FORMATIONS SÉDIMENT A 1RES
ont périodiquement interrompu le jeu des puissances extérieures et les grandes époques de l'hisloire terrestre doivent être précisément celles où la face du globe a subi les changements les mieux marqués. La restitution des anciens rivages et la comparaison mutuelle des lignes de côtes successives sont donc, avec l'étude de la variation des faunes et des Dores, les meilleurs moyens de préciser la valeur relative des divisions géologiques.
Cette poursuite de la continuité des assises, but essentiel de la stratigraphie, se heurte toutefois à de grandes difficultés; même dans les pays où les couches n'ont pas subi de bouleversements, la composition rainéralogique, sur un même horizon, peut varier assez vite et tel sédiment, arénacé en un point, devient de plus en plus argileui ou calcaire, lorsqu'on le suit dans certaines directions. La faune aussi doit changer, les animaux qui vivent dans la vase n'étant pas les mêmes que ceux qui recherchent les fonds de sable. De la sorte, si une formation se présente dans les conditions marquées par la figure 157, suivant que les coupes locales seront prises aux points A, B ou C, on obtiendra des résultats assez différents.
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difficulté est bien plus grande encore lorsque, les couches étant inclinées ou ondulées, on ne peut plus songer à les suivre sur un même plan de niveau. Il convient alors, avant tout, de se rendre compte de ['allure des assises, en choisissant l'une d'entre elles, plus facilement reconnaissable par l'ensemble de ses caractères. On prend, comme xurface de repère, soit la base, soit le sommet de cette assise et on cherche à la représenter, comme on représente toute surface lopographiquc, par des courbe» de niveau convenablement espacées, ces courbes devenant des lignes droites quand la surface de repère est plane (1). Soient (fig. 158) il, 22, 55, 44 les courbes de niveau successives d'une telle surface ; les points où ces courbes viennent couper les lignes de niveau de même altitude, menées sur la surface libre du terrain, défuiissenl par leur réunion ce qu'on
rig. 13». — iicnivaiiuiion 1 q migra mii mue ,, , . i ■ i
u'une couche. appelle 1 affleurement de la couche
de repère. Si, par un point A de
l'une des combes, on mène la tangente RC à celle courbe, l'angle de la ligne
BC avec le méridien astronomique définil la direction de la couche en ce point.
En faisant passer, par le même point A, un plan vertical qui coupe la surface
(I) On trouvera un eiemplc de ce mode de reprt sentît ion dans noire mémoire sur le Paye de Bray. publié en 1879 par le service de la Carte géologique de France.
suivant une certaine courbe et en menant en A la tangente a cette dernière, on aurait l'inclinaison de la couche au point en question. Hais en général il ne sera pas nécessaire de procéder avec autant de rigueur. La plupart du temps le changement de direction des couches est assez progressif pour que, en chaque point, l'élément de surface que l'on considère diffère très peu d'un plan. Il suffit donc d'estimer à l'œil la position de l'horizontale de ce plan et d'en mesurer l'orientation à la boussole.
11 est commode, en pareil cas, de compter les angles de zéro à 560 degrés dans le sens direct, c'est-à-dire celui de la marche des aiguilles d'une montre, au lieu de chercher à les évaluer dans chaque quadrant, de zéro à 45 ou 90 degrés, relativement à l'un des quatre points cardinaux. De celte manière, l'indication d'un seul nombre suffit pour faire connaître, non seulement l'orientation de la couche par rapport au méridien magnétique, mais encore le sens dans lequel cette orientation a été mesurée sur le terrain. Par exemple, dire qu'une couche est dirigée lf 7° signifie que la direction mesurée fait avec le méridien, en marchant de gauche à droite à partir du nord, un angle de 117°. Cette orientation équivaut à Est 27° Sud ou à Nord 65° ouest. Si on l'avait observée dans l'autre sens, on eût obtenu H7°-|-180°=297°.
Pour pouvoir procéder à une lecture immédiate et n'avoir pas d'autre transformation à faire que celle qui résulte de la déclinaison magnétique, on doit se servir d'une boussole graduée de zéro à 360 degrés dans le sens inverse, en faisant coïncider la ligne 0° — 180° avec la direction a mesurer. Il convient que la boussole ait un cadre carré, dont un des côtés puisse s'appliquer contre le plan de la couche, et soit munie d'un petit pendule permettant de mesurer l'inclinaison. Celte dernière doit d'ailleurs être cherchée suivant la ligne de plia grande pente du plan de la couche et non suivant l'intersection de ce dernier avec les escarpements naturels ou artificiels, dont le plan peut n'être pas du tout perpendiculaire à la ligne de direction.
En relevant ainsi les éléments d'une surface géologique partout où elle est directement observable, ou encore dans tous les points où l'on connaît avec exactitude la position d'une autre assise séparée de la première par un intervalle connu, on peut déterminer, avec assez de probabilité, ce que devient la surface dans les parties où elle est masquée par le terrain superficiel et de cette manière, à la condition d'avoir bien choisi la couche de repère, le travail de la stratigraphie devient une simple opération de géométrie.
Failles. — Mais celte représentation des surfaces, toujours fondée sur l'hypothèse de leur continuité, suppose qu'il n'y a pas de Fig. iw». - Exemple de hiiie.
failles, c'est-à-dire de cassures accompagnées de rejets, pouvant mettre en contact immédiat (fig. 159) des couches très différentes, sans que, bien souvent.