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PHÉNOMÈNES DE FRACTURE

DéOnUion des nions. — Les fentes des gites minéraux et métallifères sont, en général, assez bien définies comme parcours et prennent le nom de filons. V inclinaison ou pendage des filons se rapproche le plus souvent de la verticale; mais il peut en être autrement si, après l'ouverture des fentes, le terrain qu'elles affectent a subi de notables bouleversements. On donne aux deux parois d'un filon le nom d'éponies; celle qui, par suite du défaut de verticalité, s'appuie sur l'autre, porte le nom de toit, tandis que la seconde s'appelle mur. Fréquemment, le corps du filon est séparé du toit et du mur par une certaine épaisseur de ma-

GITES MINÉRAUX.

tières argileuses ou détritiques, formant ce qu'on appelle une salbande. 11 arri* souvent que les épontes d'un filon offrent des parties polies et striées, dites wiroirs de filons, résultat du frottement mutuel des parois, lors de la formation b la fente et du glissement du toit sur le mur.

La direction d'un filon est l'orientation de l'horizontale en chacun de $* points. Cette orientation comporte des variations de détail assez sensibles pov que, la plupart du temps, il convienne de s'en tenir à la pratique des anciens mineurs, qui évaluaient la direction en heures (hora) de la boussole, depuis zért jusqu'à 12,

L'inclinaison d'un filon est l'angle que fait avec l'horizontale la ligne de pte grande pente. La puissance est l'épaisseur, comptée normalement d'une épook à l'autre. Cet élément peut varier depuis l'épaisseur d'une feuille de papier, qi est celle des fentes imprégnées de tellure natif d'Offenbanya en Transylvanie, jusqu'à la puissance de 50 à 60m qu'offrent certains filons du Hartz. Au délai ces chiffres, les fentes perdent toute régularité et leurs remplissages méritai <Têtre qualifiés d'amas.

Orientation. Croisements. — Un filon bien défini garde généralement m

orientation moyenne constante sur une assez grande longueur, surtout quand le terrain «• caissant ne change pas de nature dans ce p* cours. Cependant il est un cas où la direct» peut être brusquement déviée; c'est quand il y a rencontre de deux filons; dans ce cas, le glissement relatif des deux lèvres de la nouvelle M a pour effet de séparer en deux tronçons le filoe le plus ancien et il se produit un rejet de a dernier (fig. 567), c'est-à-dire une brusque interruption de sa masse qui vient buter contre 1? croiseur; une galerie horizontale menée dans» filon doit donc être reprise en avant ou en arrière après avoir cheminé quelqat temps dans le croiseur.

Champs de fracture. Leur imitation artificielle. — Les filons métallifrrfr ne sont presque jamais isolés; de plus, au lieu d'être disséminés à peu prés partout, ils se concentrent habituellement en assez grand nombre dans certaine* régions, où ils forment plusieurs séries enchevêtrées de cassures, chaque **w étant composée de fentes à peu près parallèles. De la sorte, un district niinitf constitue un réseau de fentes, qu'on ajustement appelé un champ de fracture.

Des champs de fracture bien caractérisés s'observent dans l'Erigebirge et notamment à Freyberg ; dans le Hartz, autour de Clausthal ; en Cornouailles: «i Bohême, à Przibram et à Mies; en Hongrie, à Schemnitz; en France, près cit? Vialas (Lozère) et de Pontgibaud (Puy-de-Dôme), etc.

La figure 568, qui représente une coupe verticale prise dans le district dePro-

Fig. 567. — Rencontre de (lions.

Les filons 1, 1, les plus anciens, «ont rejelës par le lilon 2, qui lui-inèinc subit un rejet de la part du filon 5. Enfin les filons i rejettent tous les autres.

EkuÉÉiiiiriu;

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