Assise de Tremadoc ( *• A89!* * ^"ï £ Olémdien
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( 2. Assise Ménévienne 1. Assise de Uarlecb ou} Paradoxidien.
de Solva
1. L'assise de Solva, qui peut être vraiment considérée comme une zone de passage entre l'annélidien ou ardennais et le scandinavien, se subdivise en trois zones :
Solva inférieur ; phyllades et grès jaunâtres (45 mètres à St-David's), avec Plutonia Sedgwicki, Paradoxides Harhnessi, Eophyton.
Solva moyen; grès schistoïdes gris, pourpres et rouges, avec Mierodiscus seul ptuSj Paradoxides Solvensis, Agnostus cambrensis, Eophyton (450 mètres).
Solva supérieur; 45 mètres de couches schistoïdes grises, avec Obolella sagittalis, Paradoxides aurora, Conocoryphe bufo.
2. L'assise ménévienne, ainsi nommée de l'ancien nom romain de la ville de St-David's, a été distinguée en 1865 par MM. Salter et Hicks. Elle est en concordance avec l'assise précédente et comprend, sous une épaisseur de 150 mètres, formée de bancs épais de grès, avec schistes d'un bleu foncé et schistes gris, trois zones très fossilifères, savoir :
Ménévien inférieur; dalles grisâtres, avec Paradoxides Hicksi, Obolella sagittalis, Agnostus Davidis, Conocoryphe coronata. Ménévien moyen ; dalles noires avec Paradoxides Davidis, Agnostus Barrandei, Ménévien supérieur; grès et schistes, avec Orthis Hicksi, Obolella sagittalis. C'est dans le ménévien que se rencontrent les trilobites du genre Erinnys.
3. L'assise de Maentwrogf développée dans le nord du pays de Galles, et concordante avec les couches ménévieunes, auxquelles elle se lie graduellement par ses caractères pètrographiques, comprend une zone inférieure, avec Agnostus pisiformisy Olenus gibbosus, 0. truncatus, et une zone supérieure, contenant Agnostus pisiformïs , A reticulatus , Olenus cataractes . Puissante d'environ
(1) Lapworth, loc. cit.
L'étage de la sparagmite n'a fourni jusqu'ici aucun fossile. Il contient, à sa partie inférieure, avec des schistes noirs, une assise calcaire, dite calcaire de Birid, associée à des calcschistes et à des grés calcaires et dont la puissance est d'environ 70 mètres. Des schistes argileux s'y présentent à divers niveaux et l'ensemble de l'étage atteint 700 mètres d'épaisseur au centre de la Norvège. Encore cette évaluation ne se rapporte-t-elle qu'à la partie inférieure de l'ancien étage de la sparagmite, dont la partie supérieure est aujourd'hui reconnue comme l'équivalent du terrain qui contient la faune primordiale.
D'après M. Kjerulf (1), il y a des raisons de croire que, dans le sud de la Norvège, l'étage de la sparagmite se prolonge sous la forme d'assises gneissiques, qui devraient leur constitution actuelle au métamorphisme.
Il semble donc, d'après cela, que la série dont il vient d'être question puisse être assimilée à l'ensemble de l'étage ardennais.
Dans la partie méridionale de la Scandinavie, les couches cambriennes sont fossilifères et se prêtent à une division en assises. L'étage ardennais y est représenté par une formation arénacée qui comporte deux termes principaux :
L'assise inférieure, qui repose sur le gneiss et qui môme, d'après une assertion d'Angelin, contestée par M. Linnarsson, alterne à sa base avec les roches gneissiques (2), est le grès à Eophyton. Ce grès est caractérisé par diverses traces ou empreintes dont les unes peuvent être rapportées au règne végétal (Eophyton Linnœanum, E. Torelli), tandis que les autres (Cruziana dispar, Havlania, Arenicolites), sont probablement dues à des annélides ou à des crustacés. En Scanie, cette assise, dite grès de Lugnas, est formée de 20m d'une véritable arkose à Eophyton, que surmontent 45 à 60m de quartzite plus ou moins congloméré.
L'assise supérieure est le grès à fucoïdes, contenant, avec des traces d'algues marines et de vers, une lingule (Lingulella favosa) et un Dictyonema. En Scanie, d'après M. Lundgren (5), le grès à fucoïdes se divise en deux zones : le grès de Hardeberga. épais de 200m, grès dur grossier à ciment quartzeux avec fucoïdes et Arenicola et, par-dessus, 15 à 16mde grauwacke schisteuse, avec phosphorite.
Bans le centre de la Suède, l'ensemble de l'étage, qu'Angelin, en 1854, avait nommé Regio fucoïdarum, n'a que 30m de puissance et les traces de clapotement des vagues (ripple-marks) y abondent.
Le scandinavien se compose d'un ensemble de schistes noirs alunifères, entremêlés de quelques couches calcaires et dans lequel on distingue deux assises bien nettes : à la base, la Regio conocorypharum ou Paradoxidien et, au sommet, la Regio olenorum ou Olénidien (4).
I. La première assise, celle des schistes alunifères inférieurs ou couches à
(1) Op. cit.. p. 121.
(*2) Lapworth, Geol. Magazine, 1881, p. ?.60.
(3) Neue$ Jahrbuch, 1878, p. 699.
(4) Lapworth, toc. cit.
Paradoxides de M. Linnarsson, comprend, de haut en bas, les zones suivantes, distinguées en Scanie par MM. Linnarsson et Tmllberg.
0. Zone des Agnostus lœvigatus et Kutorgina cingulata, épaisse de 1B,50 et surmontée de 2* de
schiste alunifère sans fossiles.
5. Z. à Paradoxides ForcMiammeri ou Calcaire d'Andrarum, épais seulement de 1", mais très
fossilifère, avec Orthis Hic ksi, Obolella sagiltalis, A g nos tu* glandiformis, A. aculeaius.
4. Z. à Parad. CElandicus, inconnue en Scanie et n'existant qu'à l'île d'Oeland, avec Agnostus
regiuBj Ellipsocephalus Ho/fi.