Grès moyen de la Lorraine
2. Marnes gypsifères (180m) avec sel gemme en amas lenticulaires.
1. Marnes bariolées sans gypse ni sel. dolomie et grès schisteux {UHenkoftfc) : 200".
Dans la Meurthe, sous le parallèle de Nancy, l'assise n° i n'a que 55", tandis que les assises 2, 5 et 4 comptent 165m et les assises 5 et 6, 70m.
L'assise n° o correspond au grès de Stuttgart et renferme des végétaux fossiles. notamment Equizetum arenaceum. A très peu de distance s'observent, à Nom. Saint-Menge, la Vacheresse, etc., des gisements d'une houille impure, qui a étf d'abord confondue avec celle du Kohlenkeuper allemand. Mais M. Levallois a montré (1) que l'équivalent de cette dernière série devait être cherché dan* l'assise de marnes bariolées inférieure aux marnes gypsifères et saliféres. De fa 3orte, les combustibles du Keuper de la Lorraine occupent un horizon plus élevé que ceux du Wurtemberg. La même ^liose a lieu dans la Haute-Saône, oit l'on observe, à Courcelles et à Goulienans, au-dessus du grand dépôt gypseux et salifère, une houille très pyriteuse, associée à une argile schisteuse contenant Equisetum et Pomlonia keuper iana.
«sites «allféres lorrains. — Le sel de la Lorraine, qui correspond au Keuper gypsifère et non, comme on lavait cru d'abord, sur l'autorité d'Àlherti, au Koklenkeuper(2)y forme, au milieu des marnes, des couches lenticulaires allongées. A Dieuze, entre la surface et iî)Om de profondeur, il en existe iZ couches, dont la plus puissante a 15met qui forment ensemble une épaisseur de 58"1, ."O de sel gemme. Ce minéral offre des cavités avec bulles mobiles; il est mélangé d'argile bitumineuse, de sulfates de chaux et de soude, d'un peu de sulfate de magnésie; mais il ne contient ni chlorure de mat/nêsium ni traces (Viotle ou de brome. Aussi Klie de Beaumont. a-t-il lait ressortir combien il était peu probable que ce sel fût le résultat d'une cvaptiration naturelle survenue dans des lagunes marines; au contraire, il a indiqué l'analogie que présentent ces gisements aver certains produits immédiatement dérivés de l'activité éruptive.
Des couches de marnes et d'argile, avec gypse et anhydrite. séparent le> couches de sel. Le gypse forme des amas plus nombreux et plus petits que ceux de sel gemme et chacun d'eux affecte la forme d'un gros tubercule, autour duquel les marnes encaissantes sont relevées en voûte et parfois renversées. Ce gonflement s'explique si l'on admet que le gypse soit dû à une épigéniede calcaire par des émanations sulfureuses. En pareil cas, du calcaire se transformant en anlndrite doit éprouver un gonflement de f£-0V c'est-à-dire quatre fois plus fort que celui de l'eau qui se congèle; si le résultat de la transformation est du gypse, le
(1) Bull, de la Soc. géol. de France, 2° série, XXIV, p. 7 il.
(2) levallois, loc. cit. — Nies, Die aiujebliche Anhydrilgrnppe im Kohtenkeuj^r ÏAXhringm*.