PARTIES RICHES DES FILONS
Or cet alignement n'est autre que celui que le filon affecte de préférence dans la traversée des roches favorables.
Influence 4e l'inellnataon. — Les principes qui viennent d'être posés conduisent à des résultats différents, suivant que les cassures plongent ou ne plongent pas dans le même sens que les strates du terrain encaissant (4). Dans le premier cas, lorsque la cassure affecte des roches tendres ou schisteuses, elle met en jeu la tendance des feuillets à glisser les uns sur les autres et, de cette manière, le parcours du filon dans les strates défavorables tend à s'allonger. L'inverse a lieu quand l'inclinaison du filon est contraire à celle des strates encaissantes, et alors l'exploitation se trouve dans des conditions meilleures.
CoMKMurfUe», *mjm 4e Galle». — Dans le district de Cornouailles, le granité stannifère est divisé en bancs ; il en est de même des schistes dévoniens au milieu desquels il a été injecté et qui forment, autour de chaque mamelon granitique, une sorte d'auréole. Le nombre de ces protubérances granitiques étant considé rable, il en résulte qu'un même filon, non seulement change souvent de strates encaissantes, mais encore peut passer plus d'une fois de la condition de filon conforme à celle de filon inverte. De là peuvent résulter, dans sa richesse, d'importantes variations.
lien est tout autrement dans le pays de Galles, ou le relèvement du sol a eu lieu sous la forme de plis parallèles, alternativement synclinaux et anticlinaux. Cette circonstance suffirait, toutes choses égales d'ailleurs, pour justifier la grande différence d'allure qu'on observe entre les gisements de Cornouailles et ceux de l'autre district. En tout cas, on peut poser en principe que l'allure et le remplissage des fentes dues à un même système de fractures ne seront pas les mêmes dans les diverses régions que ces fentes pourront traverser.
Influence chimique 4u terrain. — Nous venons d'étudier l'influence exercée sur la richesse des filons par les circonstances mécaniques de la cassure. Mais il est des cas où la nature de la roche encaissante ne se borne pas à déterminer la direction et le degré d'ouverture des fentes; elle intervient encore en facilitant plus ou moins le phénomène chimique du remplissage. En effet, quelle que ôoit la source de ce dernier, la manière dont les minerais et les gangues se séparent des eaux qui les contiennent, pour s'appliquer sur les parois des fentes, ne peut manquer d'être, jusqu'à un certain poiut, en rapport avec la nature de ces parois. La composition miuéralogique des roches, leur conductibilité, soit pour la chaleur, soit à l'égard des courants électriques, entrent en jeu lorsque les substances métalliques se précipitent, et cela peut suffire pour déterminer, dans le plan d'un filon, une certaine répartition de la richesse métallifère, conforme aux variations du terrain encaissant.
Cette influence est surtout visible lorsqu'un filon, après avoir traversé des roches siliceuses, passe tout d'un coup dans des calcaires. Dans ce cas, le calcaire se montre, à droite et à gauche, attaqué et imprégné déminerai, en même temps
(1) M o ssenet, op. cit.
1193 GITES MÉTALLIFÈRES.
que la fente s'élargit au point de perdre absolument le caractère d'un filon. donnant naissance à un amas de minerai, qu'une étude attentive permet seule & rattacher aui filons voisins. Le type de ces élargissements des fentes métallifère est réalisé par les jifes calaminairct, dont il convient de dire ici quelques mot* «lie* «alanlMlrea. — Soit FF' (fig. 581) l'affleurement d'un filon degaW et de blende, traversant une couche de calcaire C, comprise entre deux massifs schisteux S et S'. Bans le schistes, on n'observe qu'ira filon ordinaire, très mince avec remplissage métallique de sulfures ; mais à peine <> filon rencontre-t-îl le caloir* qu'il disparaît au milieu dm amas ABA'B', rempli de minerais oiydés,'silicates et carbonates. Évidemment les eaux qui, dans les schistes, déposaient des sulfures, ont attaqué et disant; le calcaire ; l'espace accessible aux émanations minérales s'est considérablement élargi et en même temps le milieu réducteur a lait place à un milieu oijdint. La coupe qui vient d'être donnée est justement celle du gîte calaminaire à> Dickenbusch. Pour avoir la représentation du gîte de Bleiberg, il suffirait dédoubler la figure, le calcaire carbonifère formant un fond de bateau, avec srhi* houiller au milieu et sur les deux bords. La figure 582 (1) représente la coupe verticale du célèbre gisement de calamiat de Horesnet. Ce pile »
trouve à la rencontre d'ta filon de blende, de 0»,ii de puissance, avec IVitrémité d'un fond de to- ' " teau formé par le caleaùv
Fig.382.-Diagraran.edii gfle de calamine de Soiesnet. Carbonifère. DailS la lr»
l'^"^^"M^mM^Stiaim^t'lU*Tl'eU'e' vei'see <•" calcaire, l'élargissement du gite atteint 150 mètres. De nombreux blocs inaltérés de calcaire sont disséminés au milieu d'une argile imprégnée de calamine; entre cette argile et la dolomie qui U sépare de la grauwacke s'étend une zone de calamine pure, ayant de 2 à 5 me- Ires d'épaisseur.
Les circonstances sont les mêmes en Surdaigne, où, a Monteponi, la calamine forme, dans les parties les moins compactes du calcaire silurien encaissant, des amas lenticulaires, dont le principal a 40 mètres de puissance.
t été c
r par M. Edmond Fuths-