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CHAPITRE IV

SYSTÈME PERMO-CARBONIFÈRE

§1 OÊMÉRALITÉS SVR LA PÉRIODE PERHO-GARBOllirÈRE

CaraeCéres §;énérmmJL et divisions de la période. — Nous avons VU la végétation terrestre s'essayer, en quelque sorte, pendant la période dévonienne et les vertébrés, ces futurs possesseurs de la terre ferme, ne s'y montrer encore que sous la forme de poissons, analogues par leur organisation à ceux qui, de nos jours, fréquentent certains estuaires des régions chaudes. Mais les continents sont trop peu étendus et trop mal assis ; l'atmosphère, de son côté, est trop chaînée de principes irrespirables pour que la vie organique puisse se déployer en abondance ailleurs que dans les océans.

La période qui va s'ouvrir inaugure un nouvel état de choses. Entre les terres Iléfmitivement émergées et les rivages que le flot marin vient battre s'étendent de vastes lagunes, sur les rives desquelles, grâce à l'influence d'un climat favorable, une flore luxuriante ne tarde pas à s'installer. Périodiquement enfouis sous des alluvions fluviales ou marines, les débris de cette végétation gardent avec eux la plus grande partie du carbone qu'ils ont pris à l'air ambiant. L'atmosphère est ainsi purifiée et tandis que les reptiles amphibies conunencent à se montrer, quelques insectes apparaissent, témoignant du changement qui a dii s'accomplir dans le milieu gazeux. A la fin de la période, les vertébrés terrestres sont déjà nombreux, représentés par des types divers, où l'on retrouve les analogues de nos salamandres. Le domaine continental est ûiiè; l'atmosphère est devenue respirable ; c'est la fin de l'ère primaire et l'ouverture d'un nouveau règne, celui des reptiles, qui vont dominer pendant les temps secondaires.

La période qui a vu s'accomplir cette importante transformation a laissé ses Iraces dans ce qu'on appelle les dépôts carbonifères et les dépôts permiens. Les premiers doivent leur nom à la prédominance de la houille, les seconds au développement superficiel qu'ils atteignent dans le gouvernement de Perm,en Russie. 11 est aujourd'hui reconnu que l'époque permienne n'est, au point de vue physique et organique, que le prolongement dé l'époque carbonifère, qui d'ailleurs la dépasse beaucoup en importance. Aussi nous conformerons-nous à une manière de voir qui tend à prévaloir parmi les géologues en faisant de ces deux époques une même période, dont les dépôts constitueront pour nous le système permo'carbonifere.

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