BBLISF DU FOND DEI OCÉAN
wnojt>nnt> des mers. — L'Océan recouvre un vaste ensemble de surfaces déprimées qui, si la mer venait à disparaître, s'offriraient à nous dans des conditions de relief relatif analogues à celles des continents, à cette différence près que, les agents atmosphériques n'ayant pu y faire sentir leur puissance, les grandes ondulations du terrain ne seraient pas interrompues par des accidents secondaires.
Bien que le volume des mers dépasse de beaucoup celui de la partie émergée de l'écorce, les plus grandes profondeurs océaniques dont exactement du mémo ardre que les plus hautes montagnes. On admettait, jusqu'à ces derniers temps, que les grands fonds de l'Océan pouvaient atteindre 15000 métrés. Mais on a reconnu depuis que ce chiffre extrême n'était imputable qu'à l'imperfection des méthodes de sondage. Aujourd'hui les mémorables campagnes du Challenger et du Tuscarora nous ont appris que nulle part la profondeur des mers n'est sensiblement supérieure à 8500 mètres, c'est-à-dire au chiffre qui exprime, à 300 mètres près, l'altitude des plus hautes cimes de l'Himalaya.
En revanche, la moyenne des profondeurs mesurées est fort au-dessus de l'altitude générale des continents. Pour s'en faire une idée, il suffît de consulter la carte des profondeurs océaniques, publiée en 1878 par M. Berghaus dans la nouvelle édition de l'atlas de Stieler. Si l'on mesure sur cette carte, en tenant compte des déformations résultant du mode de projection, la surface occupée par les diverses zones et qu'on rapporte les profondeurs au kilomètre et non au mille marin, on trouve les résultats suivants :