MORVAN, SANCERROIS
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plis des rejets marqués. Ces failles, probablement d'âge triasique, sont vraisemblablement liées aux traverses qui accidentent le bassin houiller de Blanzy.
Les derniers mouvements importants du Morvan ont eu pour conséquence la production d'un vaste réseau de failles (fig. 598) qui, sur les deux versants est
Thoisyla Berchére
le Serein
kfti èl
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Fig. 598. — Coupe de la bordure orientale du Morvan (d'après MM. Michel-Lévy et Vélain). 1, granité gneissique ; S, granulite ; 3, porphyre quartzifêre ; 4, système liasique ; F, F, F, failles.
et ouest de la région, sépare les terrains stratifiés des roches éruptives (1). Ces failles, qui paraissent n'être que la réouverture de fractures anciennes, jalonnées par des filons porphyriques et quartz eux, n'ont pas affecté les sédiments pliocènes; mais elles ont fait sentir leur action sur les dépôts sidérolitkiques et il est probable qu'elles se sont produites à la même époque que les failles du Sancerrois, rapportées par M. Douvillé à le fin de l'éocène.
Les oscillations du sol ont d'ailleurs continué pendant la période miocène, empêchant le dépôt, dans la région, de la mollasse marine et, plus tard, elles ont provoqué l'approfondissement des vallées et le dépôt, à diverses hauteurs, des graviers pliocènes, discordants avec les marnes à lignite de la plaine bressane.
Quant à la dépression de la Bresse, elle paraît dater de la même époque que les failles de la côte châlonnaise, qui ont affecté l'argile à silex. Hais l'âge de cette dernière resterait à préciser. Toutefois il est difficile de méconnaître l'influence du soulèvement jurassien, c'est-à-dire alpin, dans les failles et les plissements presque nord-sud qui affectent la bande jurassique entre le Beaujolais et la vallée de la Saône. -
Les directions qui dominent dans les dislocations de la contrée sont 10 à 20°, 50°, et 165 à 170°.
•ancerroU. — En dehors de la région du Morvan, un accident remarquable est celui de la chaîne de collines du Sancerrois. Cette chaîne doit son altitude à une dislocation qui a fait naître plusieurs failles dont la direction générale est N. S. Les failles affectent l'argile à silex éocène, portée à 474" à Humbligny, tandis qu'elle descend à 150m à Neuvy-sur-Barangeon, à 177m au pied de Sancerre. La trouée du Barangeon, dans laquelle pénètrent à la fois les dépôts sidérolithiques et les argiles de la Sologne, semble indiquer que le Sancerrois avait pris son relief avant la fin de l'éocène. Mais, dans la partie orientale, les dislocations que présentent les lambeaux de calcaire lacustre des vallées de la Loire et de l'Âubois, par exemple à la Guerche, montrent qu'il a dû se produire un
(1) Michel-Lévy, Bull. Soc. géol. de France, 3* série, VII, p. 905.
Dl LAFFAREHT, TRAITÉ Dl GfOLOCH. 77