‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 21 sur 483 · RELIEF DU FOND DES OCÉANS · texte numérisé non relu

RELIEF DU FOND DES OCÉANS

* mÊÊfnjemme des mers. — L'Océan recouvre un vaste ensemble de surfaces déprimées qui, si la mer venait à disparaître, s'offriraient à nous dans des conditions de relief relatif analogues à celles des continents, à cette différence prés que, les agents atmosphériques n*ayant pu y faire sentir leur puissance, les grandes ondulations du terrain ne seraient pas interrompues par des accidents secondaires.

Bien que le volume des mers dépasse de beaucoup celui de la partie émergée de Técorce, les plus grandes profondeurs océaniques sont exactement du même ordre que les plus hautes montagnes. On admettait, jusqu'à ces derniers temps,, que les grands fonds de TOcéan pouvaient atteindre 15000 métrés. Hais on a reconnu depuis que ce chiffre extrême n'était imputable qu'à l'imperfection des^ méthodes de sondage. Aujourd'hui les mémorables campagnes du Challenger et du Tuicarara nous ont appris que nulle part la profondeur des mers n'est sensiblement supérieure à 8500 métrés, c'est-à-dire au chiffre qui exprime, à «^00 mètres prés, l'altitude des plus hautes cimes de l'Himalaya.

En revanche, la moyenne des profondeurs mesurées est fort au-dessus de l'altilude générale des continents. Pour s'en faire une idée, il suffit de consulter la carte des profondeurs océaniques, publiée en 1878 par M. Berghaus dans la nouvelle édition de l'atlas de Stieler. Si l'on mesure sur cette carte, en tenanl compte des déformations résultant du mode de projection, la surface occupée» par les diverses zones et qu'on rapporte les profondeurs au kilomètre et non au raille marin, on trouve les résultats suivants :

Page 1