ÉOCÈNE. LANGUEDOC, PROVENCE
gosa, 5 étant l'équivalent du calcaire de Brie, sans doute avec la mollasse de Villebramar (Agenais) à Anthracotherium magnum et Paloplotherium. Hais il n'est pas impossible que ces derniers termes empiètent plus ou moins sur la période miocène, dont le début ne parait avoir produit aucun trouble sensible dans les dépôts d'eau douce de la région.
Hérault. — Le travertin blanc de Saint-Gély, près de Montpellier, appartient, selon M. de Sa port a, au début de l'éocène. Sa flore, très analogue à celle de Sézanne, comprend Marchantia Sezannensis, Flabellaria gelyensis, etc.
Au-dessus se placerait une barre calcaire, ordinairement superposée au garumnien et contenant, à Valmail largues, des ossements de Lophiodon avec Bulimus Hopei et Strophostoma lapicida. Ce calcaire est surmonté par un grès, très analogue au grès de Carcassonne, supportant des lignites à Palœotherium et à Xiphodon. Enfin M. de Rouville signale au-dessus de ces lignites, à Grabels, un calcaire où s'observent, à différents niveaux, Strophostoma lapicida et Planorbis pseudoammonius. Ce calcaire, d'ailleurs couronné par un conglomérat à Anthracotherium, ne pourrait donc appartenir qu'à l'éocène supérieur.
Provence. Calcaires laenstres inférieurs. — On se rappelle qu'en Provence le garumnien ou crétacé supérieur se termine par un étage rutilant, superposé aux calcaires de Rognac. Aux trois quarts de la hauteur du massif de marnes rouges apparaît un calcaire dit calcaire de Langesse, que M. Malheron (i) rapporte au début de l'éocène et où l'on recueille Physa prœlonga, P. Draparnaudif Planorbis subcingulalus, Limnœa obliqua. Plus haut et couronnant les marnes rouges, s'observent d'abord le calcaire lacustre du Cengleetde Vitrolles, puis le calcaire du Montaiguet, caractérisé par Strophostoma lapicida, Bulimus Hopei, B. subcylindricus, Limnœa aquensis, Planorbis pseudo-rotundatus, Hélix Marioni. Au-dessus se place le calcaire blanc et compact de Cuques, que ses fossiles, Limnœa Michelini, Planorbis Leymeriei, Achatina Marioni, permettent de ranger sur l'horizon des couches de Saint-Parres.
Vallée du Rhône. Environs d'Aix. — Les dépôts tertiaires les plus anciens de la vallée du Rhône sont des sables siliceux avec argiles bigarrées, souvent réfractaires et de nuances très vives, contenant de nombreuses concrétions gréseuses ou jaspoïdes, parfois des calcaires à moules de coquilles d'eau douce. La plus grande épaisseur de celte assise est de 60m à Saint-Paul-Trois-Châteaux. Antérieure aux couches paléothériennes d'Apt et d'Aix, elle a été classée, mais avec doute, par H. Fontannes (2), à la hauteur des sables de Beauchamp.
L'intéressante série tertiaire des environs d'Aix (5), qui s'étend transgressivement sur tous les dépôts sous-jacenls (4), débute par un conglomérat de rivage, à cailloux jurassiques ou infracrétacés, remplacé, dans le centre du bassin, par des marnes rouges avec grès. Au-dessus apparaissent des calcaires blancs, sou-
(1) Bull, de la Soc. géol. de France, 3° série, IV, p. 428.
Ci) Les terrains tertiaires de la région delphino-provençale, 1881, p. 2t.
(3) Terrain sextien de M. de Rouville (1853).
(4) Col lot, Description géologique des environs d'Aix, Montpellier, 1880.
tcbI i ila pyromaque et des marna» grises, t bancs de gypse et végétaux fossiles. ' ligniles de la Dèbruge, subordonnés an gypse de Carias, près «TApt, h l P. enan, P. «ednn*, P. esrnun, Xipkodom eracâV, M i parmeani, sont considérées cmbm éaaé
La flore des gypses d'Aix, étudiée par M. de Saporta (I). atteste nu il ri| Provence, i cette époque, une chaleur et me sécheresse i ilifam i. sa ai suspendre la végétation pendant la seconde moitié de l'été et de dey- an essences forestières comme le ferait aujourd'hui le froid de l'hiver; le des eaux lacustres offrait d'ailleurs des variation* comparables à celki < africains. Tandis que la saison hivernale développait les gm.ii.aj. Laan naaaaauau. Pûtacxi, Cents, le printemps fanait fleurir les JVanepAaMet Ai attendant le calme de la saison chaude. Les mêmes conclusions résultent, M. 0ustalet(3), de l'étude des insectes, si abondants au milieu des plana la formation gypsucre d'Aix. Les espèces caractéristiques de la flore ■ sort CaffitràJbnaauavtt, WMrimgtamm arseaasAaJia, seusna taaiaaoaîi. f iiiiifitii awaeaaât, Crrcût anniana. Cn | jauâat ttphtiota, surpris sans doute au milieu du lac d'Aix par des éaa méphitiques, jonche certains bancs de ses empreinles bien nannenèl celles de Smerék auaafn, à coté des moucherons, des papillons, des H des fourmis ailées et des abeilles.
Le gypse d'Aix est recouTert par des couches à cyrènes et à Camus ; qui le séparent des premiers sédiments miocènes.
TTFSJt U>ia»UT«(VM an x. xocatuss
■ *m Jaw et a* la an*— e. — La région du les contrées voisines sont recouvertes, sur une grande partie de leur i par des argiles rouges bolus des jêolo^ues jurassiens . contenant, son de nids, les minerais de fer en grains dits j ixiitkifme» ou fto&aera. Tri dante à l'étal de remplissage de poches et de feules dins les calcaires que*, notamment dans le rai de bèlêmont. celte formation, où le caka gypse sont souTenl représentés, a reçu, à cau«e de li présence du fer. le (errata nâVrurtbUfae.
La forme des grains de minerai de Ter les avait fait qualifier de anaurro farâw. avant qu'an eut reconnu a leur texture concretionnêe et conee
DÉPÔTS SIDÉROLITHJQUES. 1021
l'ils n'avaient subi aucun transport (1). Il semble que les sources minérales' snt dû jouer un rôle important dans la production de ces dépôts, dont l'âge t d'ailleurs fixé par les ossements de mammifères qu'ils contiennent et qui nt ceux de l'éocène moyen et supérieur, notamment Palxotherium magnum, médium, Anoplotherium commune, A. gracile. M. Greppin (2) attribue ce lerin à des éruptions boueuses et chaudes contenant de l'oxyde de fer, du maninése, de la silice, de l'alumine et des vapeurs sulfureuses ; ces émanations, faisant jour par des crevasses, se seraient répandues en éventail dans les ♦pressions du sol. Le même auteur signale, à la partie supérieure du terrain dérolithique, un poudingue à galets impressionnés, de provenance ju rasque et Iriasique, très semblable à la nagelfluh miocène, à ciment calcaire, ferigineux ou siliceux, avec de nombreux grains de limonite. Un calcaire d'eau douce est souvent associé au sidérolithique qu'il recouvre. î calcaire, dans le Jura, contient Charahel ictères, C. Greppini, des limnées, des lanorbes et comprend le calcaire à Limnxa longiscata de la vallée de Joux (i). ir le même horizon se placent le calcaire marneux et siliceux de la Vaivre, ins la Haute-Saône, à Limnsea longiscata et Planorbis planulatus, et celui de îlleneuve, Magny et Vesvrotte (Gôte-d'Or), contenant les mômes fossiles, avec tinerai pisiforme enclavé (3). Dès 1834, Thirria signalait, au-dessus du minerai isolithique de Charmont (Doubs), une marne tertiaire, épaisse de 27m, avec gnite et Neritina, Paludina, Planorbis.
La formation sidérolithique joue un grand rôle dans les départements de l'est, 'est elle qui fournit la plupart des minerais de fer de la Franche-Comté. Elle i poursuit en Alsace, en Bourgogne, et on en trouve des lambeaux dans la ièvre, sous la forme de brèches rougeâtres à ciment calcaire, avec limonite, lex pyromaque et cailloux jurassiques. On y peut rapporter une série de coudes d'argiles blanches, jaunes, marbrées, rouges, bleues ou vertes, mélangée e sables siliceux et formant, sous la plaine de la Bresse, une nappe continue, uissante de 28m à Bourg (4). En général, les sables siliceux occupent la base u sidérolithique de l'Ain. Le minerai vient ensuite, recouvert par le bolus ou îs argiles bigarrées avec gypse, d'une puissance de 30 à 40m. Les marnes gypsi- ;res y sont fréquemment enclavées entre deux calcaires d'eau douce à planores, hélices et graines de Chara.
Dépôts •idéroiithiques du Berri. — Le terrain sidérolithique a laissé des* •aces importantes dans le Berri. Au centre du bassin, dans la vallée de l'Aubois omme aux abords de Bourges, à Saint-Florent et à La Chapeïle-Saint-Ursin, il st constitué par de la limonite en grains pisiformes et concrétionnés, associés à ne faible proportion d'argile et mélangés de quelques grains de quartz. Sou- Ci) Bull, de la Soc. géol. de France, 2* série, XII, p. 765.
(2) Schardt, Bull. Soc. vaudoite, 1880, XVI, p. 609.
(3) Tournouër, Bull, de la Soc. géol. de France, 2* série, XXIII, p. 790.
(4) Benoit, Bull. Soc. géol. de France, 2* série, XVI, p. 439; XVII, p. 387.
vent, dans le voisinage du minerai, on observe des marnes farineuses ou crishi- Unes, provenant dû métamorphisme des calcaires jurassiques sous-jaceots. b plusieurs points, le minerai pénètre en poches dans ces calcaires» que 1» tenations ferrugineuses ont durcis et fortement rubéfiés au contact. Souvent k mélange du minerai en grains et de la marne est intime et donne lies i m roche dite ccutillot ou castillard. Sur le bord occidental du bassin, à MaMijtf dans la vallée du Barangeon, la masse principale du dépôt est une argile dae. bariolée, imprégnée de silice et d'opale, empâtant des silex plus ou moins roak qui proviennent du conglomérat à silex sous-jacent. Dans ces argiles sont fe| nodules géodiques de limonite, passant latéralement au minerai en grains.
L'argile sidérolithique est régulièrement recouverte par un calcaire lacustre,
tantôt marneux, tantôt fournissant de la pierre à chaux et du moellon, taoil
j enfin compact, caverneux et donnant d'excellentes pierres de taille (SainftAi
rent). La texture de ce calcaire est massive; on n'y observe que des débris ip près indéterminables de limnées et de planorbes. Sur certains points, la rtck| est imprégnée de calcédoine et d'opale et donne un bon caillou d'empierrerne* parfois, comme à Quincy, elle est colorée en rose.
Le calcaire lacustre du Berri est intimement lié aux dépôts de minerai de fer en grains qu'il recouvre. Ces minerais eux-mêmes sont subordonnés à des dép* d'argiles et de sables argileux qui, remontant dans la vallée du Cher jusqn'i delà de Montluçon, se rattachent aux lambeaux de terrain tertiaire du Platoa- Central (arkoses de Bellac et de Limoges) ; ceux-ci, à leur tour, se relient venk nord aux dépôts sidérolithiques de l'Indre, de la Vienne, vers l'ouest à ceux de h Charente, vers le sud à ceux du Périgord, c'est-à-dire aux sables granitiques avec minerais de fer et de manganèse de Thiviers et d'Excideuil (1).
Des lambeaux d'un calcaire lacustre analogue à celui de Saint-Florent et de l'Àubois se retrouvent, dans la vallée de la Loire, à Bannay, à Cosne, à Chitillon et à Briare. Ce sont des calcaires durs, en bancs puissants, fournissant une bonne pierre de taille. On peut les considérer comme le prolongement méridional du calcaire de Château -Landon. Le point extrême où on les observe au sd est la localité de Bèard, près Decize.
Un dépôt lacustre un peu plus ancien est celui du calcaire et des marnes i Lophiodon des Prunes près Argenton (Indre), dont l'horizon parait être celui du calcaire grossier supérieur.
Dépôts des Causses. — Il est probable qu'il convient de rattacher à la formation sidérolithique les filons et les amas de sables grossiers et d'argiles rutilantes, avec minerai de fer, qui traversent les calcaires jurassiques des Causxt de la Lozère (2). La limonite, presque toujours manganésifère, s'isole en masses, en rognons ou en grains et quelquefois agglutine les graviers. Les gites se coordonnent suivant la direction des principales failles de la contrée. Seulement
(1) Douvillé, Bail, de la Soc. geol. de France, & série, IV, p. 100.
(2) G. Fabre, Bull. Soc. géoL, 3« série, III, p. 500.
PHOSPHORITES DU QUERCY. 1025
i rémission de ces matières peut s'être prolongée sensiblement au delà des limites i de la période éocène.
i Pboaphorites du Qucrcy. — Les dépôts de phosphorite ou phosphate de ; chaux, si répandus dans le Quercy, constituent un ensemble très analogue, à , beaucoup d'égards, à la formation sidérolithique et paraissant, comme elle, appartenir, au moins en majeure partie, à l'éocène supérieur. Ces dépôts occupent des fentes dans les calcaires jurassiques et, comme Ta fait observer H. Peron (1), ils sont sous la dépendance étroite des gisements éocènes voisins. ( On ne les trouve que dans la région des hauts plateaux calcaires qui ont été parcourus par les eaux douces de l'éocène et presque toujours dans le voisinage immédiat des ilôts tertiaires demeurés en place. Ces ilôts ne dépassant jamais 350" d'altitude, il serait inutile de chercher des poches à phosphate sur les plateaux jurassiques plus élevés.
. Les poches sont très variables. Il y en a qui ont 55m de diamètre ; d'autres, comme celle de Pindaré, sont des crevasses de 3 à 6m, se poursuivant en ligne droite sur 90m. Les directions dominantes sont E. N. E. et 0. N. 0. Toutes les poches connues se terminent en pointe dans la profondeur, tandis qu'elles s'évasent près de la surface (2). En général, leur partie supérieure est riche en argiles rouges et marnes avec limonite pisolithique. Plus bas domine le phosphate de chaux concrétionné, zone, souvent transformé en fausse turquoise. Le chlore et le fluor s'y rencontrent, mais en proportion moindre que dans l'apatite; le brome est en traces presque inappréciables; mais certaines brèches contiennent beaucoup d'iode.
Faune des phosphorite». — Les ossements sont surtout abondants au milieu des argiles ; des reptiles, batraciens et ophidiens, ont été transformés en phosphate, y compris les tissus mous ; il a dû y avoir substitution rapide, à température peu élevée, dans des eaux d'une faible acidité (3).
L'âge des phosphorites se trouve fixé à la fois par les coquilles de mollusques et par les ossements. À Lamandine, près de Caylux, M. Peron a trouvé, dans une marne à phosphate, Cyclo&toma formosum, Lirnnxa ore-longo, Planorbin cornu, c'est-à-dire les fossiles du ligurien de l'Aude. Une trouvaille analogue a été faite à Beduer par M. Delfortrie. Quant aux mammifères, parmi lesquels on avait cru voir un mélange de faunes très diverses, ils appartiennent en majorité aux genres caractéristiques de l'éocène supérieur, Palxotherium, Anoplotherium, Xiphodon, Hyœnodon, Cynodictis, Cebochœrus, etc. D'après M. Filhol, sur 58 genres découverts, 14 sont nouveaux et 25 connus dans le gypse. On a recueilli un seul lémurien, Necrolemur antiquus, dévoilant des affinités africaines, que confirme l'étude des reptiles des phosphorites, en même temps que les mollusques, glandinides, cyclostomides et limnéides, dénotent un climat
(1) Bull, de la Soc géol. de France, 3* série, II, p. 111.
(2) Filhol, Ann. dette, géologiques, 1876.
(3) Filhol, loc. cit.
chaud et humide. La présence des genres Cxnotherium, Amphiêragulm», Amtherium indique aussi le voisinage de l'époque miocène. Aussi semble-t-il légitime de conclure que la formation des phosphorites s'est prolongée peubai plusieurs époques successives, depuis l'âge des gypses jusqu'aux premières lueurs de la période miocène. Quant au mode d'enfouissement des vertébré* dans les fentes à phosphate, il parait avoir été immédiat, sans doute sous l'influence de vapeurs nuisibles qui asphyxiaient les animaux venus pour se désaltérer aux sources ; car de nombreux squelettes sont entiers, et ni les os des ruminants ni ceux des rongeurs n'offrent de traces d'incisions par la dent des nombreux carnivores auxquels ils sont associés.
En résumé, la formation des phosphorites, aussi bien que celle des dépôts sidé* rolithiques, est un phénomène auquel les actions internes ont au moins puissamment contribué. La légitimité de leur intercalation dans la série sédimataire est donc contestable ; ce sont des formations mixtes, où les agents extérieurs ont eu leur part et où les fossiles sont venus dater, pour ainsi dire, des émissions dont l'abondance a sans doute été en rapport avec les grands mouvements qui se préparaient alors dans le sol de l'Europe.
TY BS ÉTRAHOERS DIVERS DU SYSTÈME ÉOCfcVE
Alternat** dm Nord. — Formation HgBltlfére. — L'éocène supérieur est représenté dans l'Allemagne du Nord par un ensemble lignitifère, qui se poursuit depuis les bords de l'Elbe jusqu'à Kônigsberg et Cracovie. Ce sont des couches, généralement meubles, de galets quartzeux roulés, parfois agglomérés en poudingues, de sables siliceux, de grés quartzeux en bancs réguliers ou on nodules ; d'argiles et de schistes argileux gris, souvent riches en plantes fossiles et enfin de lignite ; ce dernier est très variable de composition et de texture ; l'une de ses variétés, connue sous le nom de pyropissite, est exploitée à Weissenfels pour la fabrication de la paraffine.
Les gisements de lignite sont tantôt lenticulaires, tantôt sous forme de couches dont la puissance moyenne est de 2 à 6m, quoique, par exception, elle atteigne 30m au Meissner et 50m à Zittau. Dans la Saxe, notamment aux environs de Halle, l'éocène lignitifère (oligocène inférieur des Allemands) repose directement sur les roches porphyriques.
Le lignite est surtout formé de conifères et en particulier de cupressinées. Presque tous les gisements qui entourent le Ilartz sont constitués par des tiges de Taxites Ayckii et Taxoxylon Gœpperti; ceux de Silésie, de Cuppresainaxylum ponderosum, C. protolarix, etc. : ceux de Leipzick de Séquoia Couttsiœ avec Palmacites et Betula. En revanche, les argiles et les grès qui encaissent les Iignites sont surtout riches en restes de dicotylédones angiospermes, Quercus, Laurus,