OCCUPÉES
PART
DANS L'ALTITUDE MOTENNE
Ensemble.
Mètres.
Pour établir ce calcul, on a appliqué à chaque zone la moyenne arithmétique des altitudes extrêmes, en donnant à la dernière le chiffre de 7500 mètres. Il
n'y avait, en effet, faute de documents plus précis, aucune raison de procéder autrement. On voit donc qu'en se bornant à un nombre rond, on peut dire que la profondeur moyenne des mers est de quatre mille mètres, soit près de sept fois l'altitude moyenne que nous avons admise pour les continents (1). Tenant compte de la différence des surfaces respectivement occupées par la tenue ferme et les océans, on déduit de là que le volume des mers est d'à peu près dix-neuf fois celui de la partie émergée de l'écorce. D'après cela, si toute la masse des continents était uniformément étalée sur le fond de la mer, elle n'élèverait le niveau de l'eau que d'environ 200 mètres. Mais cette surélévation, en faisant déborder l'Océan sur le globe tout entier, se réduirait à 150 mètres. Ainsi, la surface terrestre devenue une nappe d'eau ininterrompue, à 150 mètres au-dessus de son niveau actuel, tel serait le résultat de la disparition totale des terres émergées.
Répartition réciproque de* profondeurs et des altitudes. — - Pour rendre
sensible aux yeux la distribution des profondeurs océaniques, nous nous servirons d'un diagramme (fig. 4) analogue à celui qui résume la répartition des reliefs
Wù**au,d* la, mer
Fig. 4. — Diagramme indiquant la répartition des profondeurs océaniques.
continentaux (fig. 5). La comparaison de ce diagramme avec le précédent est instructive. Tandis que la courbe des altitudes continentales tourne constamment sa convexité vers la ligne du niveau de la mer, celle des profondeurs océaniques n'est convexe qu'à ses deux extrémités; depuis 1000 jusqu'à 6000 mètres, elle est manifestement concave. De plus, si les fonds de 7000 à 8500 mètres sont
(1 ) Ce chiffre est supérieur à celui qu'admet M. Richard Andrée, qui, dans le texte explicatif de la 7* livraison de son nouvel atlas, donne 3438 mètres pour la profondeur moyenne des océans, le chiffre du Pacifique étant 3887 B ; mais la carte du Pacifique, jointe à cet atlas, laisse voir clairement que presque toute la surface de cet océan appartient à la zone de 2000 à 3000 brasses (c'est-à-dire de 3700 à 5500") et qu'il y a autant de portions ayant plus de 3000 brasses qu'il y en a au-dessous de 2000. Or dans toute la partie comprise entre 2000 et 3000 brasses, la plupart des sondages indiqués sur cette carte se rapportent à des profondeurs supérieures à 2500 brasses (4000") ; nous ne voyons donc pas de raison pour restreindre* autsnt que l'a fait II. Andrée, la profondeur moyenne du Pacifique et nous préférons nous en tenir au chiffre que nous avons conclu d'une mesure, aussi approchée que possible, des surfaces occupées par les diverses zones.