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Alors l'ensemble du fond des océans sera représenté par une auti*e courbe, inverse de la précédente; et tandis que la partie couverte de hachures correspondra au relief émergé, la partie sur laquelle ont été tracés des cercles concentriques figurera, dans les mêmes conditions, la masse océanique. Quant aux raisons qui légitiment le rapprochement, sur une même verticale, des valeurs extrêmes de l'altitude et de la profondeur, elles seront expliquées plus loin.
Ck»nYexlté do fond des mers. — Avant de quitter le sujet des profondeurs océaniques, il importe de remarquer que le fond des mers est presque toujours convexe. En effet, soit A un arc terrestre d'amplitude égale à 2<fc», en supposant, pour plus de simplicité, que la terre soit exactement sphérique. Pour que le fond d'une mer s'étendant d'une extrémité de l'arc jusqu'à l'autre fù! concave, il faudrait que la profondeur au milieu dépassât la longueur de la flèche de l'arc. Si /"désigne cette flèche et r le rayon terrestre, on sait qu'on a
f=z r (1 — coscj) = 2r sin* | «.
Pour l'Océan Atlantique, où 2« = 70®, la valeur de la flèche serait de 1150 ki-
donnait chaque année une figure où ces deux éléments étaient disses symétriquement* par moitiés égales, de part et d autre d*un diamètre du cercle. Plus récemment, à la suite d'une communication faite à la Société géologique de France [Bulletin^ 5* série. Vil, 546) et dans laquelle nous avions cherché i démontrer que les grandes saillies continentales font immédiatement suite aux grandes profondeurs maritimes, M. de Cbancourtois a eu l'heureuse pensée, qa'il a bien voulu nous communiquer, d'exprimer ce rapprochement par une nouvelle disposition du diagramme. C'est cette idée qui a été réalisée dans la figure 5.
DISTRffiimON RÉELLE DO RELIEF. 67
lomèlres, e'est-à-dire près de cent soixante fois plus grande que la plus forte profondeur de cet océan.
Une mer de 5 degrés d*araplitude aurait une flèche de 6^,15. Son fond ne pourrait donc être concave qu*à la condition de descendre au-dessous de 6000 mètres. Or ce cas n*est réalisé par aucune des mers intérieures si profondes de Sulu-, de Célébes ou de Banda, qui toutes ont plus de 5 degrés et moins de 5000 mètres.
En revanche, le Pas de Calais est concave, car la flèche d'un arc de 32 kilomètres est de 19 mètres et le détroit en a une soixantaine.
Cette considération est importante, pour restituer au mot de dépressions océaniques sa signification véritable. Ce sont bien réellement des parties déprimées de la surface du globe. Mais il serait tout à fait abusif de les représenter comme de profonds sillons creusés dans Técorce solide.
DISTRIBUTIOV RÉBLLB DU RBLIBF SUR LB «LOBE
Jusqu*iei nous n'avons considéré que le relief absolu de Técorce terrestre et les proportions suivant lesquelles il se partage entre les zones de diverses altitudes. Mais il importe de compléter les notions acquises par Tétude de la distribution rédle de ce relief ; car on pourrait être tenté d'admettre à priori une régularité de répartition dont nous allons voir que la nature ne nous offrira jamais l'exemple. Sans doute la distribution du relief n'est point capricieuse ; elle se montre, au contraire, parfaitement ordonnée à qui sait l'analyser. Mais l'ordonnance à la€[uelle elle obéit n'est pas celle de la symétrie géométrique, comme il est aisé de s'en convaincre en recourant à l'observation directe et précise du terrain.
méitmà dt'hmnofféaéHé des contlBent». — Par cela scul qu'une partie du monde a mérité, grâce à un ensemble de conditions géographiques spéciales, d'être considérée comme une individualité distincte et est ainsi devenue ce qu'on appelle un continent, on se figure trop volontiers que ce continent représente une unité bien homogène et que les grandes lignes de 'sa structure doivent se coordonner autour d'un dessin régulier. De là, sur le relief de la terre ferme, quelques erreurs assez communes que, par une singulière rencontre, l'enseignement tout moderne de la géographie physique a contribué plutôt à enraciner qu'à détruire.
En effet, en développant, avec plus de bonne volonté que de mesure, la notion des lignes de partage et de la séparation des bassins; en publiant, sous le titre de cartes physiques, des dessins où, à la représentation fidèle du relief du sol, étaient substitués des tracés théoriques de chaînes idéales, partout intercalées, de parti pris, entre les lignes hydrographiques principales, on a répandu assez