Zone inférieure ou des charbons maigres
Ainsi la proportion des matières volatiles va en augmentant à mesure qu'on s'élève dans la série.
D'autre part, bien que ces quatre zones appartiennent à la même phase de végétation, celle des sigillaires, chacune d'elles peut être caractérisée par la prédominance de certaines espèces de plantes. Nous en donnons ici rénumération d'après M. l'abbé Boulay (2), qui a prouvé que la paléontologie végétale pouvait rendre de réels services pour le raccordement des couches, dans un bassin morcelé par une infinité de failles.
4. Zone de Bully-Grenay, ou des charbon* à gaz et flénu*. — Pecopteri* nervota, P. dentata, P. abbreviala, Sevropteri* helerophyllc , Sphenopteris irregularis, S. coralloides, Calamité* Suckowi, Anmttaria radia ta, A. sphenophylloidet, A. longifolia, Sphenophyllum erosum, Sigillaria tessellata, S. mamillaris, Dorycord ailes.
5. Zone de Deniin ou des charbon* gras. — Sphenopteris nvmmularia, S. irregularis, y'evropteris gigantea,Alethopleris Serlii, A. valida, Calamités Suckowi, Sphenophyllum Schlotheimit Annularia radiata, Sigillaria polyploca, Tngonocarpus Noeggerathi.
"2. Zone d'Anzin ou des charbons demi-gras. — Sphenopteris Hœninghausi, S. convexiloba, S.
irregularis , Lonchopteris rugosa , Alethopteris Dournaini , Calamité* Suckowi, Annularia
radiata, Sigillaria etegans, S. scutellata, S. elliptica, S. rugosa, Halonia tortuosa. 1. Zone de Vicoigne ou des charbons maigres. — Pecopteri* Loshi, Nerropleris heterophylla,
Alethopteris lonchitica, Annularia radiât a, Sigillaria con ferla, S. Voltzi, Lepidodendron
pustulatum, I^epidophloios laricinu*.
La zone N° i comprend les fosses de Fresnes, Vieux-Condé, Vicoigne, Oignies, tîamii, Annœulin. Elle s'étend vers l'est jusqu'à Liège. A la zone n° 2 appartiennent Anzin, Aniche, Ferfay, l'Escarpelle, Meurchin. Cette zone est connue dans presque tout le bassin belge. La troisième s'étend d'une extrémité à l'autre du bassin. C'est la plus activement exploitée. Enfin la quatrième existe à Liévin, Bully-Grenay, Bruay, Maries et se retrouve très développée aux environs de Mons.
La cause qui détermine la qualité particulière de la houille et notamment sa richesse en matières volatiles doit sans doute être cherchée dans la nature des végétaux qui ont contribué à sa formation. Quant à la répartition en surface des
(1) (ïosselol, loc. cit., p. 147.
(2) Le Terrain houiller du S'ord de la France et se* végétaux, 1876.
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quatre zones principales, elle parait avoir été gouvernée par un phénomène d'affaissement graduel de la partie occidentale et méridionale du bassin. En effet M. Potier (1) a remarqué que l'étage houiller du Nord et du Pas-de-Calais repose en stratification transgressive sur le calcaire carbonifère. Les premières couches houillères se sont formées dans la partie nord-est du bassin et celles qui sont venues ensuite se sont répandues de plus en plus loin vers l'ouest et vers le sud par suite de l'enfoncement progressif du sol. C'est ainsi que la zone inférieure, celle des charbons maigres, ne s'observe qu'au nord-est, tandis que celle du sommet, la zone des charbons à gaz, n'existe qu'au sud-ouest; des deux zones intermédiaires, la zone des charbons demi-gras forme le centre du bassin et celle des charbons gras s'avance seule au nord-ouest.
Fossiles animaux de l'étage houiller. — L'étage houiller ne contient pas seulement les traces d'une abondante végétation terrestre. En divers points, le» schistes offrent des empreintes de coquilles d'eau saumâtre, telles quAnthraama. Mais en outre, à plusieurs reprises, la mer a envahi les lagunes où se formait la houille, en intercalant, au milieu des schistes et des grès houillers, des dépôts avec fossiles marins et d'eau saumâtre. Dans le seul bassin de Mons, à partir des ampélites, MM. Briart et Cornet ont compté jusqu'à sept couches de ce genre. L'une d'elles, située à Baudour, à peu de distance de la base de l'étage, est un calcaire à crinoïdes en plaquettes, véritable petit granité avec Productus carbonarius et Chonetes Laguessei (2). Les autres renferment Orthis crenislria, 0. JKchelini, Cardinia colliculus, C. uncinata, Gonialites Lis ter i, Aviculopccten papy*ceux, MytUus Wesmœlanus. La même chose a lieu dans le bassin de Liège (5), où le nombre des couches marines ou saumâtres reconnues en 1876 était de 15. A plus de 500 mètres au-dessus du calcaire carbonifère, ce bassin offre (-4) une couche de schiste noir avec Posidonia, Cythere gibberula et Spirarbis carbonarius. Ce même fossile a été signalé à Sars-Longchamps, dans le bassin de Mons, en compagnie d'une aile d'insecte, Omalia macroptera (5). Enfin dans le Pas-de-Calais. à Carvin, les schistes avec houille renferment une couche à fossiles marins (6).
On a fait la remarque (7) que, dans le bassin du Nord et du Pas-de-Calais, il n'y a jamais simultanément, au toit d'une couche de houille, des fossiles marins et des empreintes végétales bien conservées. Les couches marines, d'ailleurs très minces, ont dû se former dans des conditions qui excluaient la possibilité du dépôt ou tout au moins de la conservation des végétaux terrestres. Elles correspondent à des interruptions momentanées du phénomène houiller.
BaN»in du BoH-BoulonnaU. — Le bassin <iu lias-Bou tonnais constitue un
(1) Ann. Soc. géol. du \orrf, IV, p. 100. — A*soc. française, 1871, p. 578.
(2) Uriart et Cornet. Soc. géol. de Belgique, M*! m. II, p. 52.
(5) Malherbe, Bull. Acad. roy. de Belgique* 2° série, XXXII, p. 368.
(4) Firket, Ann. Soc. géol. de Belgique, V, 1871), XCVII.
(5) Van Bencden et Coemans, Y Institut, 1867, w 1755.
(0) Ck Barrois et Gosselet, Bull. Soc. géol. de France. 5* série, 11, p. 225. (7) Abbé Iloulay, Ann. de la Soc. scientifique de Bruxelles, 1880
. — Caapr. du carbonifère
rerqces d'apréi