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SOMME

Si, d'après ces résultats et tenant compte des équivalents, on cherche à ex-

(\) Belgrand. La Seine. Études hydrologiques. Taris, 1872.1

(2) Mémoires de la Soc. des sciences naturelle* de iïeuchâtel, III, 1845.

primer les proportions atomiques des divers éléments relativement au carbone, [m trouve que, pour une même proportion de carbone égale à iOO, le sphaigne contient 457 d'hydrogène et 64 d'oxygène, tandis que la tourbe ne renferme )lus que 114 du premier gaz et 4i,50 du second. La mousse a donc perdu, en « transformant en tourbe, 29 % de son hydrogène et 55 % de son oxygène. faturellement, une partie du carbone du végétal a disparu, oxydée par la~petite piantité d'air tenue en dissolution dans l'eau ; mais cette eau a exercé, sur la fchis grande partie de la matière organique, la même action protectrice (u'exerce la couverte de terre sur une meule de charbon de bois.

La transformation de la mousse en tourbe est progressive. La tourbe la plus écente, celle qui se trouve à la surface, possède un tissu très lâche, laissant ncore apercevoir tous les filaments végétaux ; c'est la tourbe mousseuse. Plus tas, elle devient feuilletée et sa couleur est plus foncée. Enfin, à la base, elle st noire et compacte et l'on cesse d'y pouvoir reconnaître à l'œil les espèces égétales dont elle provient. Les chiffres qui suivent (i) montrent que cette ransformation marche de pair avec un enrichissement progressif en carbone, que le produit s'appauvrit en hydrogène, mais surtout en oxygène.

Tourbe brune de la surface

Tourbe presque noire, à 2", 50 de protondeur

Tourbe noire, à 4", 00 de profondeur

CARBOME

HYDROCÈNE

OXTGÈXE

AÏOTE

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