‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 26 sur 483 · IH»U1I0U)G1E TERRESTRE · texte numérisé non relu

IH»U1I0U)G1E TERRESTRE

généralement Tidée qu*un continent devait être un corps symétriquement constitué, dont les montagnes seraient en quelque sorte lefsquelette.

Quand nous disons qu*on a répandu cette idée, il serait plus juste de prétendre qu*on Ta ressuscitée, car pour les anciens philosophes, et notamment pour les scolastiques, les montagnes étaient les os de la terre ferme. Quoi qu'il en soît, il ne manque pas, même à Theure actuelle, d*atlas où Ton Toit figurée, dun bouta l'autre d'un continent, avec des caractères de première importance, une ligne générale de partage des eaux, qui forme comme la colonne vertébrale du système et d'où se détachent, à titre de membres, susceptibles eux-mêmes de ramifications secondaires, d'autres chaînes ayant pour fonction de séparer les bassins des différents cours d'eau.

Peut-être cette conception a-t-elle trouvé d'autant plus focilement créance qu'elle s'accordait avec les idées de certaine école géologique, pour qui les montagnes ne sont plus que le reste de masses continentales, formant autrefois de vastes plateaux contre lesquels les agents atmosphériques se sont acharnés pendant une suite indéfinie de siècles. En pareil cas, en effet, il est naturel qu'à moins d'une grande inégalité dans la distribution des précipitations atmosphériques, les lignes de haut-relief, derniers débris du plateau primitif, finissent par occuper une position centrale et que leur importance soit directement proportionnelle à celle les éléments hydrographiques dont elles définissent les bassins.

A quel point cependant une telle manière de voir est erronée, c'est ce qu'il nous sera facile d'établir en traçant, à travers les continents, quelques coupes convenablement choisies. Ces coupes devant embrasser une grande étendue de pays, nous les supposerons menées suivant des arcs de grand cercle dont il y aum lieu de mettre en évidence la courbure. Pour les hauteurs, obligé de les exagérer beaucoup, nous adopterons une échelle uniforme de im centimètre pour quatre mille mètres.

Profli des contiiienu, — La première coupe (ûg. 6) est dirigée du nordjau sud à travers le continent asiatique, depuis l'embouchure de l'Ob jusqu'à celle du Gange. Pendant le premier tiers de son parcours, elle ne rencontre que des

Fig. 6. — Coupe N. S. i travers TAsie entre le 69* et le 29- parall. de lat. nord : 1, Sibérie. — 2, AlUL — 5» Thian-chan. — 4, Lob-nor. — 5, Kouen-lnn. — 6, Tibet. — 7, Kantschintschinga (Himalaya).

terres basses : puis le sol s'élève, et, au milieu de la coupe, la chaîne de l'Altaï prépare celle du Thian-chan, dont le faite varie de 4000 à 6000 mètres; mais

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