PÉRIODE DÉVONIENNE
nombre de genres, la plupart datant du silurien, notamment Cryphœus (fig. 219), Phacops (fig. 220), Bronteus ou Goldius (fig. 221), Homalonotus (fig. 222). Les Ostracodes offrent le genre Cypridina (fig. 225).
Fîg. Îi9.
Fig. 220.
Fig. 223.
Fig. 219. — Cryphœus Michjelini, Marie Rouault, sp., du calcaire de Néhou. — Fig. 220. Phacops latifrons, Bronn, du calcaire eifélien. — Fig. 221. Bronteus (Goldius) Gervillei, Barr., du calcaire de Néhou. — Fig. 222. Homanolotus crassicauda, Sandb., du coblencien, — Fig. 223. Ct/pridina serratosiriata^ Sandb., des schistes à cypridiiies de Weslphalie.
Les Brachiopodes pullulent comme genres, espèces et individus. 11 suffira, pour en faire apprécier l'importance, de dire que, dans la période déYonienne. les espèces de brachiopodes étaient à celles de lamellibranches dans la proportion de 100 à 49, tandis que les mers actuelles, au voisinage de TAngleterre, ne comptent plus qu'un brachiopode pour 44 lamellibranches.
Les plus caractéristiques sont les Spirifer (fig. 224 à 227), Rhynchonella
Fig. 22i.
Fig. 223.
Fig. 226.
Fig. 227.
Fig. 224. Spirifer speciosu.% Phill., des schistes à calcéoles.— Fig. 223. Spirifer Rousseaui, M. Rouault du cale, de Néhou. — Fig. 226. Sp. arduennensisj Schnur» du coblencien. — Fig. 227. Sp. Verneuiti, Murch. (S. diajunclus, So.w.), du fainennien.
{ûg. 228, 229), Alrypa (fig. 250), AthyrU (Spirigera) (fig. 251), Trigeria (fig. 252), Slringocephalus (fig. 255), UnciU8 (fig. 254), Leptœna (fig. 255), Pen-
tamerus, Prodtictus^ Orthis^ ce dernier genre étant d'ailleurs beaucoup moins florissant que dans la faune silurienne.
Fig. 228.
Fig. 251.
Fig. 228. Hhynchonella »ub Wiltoni, d'Orb., du calcaire de Néhou. — Fig. 229. Rhtjnc. pugnus, Marlin. du famennien de l'Ardenne. — Fig. 230. Alrypa prisca, Schlol., du dévonien de TEifel. — Fig. 231. Àihijris [Spirigera) undata, Defr. sp., du calcaire de Néhou.
Fig. 232.
Fig. 235.
Fig. 235.
Fig. 234.
Fig. 232. Trigerta Guerangeri, Vern., sp., du calcaire de Viré (Sarlhe). — Fig. 233. Stnngocephalut Buriini, Defr. (réduit), du calcaire de Givel. — Fig. 234. (Incites gryphm, Schlot., du calcaire eifélien.— Fig. 235. Leptxna Murchisoni, d'Arcb. el Yei-n., du cobiencien de Monligny.
-^■fT^uiumlg.
Fig. Î38.
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Fig. 237.
Fig. 239.
Fig. 236. Goniatiies {Aganides) retrorsu»^ ▼. Buch, du dévonien supérieur de Westphalie. — Fig. 237. Goniatites amblyîobus, Sandb., du même gisement. — Fig. 238. Bactriles gracilis, v. Buch, des schistes de Matagne. — Fig. 239. Teniaculites irregularUt Kon., du gédinnien de l'Ardenne.
Parmi les Céphalopodes, il convient surtout de citer les Goniatites (fig. 236, 237), Clymenia^ Bactrites (fig. 238), Gyroceras.
PÉRIODE DÉYONIENNE.
Comme dans la faune silurienne supérieure, on trouve en abondance des Tentaculites (fig. 259), qui sont des ptéropodes ou des annelés.
Les Gastropodes offrent les genres EuomphaluSy Murchisania^ etc. Quant aux Acéphales, on remarque les Pterinœa (fig. 240), Cardium (Cardiola) (fig. 241), Cucullœa (fig. 242), Grammyna^ Avictdopecten^ Conocardmm.
Fig. 241.
Fig. 210.
Fig. Îi2.
Fig. 243.
Fig. 240. Pteriruea lamellosa, Sow., du taunusien. — Fig. 241. Cardium palmatum, Goldf. {Cardiola retrosiriata, Murch.), des schistes de Matagne. — Fig. 242. Cucullsea Hardingii, Sow., des psammites du Condros. — Fig. 243. Cyatkophyllum hexagonum, Michel., du famennien.
Les Polypiers sont abondamment représentés ; c'est à eux que se rapportent les genres Cyathophyllum (fig. 243), Pleurodictyum (fig. 246), Acervularia, Avlopora, Calceola (ûg. 244), ce dernier remarquable par Texistence d*un opercule, tandis que le genre Receptaadiies appartient vraisemblablement aux foraminifères. Enfin les crinoïdes sont nombreux et fournissent, entre autres, les genres Cupressocrinus, Eucalyptocrinus^ Haplocrinus (fig. 245), Cœlaster^ etc.
Fig. 245.
Fig. 244.
Fig. 247.
Fig. 24B.
Ffg. 244. Calceola sandalina, Lamk., des schistes à calcéoles. — Fig. 245. Haploa'inus mcspiliformis, Rœm.. de l'Eifel. — Fig. 246. Pleurodictyum problematicum, Goldf,, du coblencien. — Fig. 2^47. Palmopleris (Cyclopterii) hibemica. Ed. Foii)., de Vold red d'Irlande.
La .flore dévonienne n*a pas en réalité, de caractère propre bien tranché. A côté de fucoïdes, dont quelques-uns, conune Spirophyton, doivent peut-être inspirer des doutes depuis qu'on a constaté que des annélides laissent parfois
sur la vase des empreintes en queue de coq semblables à S. cauda-galli (1), il y a des espèces terrestres qui sont étroitement alliées à la flore carbonifère, dont elles présagent Téclosion. Ce sont des Lycopodincées, Psilophyton^ Lepidodendrorty des Conifères^ Protoiaxites, des Calamités^ Arlhrostigmay Protostigma^ des Fougères ^ Caulopterisy Cyclopteris, Palœopteris (fig. 247), NevropteriSy Sphenopteris. Les espèces de Lepidodendron sont d'ailleurs chétives relativement à celles qui apparaîtront plus tard avec la période houillère.
Notons cependant que les récentes observations de H. Dawson (2) semblent indiquer, pour la flore dévonienne du Nouveau-Brunswick, une assez grande richesse, surtout en fougères, herbacées ou arborescentes.
M. Grand* Eury (3) reconnaît trois phases dans la flore dévonienne : la première ne comprend guère que les genres Psilophyton^ Arthrostigma^ Halyserites. La seconde correspond à Tapogée de Psibphyton^ qu'accompagnent de menues espèces de Lepidodendron, en même temps que Cyclostigma et Cyclopteris apparaissent. Ënfln la troisième, riche en fougères et en lépidodendrées, est caractérisée, vers la fin, par de nombreux individus de Cyclostigma KUtorkense et Palœopteris hihemica.
DivisioDs du système. — Le système dévonien est remarquablement développé dans les bassins du Rhin et de la Meuse ; aussi est-ce là que nous en chercherons le type, plutdt qu'en Angleterre, où les caractères de ce système offrent assez d'incertitude pour que quelques géologues britanniques (4) aient cru pouvoir en réclamer la suppression.
On peut distinguer trois grandes divisions dans le système dévonien du continent. L'étage inférieur, presque uniquement arénacé, se fait remarquer par la prédominance du genre Spirifer. Ce sera pour nous, comme autrefois pour Dûment, l'étage rhénan. La division moyenne contient de puissants massifs calcaires, auxquels H. Dupont attribue une origine corallienne (5). Les Calceola et Stringo eephalus en sont caractéristiques; nous l'appellerons étage eifélien^ en raison de son importance dans l'Eifel. Enfin l'étage supérieur, où le calcaire finit par céder la place à des schistes et à des psammites connus surtout dans la Famenne, prendra le nom d'étage famennien. Les] espèces du genre Rhynchonella y sont assez nombreuses et servent à caractériser la plupart des assises.