PROFONDEURS
TEMPÉRATURES
OBifEllVÉE»
248 mètres 298 » • 400 0 505 »
(1) Arago, op. cit., p. 370. — Comptes rendus de 1835 à 1840.
TEMPÉRATURE DANS LES SOiNDAGES. T^lo
La combinaison de i avec 2 donnerait 22'n,80; celle de 2 avec 3, 66"; de o avec 4, 59™ ; de 4 avec 5, 35«>,90. En comparant seulement i avec 5, on obtient 39"». Enfîn, si Ton tient compte du fait qu'à 10 mètres de profondeur la température, à Paris, est constante et égale à i0<>,8, il en résultera, pour la profondeur totale du puits, diminuée de 10 mètres, soit 538"», une augmentation de température de 16«,9, donnant un degré géothermique moyen de31",83. Comme les observations 3 et 5, combinées ensemble, donneraient 57",50, il paraîtrait légitime d*en conclure que le degré géothermique moyen tend à augmenter avec la profondeur.
L'ensemble des résultats obtenus à Taide des puits artésiens est beaucoup plus concordant que celui des mesures prises dans les mines et tend à assigner une valeur très constante, d'environ 31 mètres, au degré géothermique moyen enli*e la surface et une profondeur de 600 mètres. Il est cependant un puits artésien qui a donné un résultat tout à fait en dehors des précédents, c'est celui de Xeuffen en Wurtemberg, où la température s'est élevée à 38*»,7 pour une profondeur de 385 mètres, ce qui donnerait un degré géothermique de 10",50 seulement. Mais M. Daubrée a établi avec beaucoup de probabilité que cette anomalie devait provenir de la chaleur communiquée aux roches encaissantes par un épanchement basaltique voisin. De même si un puits de 348 mètres, creusé en 1843 au Monte Massi en Toscane pour la recherche de la houille, a donné une augmentation de 1* pour 13 mètres, c'est que ce puits, peu éloigné des salses et sources chaudes de la contrée, était sans doute influencé par des actions volcaniques souterraines.
Olbservations de Sperenber^. — Les différents sondages dont il vient d'être question ont été pratiqués à travers un ensemble de couches d'inégale conductibilité. Ainsi le puits de Grenelle a dû traverser successivement le terrain tertiaire, la craie blanche, la craie marneuse et l'argile du gault. Tel n'est pas le cas du sondage exécuté il y a peu d'années à Sperenberg, à 41 kilomètres au sud de Berlin. Ce sondage, poussé jusqu'à la profondeur tout à fait exceptionnelle de 1269 mètres (4,042 pieds rhénans) (1), a rencontré, immédiatement après la traversée du terrain erratique superficiel, une masse de sel genune de laquelle il n'est plus sorti, de façon que la roche encaissante est restée la môme du haut en bas, circonstance exceptionnellement favorable pour étudier les variations du degré géothermique avec la profondeur.
Des expériences très précises, faites en isolant une partie de la colonne d'eau sïvec des obturateurs en caoutchouc, ont été exécutées par M. Dunker (2) et ont donné lieu à d'intéressantes discussions, dont il convient de présenter ici une 4^urte analyse. Indiquons tout d'abord le résultat d'ensemble ; la température au fond a été trouvée de 48®, i (exprimée en degrés centigrades). Or la moyenne
(1) 1 pied rhénan égale 1,029722 pieds anglais ou 0",314.
(2) Zeitung fur Berg-Hiittcn und Salinen-Wesen, XX, 2«et3« livraisons, Berlin, 1872. — JVeu«« Jahrbuch fur Minéralogie, 1875, p. 571.
DYNAMIQUE INTEftiŒ.
annuelle de Sperenberg, lelle qu'elle est donnée par les sources, est de 7o,8 Réaumur, soit 9**,75 centigrades. L'accroissement total est donc de 58<>,o5. D'autre part, c'est à environ 22 mètres de profondeur que celle températui^ constante est réalisée dans le sous-sol de la région ; l'accroissement doit donc être réparti sur une colonne de 1247 mètres, ce qui donne, pour le degré géothermique moyen, le chiffre de 52", 5i. Remarquons de suite que ce résultat diffère à peine de celui qui a été fourni par le puits de Grenelle, dont la pix)fondeur était de plus de moitié moindre. D'ailleurs; au fond du sondage, aucune cause accidentelle d'échauffement n'était à craindre ; au contraire, malgré toutes les précautions prises, la température ne pouvait qu'être abaissée par communication avec les eaux moins chaudes du sommet de la colonne. On peut donc considérer le chiffre obtenu pour le degré géothermique comme un maximum et conclure de là qu'aux plus grandes profondeurs atteintes par les puits artésiens, la valeur de ce degré ne diffère pas sensiblement de celle qui convient aux cinq cents premiers* mètres de Técorce solide.
Cela posé, voici le détail des observations, exécutées au nombre de 10 à parlir de la profondeur de 700 pieds rhénans ou 220 mètres.