DE LAPPARBRT, TRAITA DE GÉOLOGIE
Fig. 132 — Disposilion des mici-olithcs d'augile dans le pechstein d'Arran (d'après Zirkel).
d*augite disposés en éventail et simulant des fougères (fig. 132). Cette disposition est importante à noter, car plus d'un auteur a pris des apparences semblable» pour des traces d'organismes.
De même que les vitrophyres relient les pechsteins aux porphyres quartzifères, de même les rétinites se rattachent aux liparites porphyroîdes par des variétés intermédiaires riches en séparations cristallines.
Perlltes. — Les Perlites sont des rétinites offrant, par suite de leur mode de contraction, non seulement des fissures perlitiques ari'ondies, comme en présentent la plupart des verres naturels, mais encore une division en petites sphères formées d*écailles concentriques et qui, avec leur éclat tout particulier, apparaissent sur les faces de cassure conune autant de perles. La fluidalité, antérieure au développement des séparations perlitiques, y est mise en évidence par Talignement des traînées pétrosiliceuses et des microlithes. La pâte des perlites est en général plus claire que celle des rétinites. Elles sont très acides et contiennent de 70 à 82 «/o de silice avec 2 à 4 «/o d*eau. Leur densité varie de 2,25 à 2,38.
Les perlites se rencontrent au Mont-Dore, à Hlinik en Hongrie et dans les monts Euganéens.
Obsidiennes, Posées. — Résmné. — Un certain nombre d'Obsidiennes et de Ponces mériteraient, par leur teneur en silice, d'être décrites à la suite des rétinites et des perlites comme formant, par excellence, la manière d'être vitreuse des roches acides modernes. Mais la plupart des variétés rangées sous ces deux désignations appartiennent plutôt au groupe des roches neutres, à la suite duquel elles seront décrites. Constatons seulement que les obsidiennes à 80 Vo de silice et les ponces qui en contiennent 75 V© constituent l'appendice naturel de la série acide moderne, où elles représentent le triomphe absolu de l'élément amorphe.
Si l'on cherche à résumer ce que l'étude microscopique nous apprend sur la constitution des roches acides vitreuses, on arrive, selon M. Michel-Lévy, aux conclusions suivantes (i) :
La roche parait être arrivée au jour sous la forme d'une pâte fondue, contenant déjà des cristaux tout formés. Pendant que cette pâte était encore à l'état visqueux, il s'y est développé des granulations opaques, puis des cristallites et des microlithes, enfin des traînées pétrosiliceuses et des sphérolithes, le tout participant aux mouvements de la masse et accusant la texture fluidale. Enfin la consolidation définitive a été accompagnée d'up fendillement qui a fait naître les fissures perlitiques, après quoi des actions secondaires ou des phénomènes d'exsudation ont déterminé le remplissage des fentes par la stéatite, la calcédoine, l'opale, eic.
La classification des roches acides nous parait pouvoir être résumée par le tableau
(1) Annaleti dca Minent 1875, Vil.