TEMPÉRATURE DANS LES SOUTERRALNS
Nous ajouterons que les frais des expériences de Sperenberg^ supportés par le gouvernement prussien, se sont élevés à 220 000 francs.
RésiiBié. — En résumé, si bien conduites qu'aient été les observations qui viennent d*ôtre discutées, on ne peut raisonnablement y cliercher qu'un résultat d'ensemble. Pour que la méthode des moindres carrés y fût applicable, il faudrait que chaque station eût été l'objet d'un grand nombre de déterminations, parmi lesquelles cette méthode aiderait à choisir celle dont l'exactitude offre le plus de probabilité. Mais chercher une loi de variation du degré géothermique à l'aide d'éléments en aussi petit nombre, c'est presque tenter de déterminer une courbe dont on ne connaîtrait guère qu'une tangente. Tout au plus est-on autorisé à soupçonner, comme l'avait fait Arago au puits de Grenelle, que le <legré géothermique tend à augmenter un peu avec la profondeur. En tout cas, sa valeur, pour une verticale de 1300 mètres environ, n'est que très peu supérieure à ce chiffre de 30 ou 51 mètres qui, jusqu'à ces derniers temps, était admis comme le résultat moyen de toutes les obsenations.
On remarquera que ce résultat concorde beaucoup mieux avec les chiffres fournis par les mines de houille qu'avec ceux obtenus dans les mines métalliques. D'une part, les sondages artésiens sont toujours exécutés à travers des terrains stratifiés, dont les conditions de conductibilité sont analogues à celles des terrains carbonifères. D'autre part, les orifices des puits de Grenelle et de Sperenberg, entre autres, sont voisins du niveau de la mer, tandis que les mines métalliques s'ouvrent, pour la plupart, à des altitudes assez considëi*ables. On peut donc dire que les orifices des puits sont plus rapprochés que ceux des mines de la source interne de chaleur et comme la température de la surface n'y est pas, pour cela, sensiblement plus élevée, il en résulte, comme conséquence nécessaire, que les surfaces d'égale température doivent être moins espacées suivant la verticale des sondages artésiens, ce qui entraîne la diminution du degré géothermique.
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Tunnel du mont Cenls. — Les observations faites dans les puits de mines et les trous de sonde ont l'avantage de faire connaître exactement l'accroissement de la température sur une même verticale. Mais on peut aussi tirer d'utiles enseignements de l'étude des grands souteiTains, dont plusieurs pénétrent, au dessous de la surface, à des distances qu'aucun travail vertical n'a encore atteintes.
Le tunnel du mont Cenis a son point culminant à l'altitude 1296, juste au-dessous de la crête alpine , qui atteint en cet endroit 2905 mètres audessus du niveau de la mer. La différence de hauteur est donc de 1609 mètres.
Cela posé, voici le résultat des observations recueillies en 1870 par If. Giordano (i) :