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CHRONOLOGIE DES ÉRUPTIONS

2° P. granulitique, s' étendant du silurien au dévonien, caractérisée par les granités à mica blanc, les granulites et les pegmatites, ainsi que par des filons et des coulées de diorite et de diabase, avec tufs correspondants. Le type porphyrique y est représenté par Yelvan.

3° P. porphyrique, débutant, avec le commencement de l'époque anthracifère, par les porphyres granitoïdes, bientôt suivis des coulées de porphyre noir (orthophyre) et de porphyrite, avec tufs subordonnés, et des émissions de porphyres quartzif ères à pâte microgranulitique, qui coïncident avec l'époque houillère. Enfin la période se termine, avec le dépôt des houilles supérieures, par les épanchements d'eurite et par la sortie de roches trappéennes.

4° P. mélaphyrique^ qui s'étend du permien au trias et comprend, avec les porphyres bruns à texture fluidale, les pyromérides et les pechsteins, une grande abondance de roches basiques. Ces dernières sont tantôt des melaphyres francs, à pâte compacte ou vacuolaire, tantôt des diabasophyres ou encore des euphotides et des variolites, accompagnées de serpentines.

Tandis que les roches basiques anciennes se présentent en nappes, les types acides affectent la forme de massifs irréguliers, ou plus souvent de filons, quelquefois très puissants. Mais les porphyres quartzifères, surtout ceux de la période mélaphyrique, forment aussi de véritables coulées.

Tels sont les traits généraux de la série éruptive ancienne ; mais la connaissance des détails est encore de trop fraîche date et trop incomplète pour qu'il soit possible d'entreprendre, pour chacune de ces périodes, une description historique détaillée. D'ailleurs leurs produits se pénètrent mutuellement et s'enchevêtrent dans un certain nombre de massifs anciens bien définis, où s'impose l'étude simultanée des éruptions successives. Nous nous bornerons donc à passer en revue quelques-uns de ces massifs en indiquant brièvement ce qu'on sait de leur constitution.

Éruptions modernes. — La même marche s'impose, à plus forte raison, quand il s'agit de la série éruptive moderne, où la succession des types est loin de présenter des caractères aussi tranchés que dans la série ancienne. Cela tient au rôle, relativement effacé, qu'y jouent les roches acides. Cependant les travaux de M. Michel-Lévy ont établi une certaine analogie entre la suite des éruptions acides dans les deux séries. Ainsi les liparites granitoîdes apparaissent les premières, dans l'éocène, comme si, à la faveur du long repos de l'ère secondaire, les dissolvants avaient retrouvé assez d'énergie pour reconstituer, sinon des types granitiques francs, du moins des roches granulitiques. Plus tard se montrent les dacites de Hongrie, en quelque sorte analogues aux microgranulites et aux kersantons, puis les porphyres à quartz globulaire de Ja Clotilde-Kluft, dans la même région et, enfin, les vrais trachyles et les rhyolithes, équivalent des porphyres pétrosiliceux permiens.

Si l'éocène des Apennins et des Pyrénées paraît offrir la trace d'émissions ophitiques ou serpent ineuses, c'est surtout avec le miocène aquitain en que com-

H3S ROCHES ERUPÏ1VES.

mence la grande phase volcanique dont la période pliocène a tu l'apogée. CM phase débute souvent par un épancbement de batalU, se poursuit par des en 8MM8 de rachyte et d'atuietile, et finît presque partout, i Hongrie comme en Auvergne et même aux ^EtaU-Ums, p un véritable déluge de bautlte, dont lea coulées, en « i froidissant, ont affecté en général la séparation prisnulia ou ■■ naire (fig. 563). Tantôt les prismes sont d'à admirable régularité, comme dans la grotte de Fîngal, ■ l'Ile de Slaffa, et aux environs de Murât, dans le Canti Fig. 56S. tantôt ils se disposent en éventail, comme on en voit'

coton*. b«.]ttot beaux amÊflm g,, Au,ergne et „„. le» bonla du Rhin, . encore transversalement aux parois des dykes, quand le basalte, au lien < former des coulées, a donné naissance A des filons. Lorsque les têtes des prisa viennent iffleurer dans une vallée, elles y forment une ta de pavage hexagonal, dit dunmee de* géant». Quelques les colonnes présentent une division horizontale en tronc* (fig. 564) qui les lait ressembler à des fromages emsfl {Grotte det fromage* de Bcrtrich-Baden).

En général, dans la série moderne, les types basiqi forment des coulées d'une étendue et d'une régulafi parfois remarquables, tandis que les types acides se ■ sentent plutôt i l'état de massifs, isolés par l'érosion faisant saillie au-dessus du terrain environnant, comme 1 dômes de l'Auvergne et bon nombre de rochers trachytiques ou phonoliliqs Ces rochers (volcans homoyènet de divers auteurs) sont des noyaux ersafi des sommets de cheminées ri épancheraient, autrefois sans doute entourés d* manteau de débris projetés, que le temps a fait disparaître. Ce n'est qn't approches de la période actuelle que les appareil» cratériformet se montn à nous dans toute leur intégrité. Pourtant, à en juger par le caractère et puissance de certains conglomérats, il n'y a pas de doute que des appan analogues aient existé à d'autres époques, notamment lors des éruptions pi cènes de l'Auvergne, où M. Fouqué en a d'ailleurs retrouvé des traces. M les grandes érosions quaternaires ont eu raison de ces amas de débris faciles a désagréger, et ceux-là seuls sont parvenus jusqu'à nous qui, fort après les temps glaciaires, n'ont pas eu A subir au même degré les nu attaques des agents extérieurs de destruction, si puissants, comme nous l'an vu, à l'époque du mammouth.

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