PLATEAU CENTRAL, MORVAN
diorites, interstratifiées au milieu des schistes cambriens et accompagnées de serpentine à Saint-Bonnet, près Matour. Dans le voisinage s'observe un granité qui a transformé les schistes sériciteux voisins en schistes tachetés ou mâclifères, et dans lequel la diorite se retrouve en fragments.
Aux environs d'Âutun, dans la localité des Epériaux, près Verrière, une diorite avec magnétite, hornblende et labrador perce les quartzites dévoniens.
Granulite. minette. Kersantite. El van. — * Tandis que le granité du Plateau central est intimement lié au terrain de gneiss et de micaschistes, dont il partage généralement les caractères orographiques, la granulite tourmalinifère ou le granité à mica blanc (granité à deux micas des auteurs) forme des chaînes de dômes arrondis qui, dans la Creuse, s'élèvent notablement au-dessus du terrain environnant (chaîne de Blond). Cette granulite, antérieure à la formation des couches carbonifères, qui en contiennent des galets, est considérée par divers auteurs comme ayant fait éruption à l'époque dévonienne. Beaucoup moins compacte que le granité ordinaire, elle se résout facilement en une arène où l'on Toit briller au soleil les paillettes de mica argentin. Plusieurs gîtes stannifères y sont liés, ainsi que les pegmatites et les kaolins du Limousin qui représentent, selon toute apparence, un mode spécial d'épanchement granulitique, arrivé au jour au milieu d'une abondance particulière d'émanations fluorées. Toutefois, il n'est pas démontré que toutes les pegmatites du Plateau central soient du môme âge, et il en est qui se séparent bien difficilement du granité ordinaire, au milieu duquel elles forment comme des veines de sécrétion. D'autre part, il est juste de reconnaître que cette fusion apparente des deux roches pourrait résul- '* 1er de ce que l'éruption de la granulite en filons, à travers un granité plus f,f ancien, a dû replacer ce dernier dans des conditions analogues à celles de son épanchement primitif.
Une granulite plus compacte s'observe en filons dans le granité du Puy-de- Dôme, par exemple à Coudes et au Tombeau de Pontgibaud.
Dans le Morvan, la granulite, toujours postérieure au granité, a percé des couches dévoniennes à Bourbon-Lancy et Cussy (i); mais elle ne parait pas avoir pénétré dans le système permo-carbonifère. Sa sortie a été accompagnée d'éruptions de minettes et de kersantites. En outre, lorsque cette granulite surgit au milieu du gneiss, elle s'y injecte en mille veinules, donnant lieu à une roche très particulière, saturée de silice, semblable au gneiss rouge de la Saxe et que M. Michel-Lévy a désignée sous le nom de gneiss granulitique. Le gneiss friable, à mica blanc et feldspath rose, des limites du Puy-de-Dôme et de la Corrèze, se montre associé à de grands filons quartzeux, avec mispickel, du genre de ceux qui accompagnent d'ordinaire les gites d'étain et de quartz aurifère liés au granité à mica blanc.
Le granité du Beaujolais est percé par des filons de granulite, de pegmatite et d'hyalomicte, qui n'entament pas l'étage anthracifère et dont les cailloux se
(1) Michel-Lé?y, Bull, de la Soc. géol. de France, 3- série» VU, p. 761.
HOCHES ÉRBPTIVKS.
retrouvent, avec ceux du granité, dans les poudingue» qui étage.
L'elvan qui n'est, comme on sait, qu'une variété compacte et porpfayriqoe à granulite, accompagne souvent celte dernière roche. Tantôt, comme dus b Creuse, c'est un elvan pétrosiliceux, parfois tout à fait corné; tantôt, corn dans le Puy-de-Dôme (Pranal, Maniât, Saint-Yvoine), c'est un véritable p» pbyre quartzifère, avec grands cristaux mariés d'orthose ou prismes à pinîte.
Porj.hjreu granltoldea. Orthiiphjre* et Hf«, — Les porphyres grWttlâia
de la Loire, dont il existe de beaux types à Boén, Urphè, Saint-Jusl, etc., ont* considérés par M. Grimer comme appartenant à la base même de l'étage antkncifère. La variété eurilique de Boën est la plus répandue.
La plupart de ces roches sont assez pauvres en quartz récent et offrent ■ passage graduel aux orthophyret (1), dont elles préparent la venue.
En divers points du Morvan, aussi bien que dans la Loire et dans l'Allier, la schistes antliracifères sont recouverts (fig. 565} par une puissante formation * tufs porpkyriques. A la base, «s toi Mbntjmn Mc*m«w URoeheM&ç- alternent avec des couches sentis-
ses où l'on observe parfois de 1»
thracite et des empreintes végéUlo.
Au sommet apparaissent des couke franches de porphyre noir ou ortfa- 1 phyre, à pâte souvent amorphe. Is
te; Î, gianu!ile;S, porphyre- noir; 1, tufa por- (ufs sont composés de fragments L«
,...,...jugs:I, whist™ rtiiiiariiiiesdi? vouions il, si-nules r °
et calcaires aiithracirêres; ]][, >i n ému rien ; IV, plia- brisés de quartz, d'oHllOse, d'olijt-
clase, de mica noir, cimentés pu une pâte calcèdonieuse (2). On leur a donné quelquefois, dans le Morvan, le ni* de roches vertes.
Les mêmes faits s'observent dans le Beaujolais, où l'étage anthracifére esi immédiatement recouvert par une porphyrite, fréquemment vacuolainv i pyroxène, formant la base d'une puissante assise de tufs orthophyriquet, »'« nappes plus ou moins discontinues d'orlhophyre.
Les tufs ont été souvent qualifiés de grès métamorphiques. 11 est certain que ii distinction n'est pas toujours facile entre les grès franchement sèdimentairrs di terrain carbunifère et les assises a la formation desquelles les phénomènes troptifs ont dû contribuer.
Porphyres qaar)>iri>reB. — Les porphyres quartziféres ù pâte m.u:roqrm*lr tique ont apparu, dans le Morvan comme dans la Loire, après le dépôt <fe couches antliracifères et leur sortie, en liions orientés N. N. E.-S. S. 0., correspond à la lacune qui sépare la formation de ces couches de celle des basiie