RÉPARTITION DES CONTINENTS ET DES OGËÂNS
inieui réalisée que Thistoire géologique de la région considérée est plus complexe.
PrlBdlpfMUK alicBememtfl yéograpkt^ncs. — L*exdmen des principales directions suÎTies par les lignes de contour des continents a donné lieu à de nombreuses remarques, souTcnt ingénieuses, sur la possibilité de représenter ces lignes par des systèmes de grands cercles convenablement choisis sur la sphère.
Mais il importe d'observer qu'une étude de ce genre ne peut être fructueuse qu'à la condition de ne pas s'attacher exclusivement à la considération des limites actuelles de nos continents. Le bord de la mer est souvent formé de plaines d'allu- Tions, qui masquent le véritable relief du sous-sol. En outre il est des mers, comme celle du Nord, que leur profondeur insignifiante permet de considérer comme une dépendance des continents voisins et l'on doit aussi le plus souvent rattacher à c«s derniers une plate-forme sous-marine plus ou moins large qui les borde et au delà de laquelle seulement commencent les grands fonds. C'est donc sur les lignes de relief du globe terrestre que ces études d'alignement doivent être poursuivies et les directions du littoral n'y sont intéressées que dans la mesure où elles-mêmes font partie des accidents orographiques de la surface. Aussi serait-il prématuré d'en parler ici autrement que d'une façon tout à fait générale.
A ce point de vue, on ne peut s'empêcher de signaler, avec M. Dana, le rôle dominant que jouent deux alignements à peu près rectangulaires, l'un dirigé du sud-ouest au nord-est, et l'autre du nord-ouest au sud-est. A la première direction appartiennent la côte asiatique orientale, l'axe de la Nouvelle Zélande, la chaîne des Alleghanys, l'axe de l'Atlantique septentrional et celui de TAtlantique méridional, enfn la chaîne des monts Scandinaves. La seconde se retrouve dans le grand axe du Pacifique, la chaîne des Montagnes Rocheuses, la côte du Pérou et le chenal de l'Atlantique moyen. Un grand nombre d'îles, notamment celles du Pacifique, laissent nettement apercevoir ces deux alignements dans leur disposition réciproque.
Une autre observation, due à M. R. Owen, d'Indiana (1), mérite aussi d'être mentionnée. Si Ton dispose un globe terrestre de telle sorte que le pôle soit incliné, auHlessus du cercle horizontal de la monture, d'un angle égal à l'obliquité de Fécliptique, on verra, en faisant tourner le globe à l'est ou à l'ouest, des lignes de cèles importantes venir coïncider successivement avec le cercle d'horizon. Cela revient à dire que ces lignes sont dirigées suivant des grands cercles tangents aux cerclet polaires.
(1) ley lo the Geology of the Globe, New-York, 1857.