Calcaire d'Amao à Spirifer cultrijugatua
L*assise 1 correspond au taunusien; 2, 3 et 4 forment le coblencien; 6 est l'équivalent arénacé du calcaire de Givet; 7 représente le calcaire de Frasne et 8 les schistes de Famenne.
Le dévonien a été reconnu sur les rives du Bosphore, où Tétage rhénan est représenté par des schistes dont les fossiles offrent une grande analogie avec ceux du rhénan de TArmorique. C'est ainsi que les Homalonotus Gervillei, Trigeria Guerangeri, Orthis Gervillei^ Spirifer Davomtiy Pleurodictyum Constantinopolitanum, etc., sont communs au Bosphore et à la Bretagne (4). Ainsi ces deux régions, à Tépoque du dévonien inférieur, faisaient sans doute, avec TEspagne, partie d'une même province biologique. Enfin le dévonien occupe des surfaces étendues dans le centre du Sahara, sous la forme de grès, noirâtres à la surface, avec argiles alumineuses, oîi Ton a pu reconnaître Spirifer ostiolaluSy S. Bouchardiy Rhynchonella Daleidemis, etc. (5). D'autres fossiles dévouions ont été recueillis par Barth au nord de Mour/ouk et par Duveyrier à Serdelès; des grès du même âge, à Rhodocrinus verus^ apparaissent au pied de l'Atlas marocain.
Amérique da Kord. — Dans l'Amérique du Nord, il y a transition graduelle du silurien au dévonien. Pendant le dépôt des couches de ce dernier système» il paraît y avoir eu accroissement progressif des surfaces continentales qui avaient commencé à se dessiner lors de la période silurienne. La plus grande partie du continent actuel formait alors une mer intérieure, avec des Iles et des bas-fonds sur l'emplacement qu'occupent aujourd'hui les Montagnes-Rocheuses et les Apa-
(1) Gh. Barrois, Ann. Soc, géol. du Nord, Vf, p. 300.
(2) Bull. Soc, géol. de France, 2* série, VII, p. 155.
(3) Communication directe de M. fiaiTou.
(4) De Verneuil, Bull, de la Soc. géol. de France, 2« série, XXI, p. 147.
(5) Pomel, Bull. Soc. géol. de France, 3' série, IV, p. 526.
lâches, tandis que, selon toute probabilité, le Canada oriental et la Nouvelle-Angleterre étaient émergés. — Voici la composition du dévonien des États-Unis :
Étage de Catskill. iO. Grès rouge de CaUkill, à Holoplychiut Amerieanus et Cyclopleris tninor(\(mk 2000-).
19. Schistes et grès de Chemung, ft avicules et spirifères, avec Cyclople^ rU Halli, Upidodendron Chemungeme (450-). 8. Grès et schistes grossiers de Portage à AvictUopecten duplicalus (50O* à 400").
i7. Schiste bitumineux de Genesee à Litigula êubspatulala, 6. Schistes et daUes de HamiUon, avec calcaires, à Âtrypa aspera, Spiri fer mucronatut, Grammysia bisulcata, Phacops bufo^ Cryphœu* calliteleê.
5. Schiste argileux de Marcellus ft Goniatite* Marcelletiêis» i 4. Calcaire cornifère (groupe supérieui* d'Helderberg]. Étage cornifère. \ 3. Grès de Schoharie.
i 2. Grès k queue de coq {Cauda galli). Ëtage d'Oriskany. 1. Grès d'Oriskany à Spirifer arenoitu.
Le grès d'Oriskany est quelquefois rapporté au silurien supérieur. C'est à ce niveau que se rencontre Psilophytonprinceps.
L'étage cornifère débute par un grès où abondent des empreintes en forme de queue de coq, qu'on a rapportées à une algue, Spirophyton cauda galli. Le calcaire cornifère, qui termine cet étage et dont le nom vient des veines de silex corné, avec spicules d'épongés, qu'il contient, est par excellence le niveau des polypiers coralligènes dans le groupe primaire américain. Les Zaphrentis giganteaf Phillipsastrœa Vemeuiliy Cyathophyllum rugosum, Favosites Goldfussi, Auhpora comuta, y sont associés à Nucleocrinus Verneuili^ Spirifer acuminatus, Conocardium trtgonale. En fait de trilobites, on peut citer Phacops bufo. Enfin on mentionne aussi, dans la faune du calcaire cornifère, le Pleurodictyum problematicum du dévonien inférieur de l'Europe. C'est à cette époque que se montrent, en Amérique, les premiers vertébrés, représentés par des poissons, sélaciens, ganoïdes et placoîdes ( 1 ) . Ainsi les poissons auraient apparu en Amérique plus tard qu'en Europe. L'époque de Hamilton est intéressante par ses restes végétaux, qui dénotent l'existence d'une flore terrestre formant des fourrés et des bois autour de marécages très étendus. On y observe Lepidendron primœvunif Sigillaria Halliy Cordaites Robbiiy Hevropterispolymorpha, Cyclopteris Jakcsoni, Calamités transitionis, Asterophyllites latifoUa, enfln des troncs de conifères. C'est aussi dans le même étage que se rencontrent les premiers insectes névroptéres, Platephemera antiqua^ Xenoneura antiquorum, enûn des poissons tels que Cephalaspis, Coccosteus^ CtenacanthuSy etc.
En résumé, l'ensemble du dévonien d'Amérique offre un faciès très spécial, qui rend difficile l'assimilation des divers étages avec ceux du dévonien d'Europe. Il est probable que les étages de Chemung et de Catskill correspondent au famennien; même on a trouvé, dans le grés de Catskill, une espèce végétale des psammites du Condros, Sphenopteris flaccida (2). Mais on ne saurait dire exactement quel est le représentant américain de l'eifélien.
(1) Dana, Manual, 1875, p. 261. — (2) Ch. Barrois, Ann. Soc. géoL du Nord, YI, p. 236.
SYSTÈME DÉVONI£N.
bù
Sa
bo s
bocs •M ^
bo
O en
ce
la Si
tD ^ "•
ai.-!
J 2ig
«Si
^1 'sa ' *^ ai
si.s|.sll
llllllll
'SSi