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Calcaire sableux i Cytherea Verneuïli

3. Plaquettes pétries à'Opcrculina ammonma du sommet de la falaise de la Chambre d'Amour.

2. Grès durs, calcarifères et sables gris et jaunes de la Chambre d'Amour, à Opereulinm amm nxa% Schizaster rimosus, S. vicinalis, Scalaria Pellat i.

i. Calcaires sableux à bancs pétris de Nummuliles intermedia, avec Eupatagu* omatus, Echimlampas subsimilis, Scutella subtêtragona, Cidaris strialo-granosa.

Ajoutons que le classement exact des assises nummulitiques pyrénéennes soulève encore plus d'une difficulté. Placées autrefois â la base même (h groupe tertiaire, au point que quelques géologues en avaient fait une dépendance du crétacé, particulière à la région méditerranéenne, les couches de Biarritz ont été ultérieurement rangées au sommet de l'éocène, mais sans qu'il soit facile de préciser leurs équivalences avec le bassin de Paris.

Landes. — Aux environs de Dax, à Gaas, on observe, relevées sous un angle assez notable, des couches de marnes et de grès sableux, dites faluns bleus, avec nummulites, que la présence de N a tic a crassatina avait d'abord fait attribuer au calcaire à astéries, c'est-à-dire, comme nous le verrons plus loin, au miocène inférieur. Cependant la nummulite la plus répandue dans ce gisement est iV. intermedia, c'esl-à-dire l'espèce des couches à Eupatagus de Biarritz. D'autre part, à Meilhan dans le Lot-et-Garonne, un banc de N. intermedia offre Onthium diaboli, fossile dont la place, dans le nummulitique alpin, est certainement éocène (2) ; il est donc fort possible, comme M. Tournouôr inclinait à le croire (3), que les couches de Gaas, à Numm. planulata, N. Garancensis, N. intermedia, soient distinctes du calcaire à astéries et occupent une position analogue à celle du calcaire de la Brie, ce qui expliquerait, sans recourir à un mou-

(1) Bull. Soc. géoL de France, S- série, XX, p. 675.

(2) lbid., 2- série, XXY1, p. 974.

(3) ÎNous devons cette information à N. Douvillé.

ËOCÈNE. PYRÉNÉES, CORBIÈRES. 1017

vement ultérieur, qu'elles aient été relevées par le grand soulèvement pyrénéen.

Ariége. Haute-Garonne. — Dans l'Ariège et la Haute-Garonne, on peut d'après Leymerie, distinguer, au-dessus du garumnien (1) :

1° 60m de calcaires blancs à miliolites, avec Cerithium garumnicum, Natica brevispira, Nerita conoidea, etc., que couronne une marne à Ostrea uncifera.

2° 120m de calcaires marneux et de calcaires compacts, avec Terebratula Montolearensis et Spondylus eocwnus, se terminant par des assises marneuses pétries d'Alveolina subpyrenaica.

3° 150 à 200m d'assises de couleur rousse, débutant par un calcaire à Operculina granulosa, que recouvrent, d'abord un grès calcaire marin, puis le poudingue de Palassou. A Àurignac, un calcaire occupant la même position que la couche à operculines est pétri de Nymm. Leymeriei et N. globulus.

Lorsqu'on suit vers l'ouest les assises nummulitiques, on les voit partout s'enfoncer sous le poudingue de Palassou, qui partage leur inclinaison et forme, suivant l'expression de Leymerie (2), c comme une cuirasse à l'extérieur des Pyrénées, dont il constitue le dernier élément ». Ce poudingue, indice des mouvements du sol, favorables à l'action des agents atmosphériques, qui préparaient déjà le grand soulèvement pyrénéen, commence, dans la Haute-Garonne, à offrir des intercalations de calcaires d'eau douce avec mammifères.

Dans l'Ariège, à la base des poudingues de Palassou, on trouve, à Sabarat et au Mas d'Àzil, des calcaires à Cyclostoma formosum et Planorbis planulatusfi). Dans les Corbières, des lits discontinus de combustible se montrent au même niveau. Des ossements de Palœotherium attestent d'ailleurs que les poudingues correspondent au gypse parisien.

Corbière*, Carcamonne, Quercy. — Les couches nummulitiques des Corbières, superposées au garumnien rutilant par l'intermédiaire du calcaire lacustre à Physa prisca, débutent par des calcaires de couleur sombre, à miliolites, très peu développés, que recouvrent des calcaires à alvèolines et Amblypygus dilata tus y supportant des marnes bleuâtres ou grisâtres à Operculina granulosa et Trochocyathus et des calcaires marneux avec Nummulites atacica, JV. globulus. Ceux-ci sont couronnés par des grès et finalement par le poudingue de Palassou (Couiza, Coustouge). Dans la Montagne Noire, au mont Alaric, l'assise à miliolites manque et le calcaire à physes de Montolieu, certainement suessonien et peut-être l'équivalent du calcaire de Rilly, supporte 100m de calcaires à Alveolina subpyrenaica, A. melo, Nerita Schmidelliana, Nummulites Ramondi, etc., dits calcaires à mélonies. La partie supérieure de ces calcaires, sur 30m d'épaisseur, contient plusieurs bancs d'Ostrea stricticostata. Les marnes à operculines y font défaut (4).

(1) Voir aussi Hébert, Bull. Soc. géol. de France, 3* série, X, p. 564.

(2) Éléments de géologie, lfc78, p. 479.

(3) Pouech, Bull. Soc. géol. de France, 2B série, XVI, p. 381. — Leymerie, id., 5° série. IL p. 79.

(4) Hébert, Bull. Soc. géol. de France, 3* série, X, p. 38t.

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