déterminer le plissement
11 Plis anticlinaux, synclinaux, etc. — Les plis, dont la figure 583 fait con- * naître les principales variétés, telles qu'on les peut observer dans le Jura et les
^ Fig. 583. — Types des structures de plissement dans le Jura et les Alpes (d'après M. Heim).
[ 1. crête auticlinale; % vallée synclinale; 3, crête insoclinale, formant épa.ulement sur l.n voûte 4-6; 4-6, crêtes isoclinales opposées, formant les flanqueraents d'une voûte rompue; 5, vallée anticlinale \ (Combe); 7, vallée isoclinale; 8, crête synclinale; 9, plis isoclinaux; 10, plis en éventail.
Alpes, sont de diverses natures. Les plus simples sont les plis anticlinaux, c'està-dire des voûtes telles que les strates plongent de part et d'autre de la ligne de faîte. Ces voûtes peuvent être entières, comme aussi elles peuvent être plus ou moins rompues ou démantelées le long de leur axe. Dans ce cas, fréquent au Jura (1), la dépression creusée suivant la déchirure longitudinale de la clef de
(I) Voir l'ouvrage des Soulèvements jurassiques, où Thurmann a analysé avec tant de rigueur les éléments de la structure du Jura.
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voûte porte le nom de combe el les reins de la voûte, demeurés en place mi la t'orme d'escarpements, en constituent les épaulements, tandis que les fiaquementi sont lea parties, appuyées en arrière sur les épaulements, d'une n* rompue extérieure a la première, lin pli est dit synclinal quand les slnts plongent vers l'axe dn pli, formant généralement un thalweg. Enfin on apscfle plis renversé» ou isoclinaux ceux qu'une action latérale a rejeté* de telle sort que les deux versants de la voûte aient des plongements concordants. Un m n vallon, étant une dépression comprise entre deux versants ou deux: esearpenoa. peut être, suivant les cas, anticlinal, synclinal ou isoclinal. Quant aui irai saillantes des escarpements, elles portent, dans le Jura, les noms de crâna crêU.
Pila monorilmax; alla «a éventail. — Les géologues américains ont (kat le nom de plis monoclinaux à des systèmes de couches inclinées parallèle;, a raccordant de part et d'autre avec des couches horizontales (fig. 584). Ce pan H r de plis, quand la partie inclinée AK>
échappe à l'observation, peut utilement faire croire à une faille. On a observe de nombreux exempta * le versant occidental des Honuna
c Rocheuse*. Souvent, l'érosion fH
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de l'une des couches, on a cru à une discordance marquée entre la couche 11 et la partie horizontale, seule visible, de l'assise sous-jacente, alors qu'il aï suffi de se transporter en E pour les retrouver l'une et l'autre en parfaite mcordance. Il est visible que ce genre d'accidents est imputable à un effort » tical qui tendait à faire naître une faille el qui eût réussi a la produire sa» la facilité avec laquelle les strates se sont prêtées a rallongement.
Lorsqu'un pli a été renversé el que les reins seuls de la voûte sont accessible à l'observation, on peut être induit en erreur en voyant reposer les une? sur le autres, en concordance absolue, des assises dont la succession normale demil être tout autre. En pareil cas, la paléontologie est d'un puissant secours. Quand b base du pli est visible, on reconnaît que les couches sont pliées en forme de''.
Les plis en éventail sont ceux dont la boucle dilatée a été enlevée par I'érosi» Mais cette même structure en éventail peut aussi résulter d'un pli en V tns serré, et enfin elle peut être produite par un effet de laminage, analogue j l'épanouissement d'une gerbe serrée en son milieu.
Caaaaurea t taille». — Une cassure peut être simple ou accompagnée de rejet auquel cas elle devient une faille. Les failles abondent dans certains districts montagneux, comme dans le massif de la Grande-Chartreuse, dont la figure ofi fait connaître la coupe. La lèvre soulevée de la faille constitue, quand elle est formée de roches dures, un escarpement qui fait face à une direction déterminée, servant a définir ce qu'on appelle le regard de la faille. Ainsi, dam le