PRÉCIPITATIONS ATMOSPHÉRIQUES QUATERNAIRES
sentent les traces de l'habitation de l'homme dans les contrées Scandinaves aussitôt après la retraite des glaces et l'émersion du sol. 11 paraît donc naturel d'admettre que la partie supérieure du terrain erratique du nord s'est déposée en même temps que le dernier boulder-clay anglais, c'est-à-dire après l'extinction des grands pachydermes. 11 est vrai qu'on a quelquefois prétendu que le loess allemand recouvrait le terrain erratique (1). Mais cette superposition, là où elle peut être observée, n'a lieu sans doute que sur le diluvium ancien, à moins qu'elle ne doive s'expliquer par le glissement ultérieur d'une masse aussi facile à déplacer que la boue du loess. D'ailleurs les géologues belges ont établi d'une manière péremptoire (2) que le sable de la Campine, équivalent du diluvium sableux de la Néerlande et de l'Allemagne du Nord, reposait sur le limon hesbayen à Elephas primigenius et ne pouvait, par conséquent, appartenir qu'à l'âge du renne.