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ANCIEN» EXTENSION DES GLACIERS

Alluvion ancienne. — Dans les régions montagneuses, par exemple dans les Alpes, les dépôts quaternaires consistent principalement en moraines et conglomérats glaciaires, habituellement superposés à "une nappe de cailloux roulés qualifiée d'alluvion ancienne et reposant directement, à Genève, sur la mollasse. 11 n'est aucunement prouvé que cette alluvion soit quaternaire, auquel cas elle serait tout au plus de l'âge de YElephas antiquus. Peut-être appartient-elle au pliocène supérieur à E. meridionalis. En effet, ce dépôt, dans les environs de Genève, occupe des altitudes qui peuvent différer parfois de 200 à 500m (2). Pour M. Lory (3), la régularité de cette alluvion, dans les vallées de la Suisse et du Dauphiné, est telle qu'on doit la considérer comme le résultat d'un phénomène très général, ayant amené la mer jusqu'au pied des Alpes, où ses eaux se mêlaient à celles des torrents. Plus tard, un relèvement se serait produit, par suite duquel les vallées, d'abord remplies d'alluvions, auraient été affouillées sur une profondeur capable d'atteindre 300m.

Preuves de l'extension glaciaire. — Bloes erratiques. — Par dessus

l'alluvion ancienne vient le terrain glaciaire, véritable boue morainique à cailloux striés, résultat des oscillations de glaciers qui, au moment de leur plus grande extension, couvraient la majeure partie du massif alpin, lançant des émissaires de glace jusqu'aux portes de Lyon. La preuve de cette ancienne exten-

(1) Ou, plus exactement, Kjoekkenmoeddinger.

(2) Alph. Favre, Bull, de la Soc. géol. de France, 3« série, V, p. 465.

(3) Bull, de la Soc. géol. de France, 3- série, V, p. 468.

pour les blocs alpins l'office de relayeurs, les ont distribués tantôt dan de Pontarlier, tantôt sur les pentes du mont Poupet (i).

De nombreux blocs erratiques alpins ont ainsi parcouru des distan et même 500 kilomètres. Les plus gros sont le Pflugtlein, originaire glaron aises, aujourd'hui échoué près de Zurich et dont la hauteur ai la P'erre-n-Bot, venue du Valais et perchée sur le Jura, près de N< 16m de long sur 5" de large et lô™ de haut. Enfin la pierre des Mann di' Monlhey, originaire du Val Perret, a 20™ de long sur 10" de large < autant de haut.

Aneirn giurirr d* Rbo««. — L'étude attentive des blocs errât anciennes moraines et des roches striées ou polies a permis de re avec une grande exactitude la géographie des glaciers quaternaires. mieux connus est celui du Rbône, décrit par MM. Faisan et Chant i glacier a semé ses moraines sur 400 kilomètres, depuis le Svhneest le Haut Valais, jusqu'au plateau des Dombes et au coteau de Fourvièn de Lyon. Ses névés s'élevaient à 5550™ d'altitude et sa puissance ven surait en certains points de 1200 à 1(180™, selon M. Alph. Favre. S s'ahaissail assez rapidement à la sortie des massifs montagneux et t de 1100° d'altitude â la montagne de Lâchât, dans le Bugey, aux en Ô00m, à Fourvières et a Bourg. La partie supérieure des conglomérat vions de la Bresse est due à ce glacier, dont la moraine frontale form; débouché dans la plaine, un immense cône de déjection, étalé en èr< une étendue de 100 kilomètres entre Vienne et Bourg. Des blocs énorm charriés par la glace jusque dans ces parages. A Belley, un bloc de p moitié détruit cube encore 378°'-' ; à Luzieu, un autre de même nalur 250""- ; au Rancè, à l'est de Trévoux, sur le plateau bressan, c'est brune, granité porphyroïde alpin de 1 00 mètres cubes. Aux environs d les déjections du glacier du Rhône se mêlent plus ou moins avec celle:

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