux impressionnés. De deux galets en contact immédiat, l'un a pénétré dans l'autre en y faisant une impression parfois très profonde. On a expliqué ce phénomène par une dissolution lente de l'un des cailloux sous l'action des eaux, chargées d'acide carbonique, qui ont longtemps circulé à travers la masse. Les cailloux impressionnés abondent dans le poudingue dit nagelfluh du terrain tertiaire de la Suisse.
3° Grés. — Le grès ou pierre de sable (sandstein des Allemands, sandstone des Anglais) résulte de l'agglutination d'un sable par un ciment quelconque. Il convient de distinguer les grès quartzeux, dont les éléments sont des grains de quartz, toujours de faible dimension, reliés par un ciment siliceux et pouvant être cohérents, friables, fins ou grossiers; les grès psammites (2), où les grains de quartz sont réunis par un ciment argileux le plus souvent micacé, le mica étant concentré sur des surfaces planes, ce qui donne à la roche une fîssilitê prononcée ; les grès argileux ou grauwackes, à fragments de quartz et de schistes solidement reliés par une gangue argileuse ou argilo-siliceuse; les macignosy ou grès argilo-calcarifères; les grès ferrugineux, dont les grains sont agglutinés par de l'oxyde de fer, généralement hydraté ; les grès verts, à ciment calcaire, marneux ou argileux, et dont la couleur provient des grains de glaucome (hydrosilicate de fer et de potasse) mélangés au quartz, enfin les grès calcarifères, sables quartzeux cimentés par du carbonate de chaux.
Certains grès quartzeux à grain fin sont assez fortement agglomérés pour que leur cassure paraisse homogène et luisante; on leur donne le nom de grès lustrés. A cet état, ils peuvent passer au qtiartzite, véritable roche de quartz, où les grains
(1) Du grec sparagma, fragment.
(2) De psammos, sable.
DÉPÔTS DÉTRITIQUES. 645
individuels ont cessé d'être discernables, ou encore à la lydite ou phthanite, schiste siliceux noir, se débitant ordinairement en plaquettes.
Le passage des grès aux conglomérats se fait par les arkoses, roches formées surtout de grains de quartz et de feldspath, parfois avec mica, de manière à si' muler un véritable granité, d'où le nom de granité recomposé ou régénéré qu'on donne à quelques-unes d'entre elles, produites par l'agglutination sur place d'une arène granitique.
Dép6t« argileux. Schiste». — Les dépôts argileux sont constitués par des silicates d'alumine hydratés, souvent mélangés de quartz et de mica en fragments impalpables et associés à de l'oxyde de fer et à des matières charbonneuses; quelques-uns sont calcarifères et prennent le nom de marnes.
On distingue les argiles réfractaires ou terres de pipe, dont le kaolin est la variété la plus pure, les argiles smectiques (terres à foulon), les argiles ferrugineuses (ocres jaunes et rouges), etc.
Certaines argiles sont agglomérées en une roche dure par un ciment siliceux; si la silice est à l'état gélatineux, c'est-à-dire soluble dans les alcalis, il en résulte une roche connue sous le nom de gaize. Les argiles devenues très dures et compactes par l'addition d'une forte quantité de silice avec des colorations diverses donnent les jaspes f roches comparables au silex.
Au contraire, du mélange de l'argile avec des particules quartzeuses extrêmement fines et un peu d'hydroxyde de fer, résulte un produit sans consistance est le limon ou lehm. Ce dernier devient du loess quand il est calcarifère.
Tantôt les argiles sont compactes et sans stratification, à la manière d'un précipité chimique; tantôt leurs éléments sont alignés et les argiles deviennent schisteuses. On remarque, en pareil cas, que de petits éléments cristallins, formés en place, viennent souvent s'adjoindre aux éléments détritiques. Ainsi se forment des roches dures et fissiles, dites schistes, dont il existe dans les terrains anciens de nombreuses variétés. Celles qui se débitent en minces plaquettes prennent le nom de phyllades ; à cette catégorie appartiennent les ardoises.
Toutefois, à l'égard de la schistosité, il y a lieu de faire une remarque importante. Cette propriété, par suite de laquelle certaines roches se divisent en feuillets suivant une direction déterminée, n'est pas toujours la conséquence du mode de stratification. Sans doute la plupart des schistes bitumineux du terrain houiller et du terrain jurassique doivent bien leur fissilité aux circonstances mêmes du dépôt; mais, dans les phyllades et les ardoises des terrains anciens, il arrive souvent que la schistosité, résultat d'efforts mécaniques ultérieurs, se manifeste suivant des directions très différentes de la stratification. Cette dernière doit donc être appréciée, non à l'aide de la division en feuillets, mais à l'aide de la succession, telle qu'elle peut se révéler sur les cassures, des zones suivant lesquelles le grain et la coloration se montrent constants. Ainsi beaucoup de schistes anciens sont formés de bandes très fines, exactement parallèles entre elles et alternativement rouges et vertes. C'est la direction de ces bandes qui définit le sens
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de la stratification, quelle que soit d'ailleurs l'orientation des surfaces de tosité ou de clivage.