CIRQUES
eaux sauvages s'accomplit encore aujourd'hui d'une manière visible, mais des cirques aux parois presque verticales, comme on en observe dans le voisinage des crêtes, et dont on peut citer de nombreux exemples en Norvège, où ils dominent leur fond de 400, quelquefois de 700 mètres.
H. Helland (1) a remarqué que, soit en Norvège, soit au Groenland, les cirques de ce genre abondent surtout au voisinage immédiat de la limite des neiges persistantes. La même chose serait vraie en Italie où, d'après Gastaldi, la plupart des cirques se rencontrent entre 2,000 et 3,000 mètres d'altitude. Aussi le fond des cirques est-il habituellement occupé par un petit glacier. On observe de plus, en Norvège, que tous les cirques ont leur ouverture tournée dans le quadrant compris entre le N. O. et le N. E. Il y a donc une liaison intime entre les cirques et les glaciers, puisque ces derniers ont beaucoup plus de facilité à se maintenir dans les vallées s'ouvrant au nord, où ils sont mieux protégés contre l'action solaire. Enfin il est à peine besoin d'ajouter que la nature des roches et l'allure générale des terrains excluent toute idée d'intervention de l'activité volcanique. Mais la liaison constatée du phénomène des cirques avec celui des glaciers -doit-elle nous porter à admettre, entre l'un et l'autre, une relation de cause à ^fîet? Nous ne le pensons pas et, à notre avis, la glace ne fait que jouer, à l'égard des cirques, le même rôle protecteur que nous lui reconnaissons dans fe déblaiement et la conservation des bassins lacustres. Quant aux cavités ^Iles-mêmes, il nous semble permis d'y voir, comme pour les lacs, le résultat «du travail combiné des mouvements orogéniques et des agents d'érosion.
\\) Quarterly Journal of the geolog. Society oflxmdon, XXXY, p. 161.
DEUXIÈME SECTION