‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 120 sur 483 · DR LA ROCHE · texte numérisé non relu

DR LA ROCHE

500 niélres 1000 D 2000 »

ÎO-^S

520 mètres

910 mèlres 1370 »

Le maximum observé, 29*»,5, correspond au milieu du tunnel. Au-dessus, sur la crête alpine, doit régner une température moyenne d'environ — T» degrés. Il en résulte, pour le degré géothermique moyen, une valeur comprise entre 49 et 50 mètres. On remarquera toutefois que le passage d'une verticale de 1570 mètres à une autre de 1609, soit une différence de 259 mètres, ne produit qu une élévation de température de 0^,7. Auparavant, l'augmentation de la verticale ayant été de 460 mètres, la température ne s'était élevée que de l'',5. La conséquence de cette importante observation est que, pour desi altitudes voisines de la limite des neiges persistantes^ une augmentation de plusieurs centaines de mètres dans la hauteur des montagnes ne produit pas, sur la même verticale^ un accroissement sensible de la température de la roche (2).

Or de l'augmentation totale de 52'*,5, depuis le point culminant du terrain jusqu'au radier du tunnel en son milieu, retranchons les 2 degrés produits par l'augmentation d'épaisseur de 460 + 259 = 699 mètres. Il Fesfera 50^,5, pouvant être attribués au reste de la hauteur verticale, c'est-à-dire à 1609 moins 699=910 mètres el, pour cetle fraclion, le degré géothermique moyen sem de 50 mèlres.

Ainsi l'on peut légitimement admettre que la partie culminante des hautes montagnes est refroidie sur une assez grande épaisseur pour que, aux environs de 500 mètres d'altitude, il n'y ait plus, à vrai dire, de degré géothermique, puisqu'un massif de près de 700 mèlres est nécessaire pour relever la tempéralure interne de 2 degrés.

Tonnel du Salnt-CSothard. — Le même résultat se produit au Saint- Gothard(5), où la forme de la montagne est plus ramassée et la hauteur verticale supérieure de 100 mètres à celle qui domine le tunnel du mont Cenis. Le

(1) Revue de Géologie, IX, p. 158.

(2) Lommel, Archives des sciences de la Bibliothèqve universelle de Genève, IV, p. 3fr4.

(3) Lommel, loc. ciL — Slapff, Revue universelle des mines. Liège, 1879-1880.

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