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PÉRIODE DÊVONIENNE. 705

certain que, dès le commencement de la période silurienne, il y avait, sur l'emplacement de la contrée en question, une succession d'îles; les eaux y étaient donc moins profondes, les vagues et les courants s'y brisaient plus facilement contre des roches solides et ainsi s'expliquent à la fois la plus grande épaisseur des formations et leur caractère détritique, par opposition aux calcaires à crinoïdes, polypiers et mollusques du bassin intérieur. La masse des calcaires de Trenton est formée de ces trois sortes d'éléments, encore bien reconnaissables, et il est probable que les variétés plus compactes et moins fossilifères résultent de la pulvérisation des mômes organismes.

La végétation terrestre parait avoir fait son apparition, en Amérique, dans l'assise de Cincinnati, c'est-à-dire avec la faune seconde; c'est là qu'ont été trouvés Psilophyton gracillimum et Sphenophyllum prinuevum.

Zone arctique. — Le système silurien est représenté dans la zone arctique jusqu'au voisinage immédiat du pôle. On l'observe, superposé au gneiss, par 82°40' lat. N. (1). Il débute par des grès et schistes rouges, que recouvrent des calcaires avec A saphus et Maclurea. Au-dessus viennent des couches qui renferment les fossiles de l'étage bohémien, Bronteu8, Encrinurus, Proetus, Pentamerus, Ilalysites, Zaphrentis, etc. Le faciès de cette faune la relie au silurien américain plutôt qu'à celui d'Angleterre. La présence des grands polypiers indique avec certitude que le climat des tropiques s'étendait alors à tout le globe.

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