Série des Flagttone* (Millstone grit
3. Schistes (série d'Yoredale) à Goniatitcs sphœricus, Iiellerophon, Euomphatus% AviculojwcleN
papyracevêy Posidonia Becheri, P. membranacea. 2. Calcaire carbonifère supérieur, avec silex, couronnant des schistes charbonneux avec calcaires
terreux.
1. Calcaire carbonifère inférieur, compact et souvent dolomitique et j.tùs de Coomhola.
Le grès de Coomhola, où l'on a signalé l'association de Spirifer Verneuili avec
S. cuspidatus, repose sur le vieux grès rouge. Il a 900 mètres d'épaisseur dans le sud de l'Irlande et est encore séparé par 600 mètres de schistes du calcaire
Duitjrannon
Houûiër* de Drumglass
Coal Island
Fig. 284. — Coupe du bassin houiller de Tyrone (d'après M. Hull). — 1, calcaire carbonifère; 2, schistes d'Yoredale; 3, schistes deCarlow et Millstone grit. ; 4, terrain houiller inférieur; 5, terrain houiller moyen ou principal.
carbonifère proprement dit, lequel renferme, à Armagh, un fah-bed, c'est-à-dire une couche remplie de dents de poissons (Cladodus, Psammodus, Cochliodus).
L'assise n° 5 est l'équivalent des couches du Gannister. On y a trouvé, dans le bassin de Castlecomer, une intéressante faune marine, comprenant (1) : Phillipsia pustulata, Bell in ur us regina, Goniatites fasciculatus, G. crenistria, Orthoceras Steinhaueri, Orthis resupinata, Productus semireticulatus, Rhynchonella pleurodon, Spirifer triyonalis, Actinocrinus, etc. La présence du genre Phillipsia est surtout intéressante en montrant la persistance des types du calcaire carbonifère jusqu'à ce niveau, qui est celui des lower coal measures. Quant aux assises houillères supérieures, elles font défaut en Irlande.
BASSIN FRABCO-BELOC
Allure générale du bassin. — Masqué, dans tout le sud-est de l'Angleterre, par les terrains d'âge plus récent qui forment le bassin de Londres, le système carbonifère se retrouve de nouveau, d'abord dans le Boulonnais, où il est amené au jour par un soulèvement local, puis dans l'Artois et la Flandre, où il est recouvert par une faible épaisseur de morts-terrains, appartenant à la craie et au tertiaire. Il se relève ensuite dans le Hainaut, se poursuit jusqu'à Liège et aux environs d'Aix-la-Chapelle et parait se réunir souterrainement, par le Limbourg, au grand bassin de la Ruhr en Westphalie. Dans tout ce parcours, la composition du système offre une certaine constance, qui prouve qu'il s'agit de dépôts originairement formés dans des conditions à peu près identiques.
Deux étages seulement sont représentés dans cette longue traînée de dépôts : l'étage anthVacifère, constitué par le calcaire carbonifère, et l'étage houiller; encore ce dernier est-il réduit à sa partie inférieure, le reste, s'il a existé dans ces parages, ayant disparu lors des grandes dénudations qui ont affecté la contrée, où la craie repose le plus souvent, sans intermédiaire, sur le terrain carbonifère disloqué.
(1) Hull, op. cit., p. 617.
748 GKOlil'Ë l'RIMAlRK.
Ajoutons que le bassin franco-belge a subi des bouleversements fout particuliers, dont In figure 285 est destinée à donner l'idée générale. Le trait principal
fig.'ttS. — Ejquiue schématique de la structure du bauin houiller franco-belge [d'apr*« M. < I, tchistes gédinnieni; t, calcaire framien; 3, punirai te famennien; l, calcaire carbonifère; S, a à Produdut rerCnneriiu; 6. tune dea houille* maigres; 7, lotit des houillej demi-ei-aMea; a, mt trt houilleinraaaeai 9, ions dea houillt» 4 s» on flèniu; IU. mortt-trrrai*»; W, grands raillai LL\ biur limita BR'. faille ou eran de retour.
de ces dislocations consiste dans le recouvrement de l'étage houiller par des assises plus anciennes, dont il est séparé par une faille très peu inclinée.
Cairnirr eaarboniréra. — Le calcaire carbonifère avait été divisé par Dûment en trois assises: à la base, le calcaire à crinoïde*. dit aussi petit granité ; ensuite, la dolomte, enfin, le calcaire à Productus. ku point de vue de la faune, les deux premières assises peuvent être groupées sous le nom de calcaire de Tournai, Umàiscpe la troisième forme le calcaire de Vite. Mais aujourd'hui on a poussé beaucoup plus loin la subdivision du calcaire carbonifère. M. Dupont (I) a d'abord distingué six assises dans le massif de la Meuse. Puis M. Gosselel (2) a reconnu l'existence de dix zones, dont 1 enumémtioit suit :
ilO. Calcaire de Via*, compact et foncé, avec plithanites en nodules et a uni et bines à la partie supérieure. Productif» gigaiaeut. 9. Calcaire de Umonl-Fowaine, blanc ou rose, en bancs épais, avec Productif uiulalut, t'. temiri-liculatus, Hhynck. pleurodtm, Tacbratitla saccultit. 8. Calcaire a Productu* (/>. V.ora, P. lublarîi), généralement blanc ou gris blanchâtre.
!' 7. Doloiuie de S a mur. grise ou brune, tantôt en bancs cohérents, tantôt «o masses pulvérulentes.
li. Calcaire géodique à phllianites de Bâchant. Eutmpkalu» cirrofdet, E. htti- Coidet, E. acuttt», Belleruphon hîulca», II. bicarrnu» Assise IV. 5. Calcaire gris de ffaulsorl, souvent dolomitiquc, 1 S/n'H/rr cuipîdatta, S.
ttriata» et Amplexu» ctirallotdet.
Assise III, 4. Calcaire gris J'Aiwereiume, avec ilolamte, a Sp. eutpidatm, S. Mo*q*auu.
Productu* *emireticulatu», Orthi* rempinata.
Assise 11. 3. Calcaire noir de Dinanl à Prott. irmireticiilatu*. P. Flemingi, Pectcn iaaVr-
mediia.
■ ï. Calcaire des Écaussines, dit Petit granité, calcaire sublaraellaire formé i;
l Irsginents de liges d'encrines spathiquea. Philliptia yemmulifera, Sfiriff*
Assis'' I 1 Motquciuii, Orthi» erruittrin, 0. Michelin!, Chunelr* variolaria, Sijriiigopor»
de ï. Dupont. \ datant.
I I . Calcaire noir et schistes des Avesnelles & Productu» lleberti, P. Fleminji- Lhoiicte» variolaria, Clir.mnitïïa Lrfebriri, etc. Il) Bull. Acad. rou. de Belgique, S- série, XII, XV, \X, XXX], XXXIX. [2) Voir Etfuia» géologigne du Nord de la France |>. li!».
Il est à remarquer que plusieurs des assises qui viennent d'être indiquées peuvent faire défaut en un point donné. Il n'est aucune localité où la série entière existe sur la même verticale. Dans le massif de la Meuse, l'épaisseur du calcaire carbonifère est de 76001; elle est de %o$m dans le massif de la Sambre.
À Maffles, dans la vallée de la Dendre , le petit granité contient des géodes tapissées de cristaux de calcite et quelquefois remplies d'un liquide inflammable ; on y trouve aussi de petits cristaux, complètement libres, de quartz bipyramidé (4). C'est à peu près à ce niveau que viennent se placer le calcaire à chaux hydraulique de Tournai et les marbres de Soignies et de Féluy. La faune de ces calcaires se compose, outre les espèces déjà indiquées, de Nautilus cariniferus, Orthoceras subcanaliculalum, Goniatites rotatorius, Eaomphalw tabulâtes, Athyris lamellosa, A. Roissyi, Fenestella plèbe ia, etc.
Quant à ce qu'on appelle la faune de Visé, elle comprend : Cythere Phillipsia Phillipsia globicsps, Nautilus cyclostoma, Orthoceras calamus , Euomphalus calillus, E. fallaXy Bellerophon costatus, Conocardium trigonale, Productus fimbriatus, P. proboscideus , P. punctalus, P. striatvs, Chonetes comoides, C. papilionacea, Spirifer crassus, etc.
Les phthanites du calcaire carbonifère, abondants à plusieurs niveaux, paraissent résulter de la substitution de la silice à des éléments calcaires , d'origine organique ou inorganique (2). Cette pseudomorphose, qui n'a pas toujours été complète (car le microscope montre souvent des plages calcaires non transformées), a dû s'accomplir à une époque où les sédiments, tout en conservant une certaine plasticité, possédaient déjà la structure normale du calcaire carbonifère.
Les phthanites sont fréquemment remplis de crinoïdes, en totalité ou en partie transformés, tandis que les petites coquilles sont entièrement siliciflées. Quelquefois des organismes à test siliceux demeurent si parfaitement distincts dans la masse des phthanites que, selon le P. Renard, il est bien difficile d'attribuer soit à des foraminifères, soit à des spongiaires ou à des diatomées , l'apport de la matière siliceuse qui a produit les pseudomorphoses.
Ampéiites. — Au nord de Mons , le calcaire carbonifère, terminé par des bancs continus de phthanite, est couronné par des schistes noire, très siliceux, épais d'une soixantaine de mètres et renfermant une couche très riche en Posidonia Becheri. On y trouve aussi les genres Productus et Phillipsia (3).
Au dessus viennent 25,u de schistes ampéliteux, pyriteux et alunifères, avec noyaux de calcaire noir fétide, où l'on trouve : Goniatites diadema, G. atratus* Orthoceras dilatatum , 0. pygmœum , 0. strigillatum , Mytilus ampeliticola , Productus carbonarius9 Lingula parallela. A ces fossiles sont associés des poissons, Campodus Agâssizi, Palœoniscus striolatusf Megalichthys Agassizi.
C'est alors que commencent les schistes houillers proprement dits, inférieurs
(1) G osselet, loc. cit., p. 145.
(2) A. Renard, Bull. Aaid. roy. de Belgique, 2* série, XLVI, p. 9.
(3) Mourlon, Géologie de la Belgique, I. p. 119.
au terrain houiller productif et couronnés, d'après MM. Briart et Cornet (I), 10001 au-dessus des ampélites, par une sorte d'arkose à grains de phthaiùte, < serait l'équivalent du millstone grit anglais. La mémo arkose existe A la base terrain houiller de Liège.
A Aucliy-aux-Bois, la même assise se compose de schistes pyrileux avec schis compacts fossilifères et un calcaire rempli d'encrines , qui le rendent très se blable au petit granité des Écaussines. On observe dans les schistes (2) : SchA dut mlcatui, Aviculopecten papyraceus, Spirifer glaber, Productu» semireticulat P. carbonarim.
A Lens, un schiste compact à Spirifer, Productu* et Orthis forme égalent la base du terrain houiller et, entre Uuy et Liège, on observe sur le même ht zon des schistes alunifères, atteignant jusqu'à 50 métrés d'épaisseur et conten des boules de calcaire compact avec Goniatitei diadema, G. atratus, Produt carbonarim, Aviculopecten papyraceus, quatre espèces d'Orlkocerat et des poîs» (Palœoniscut, Campodut). On a donné à ces schistes noirs, bitumineux et re plis de pyrite, le nom A'ampélita de Chokier.
Étage houiller. — Le terrain houiller productif se compose surtout de psa mites et de schistes avec houille : les schistes forment à peu prés les */><le l'< semble. Accessoirement on rencontre des poudingues, des grès et des arkos il est rare que le grain des poudingues soit supérieur a la grosseur d'un pi Dans le schiste se trouvent des rognons de limonite el de fer carbonate.
La puissance du terrain houiller, dans le bassin de Mons, est d'envii 2900 mètres. On y compte 156 couches ou veines de houille, dont la pu issu varie entre 0"\10et i'",00. Mais il est rare, en vertu de l'inclinaison des coud el des dislocations du bassin, qu'on observe plus de 80 veines sur une mè verticale. Les l.">6 couches connues se partagent en M couches de flénu charbon a gaz, 28 de charbon dur. 3(5 de charbon gras pour forge, 58 de houi sèche anthracitcuse. A Liège, il y a 8"> couches, très bouleversées d'iiilleurs, conu l'indique la figure 280. A Charleroi, où le système supérieur manque, on compte 82, de0'".2ll à 1-.40.
Chaque couche de houille est, en généra), iulercalêe entre deux bancs sch liiie, 11, p. 223.
teux; le supérieur (toit ou roc) est feuilleté, micacé, rempli d'empreintes végétales; l'inférieur ou mur a une cassure irrégulière et est traversé en tous sens , par des racines et des radicules de Stigmaria. Le schiste y est argileux, privé de fer et peut quelquefois être employé à la fabrication de poteries allant au feu. i Les grès peuvent former le toit, mais jamais le mur de la houille; ils reni ferment des tiges et des troncs, mais pas de feuilles (1). Ces dernières ne se ren- [ contrent que dans les schistes ou dans la houille elle-même.
I RéparCHlon des houilles d'après leur qualité. — La qualité des charbons
varie très régulièrement, dans le bassin franco-belge, depuis la base jusqu'au i sommet de l'élage houiller. On y distingue les zones suivantes :
l A. Zone supérieure ou des charbons à gaz (flénu*).