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SYNCHRONISME ET ÉQUIVALENCE DES COUCHES

suivant les régions, c'est-à-dire que la période correspondante n*a pas dû commencer ni finir partout au même instant.

BivIsloB des temps géologiques ea trois ^andes ères. — Mettant ces principes en application, nous distinguerons, dans la série des formations sédimentaires, trois grands groupes : i^ le groupe primaire ou paléozoïque, caractérisé par la grande distance qui sépare ses types organiques de ceux du temps présent ; S*» le groupe secondaire ou mésozoîquey où commencent à apparaître les précurseurs du monde organique actuel ; 3® le groupe tertiaire ou neozolque, dans lequel la faune et la flore n offrent pour ainsi dire plus que des types modernes.

Quant à Tére où nous sommes, elle peut porter le nom d*ére moderne ou quaternaire et elle est essentiellement caractérisée par Tapparition de Thomme sur le globe, tandis que Tère tertiaire est le règne des mammifères et que l'ère secondaire correspond à la prépondérance des reptiles.

On peut se demander si les trois groupes qui viemient d*étre énumérés ont bien la même importance et si le premier ne représenterait pas, quant à la durée, quelque chose d'équivalent à l'ensemble des deux autres. Il est certain que l'épaisseur normale des dépôts primaires est énorme. M. Dana (1) l'évalue presque au double de celle des groupes secondaire et tertiaire et, si cette épaisseur devait être considérée comme la mesure de l'inlervalle de temps correspondant, il n'y aurait pas de proportion entre le premier groupe et les deux suivants.

Toutefois il importe de considérer que l'énergie de l'action sédimentaire n'a certainement pas été constante à la surface du globe et que le temps écoulé ne constitue pas, à lui seul, un élément sufOsant pour la division des périodes. Ce qui caractérise les derniers âges de la terre, c'est la localisation et la spécification de plus en plus accentuées des conditions physiques et physiologiques. A ce point de vue, la division, depuis si longtemps consacrée, des trois groupes primaire, secondaire et tertiaire paraît assez bien fondée et, en attendant que les progrés de la science aient démontré l'opportunité d'un autre mode de groupement, nous nous en tiendrons à celui qui, jusqu'à présent, a partout formé la base de l'enseignement géologique.

(i) 3lanual of Geology, 2* édition, 1875, p. 112.

DE LAPPABEKT, TRAITÉ W OiOLOOfR. ^'^

DEUXIÈME SECTION

GROUPE PRIMAIRE OU PAL.£OZOiQUE

IMyIsIods de l'ère primaire. — Le groupe des terrains primaires ou paléozoîques comprend les formations sédimentaires qui se sont succédé depuis la consolidation de Técorce primitive jusqu'au moment où, l'atmosphère ayant été purifiée par le développement et l'enfouissement successifs d'une riche végétation terrestre, la surface du globe est devenue habitable pour les animaux à respiration aérienne.

L'ère primaire peut être divisée en quatre périodes, qui sont, à partir de la plus ancienne :

1« La période Cambriennê, où la vie organique a laissé, pour la première fois, des traces nettes. Ce ne sont d'abord que des empreintes plus ou moins douteuses d'annélides, au milieu de sédiments encore doués d'une cristallinité prononcée. Hais bientôt se développe une remarquable faune, composée surtout de crustacés de la famille des trilobites, avec quelques brachiopodes.

2® La période Silurienne^ où les organismes marins iet spécialement les trilobites, les céphalopodes et les brachiopodes, atteignent un magnifique développement, tandis que les végétaux terrestres, par leur extrême rareté, témoignent du peu d'importance que devaient avoir à celte époque les masses continentales.

3® La période Dévonienne, caractérisée par de nombreuses espèces de poissons, marquant le premier épanouissement de l'embranchement des vertébrés, et par l'apparition, encore sporadique, de types végétaux, précurseurs de ceux qui vont composer la flore houillère.

4** La période Permchcarbonifère, où les faunes marines abondent en poh'piers et en brachiopodes, tandis que se développe, sur les terres basses émergées, une luxuriante végétation, et qu'aux poissons commencent à s'adjoindre les reptiles amphibies.

Les systèmes de terrains qui correspondent à ces quatre périodes constituent le terrain de transition des anciens auteurs, ainsi nommé à cause de la nature des dépôts dont il se compose et qui, par leur état souvent cristallin, établissent une sorte de passage entre la croûte primitive et les formations sédimentaires normales.

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