‹ Traité de géologieChapitre 455 sur 533 · GRAVIERS D'ALLUVION · texte numérisé non relu

GRAVIERS D'ALLUVION

à un moment donné, de notables différences. Aussi la classification qui vient d'être indiquée ne doit-elle être appliquée qu'avec une très grande circonspection, surtout lorsqu'il s'agit d'alluvions qui ont pu subir des remaniements et des mélanges.

Industrie néolithique. — Quant à la phase néolithique, qui se relie par des transitions insensibles aux époques historiques, elle parait, au contraire, assez nettement séparée des précédentes pour que beaucoup d'auteurs admettent un hiatus complet. Les restes de l'homme et les témoignages de son industrie, où le bronze s'unit bientôt à la pierre polie, ne s'y montrent associés qu'à des animaux domestiqués, qui faisaient défaut dans les autres phases. Peut-être l'Europe a-t-elle été dépeuplée, à la fin des temps paléolithiques, par la rigueur du froid, en attendant un radoucissement à la faveur duquel une population nouvelle, venue de l'Orient avec sa civilisation propre et déjà adonnée aux travaux agricoles, aurait pris de nouveau possession du pays. Cela ne veut pas dire que cette population ait ignoré l'usage des éclats de silex, ni que la poterie grossière, dont elle se servait, ait été complètement inconnue du chasseur paléolithique. Mais il semble que, sur notre sol, les deux civilisations ne dérivent pas directement l'une de l'autre.

Hede de description des dépots. — Le caractère des dépôts quaternaires est leur grande ressemblance, sur quelque point de notre hémisphère qu'on les observe. Produits à la surface, sous l'influence de conditions climatériques identiques, ils se réduisent à un petit nombre de types, partout les mêmes et souvent englobés sous la dénomination de diluvium. Au lieu donc de procéder, comme nous l'avons fait jusqu'ici, par la description de types régionaux, nous chercherons à faire connaître, pour chacune des variétés de dépôts quaternaires, les caractères généraux de composition et de gisement. Après cela nous nous efforcerons de reconstituer, autant que la chose est aujourd'hui possible, l'histoire de l'époque quaternaire, au moins pour l'Europe et pour l'Amérique du Nord.

Les dépôts quaternaires ou diluviens varient suivant les conditions générales du sol où on les observe. A ce point de vue nous distinguerons: 1° les régions peu accidentées de la zone tempérée; 2° les massifs montagneux de la même zone et leurs abords ; 3° les parties septentrionales de notre hémisphère.

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