‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 328 sur 483 · LE SYSTÈME INFMCRÉTACÉ EN ALLEMAGNE. 95I · texte numérisé non relu

LE SYSTÈME INFMCRÉTACÉ EN ALLEMAGNE. 95I

La faune de cette assise comprend des tortues, des sauriens, des poissons LepidoimMantellU Sphœrodm semiglobus, avec Unio mhsinuatus, U. planus, Cyrena tenuts. La flore est riche et uniquement composée de gymnospermes et de cryptogames vasculaires, ayant un faciès jurassique, c'est-à-dire appartenant à cet ensemble qui commence avec le rhétien pour finir avec le système infracrétacé Les espèces les plus fréquentes sont Spkenopteris MantellU Matonidium Goepperti] Hausmannia dichotoma, Anomozamites Schaumbur gémis, Sphenolepis Stemhergi S. Kurriana, Spirangium Jugleri, '

Une conifère. Abietites linki, paraît avoir pris une part importante à la formation de la houille wealdienne. Prés des bains de Rehburg, le grès a fourni des traces de pas de dinosauriens, analogues aux Omithoidichnites du grès de Hastings en Angleterre (1).

L'argile wealdienne consiste en couches minces d'une argile grise ou noire, rarement sableuse, contenant des plaquettes, très régulièrement intercalées' d'un calcaire entièrement formé de cyrènes et de mélanies, surtout de Melania strombtformis, La puissance de celte argile varie de 15 à 40» au Deister et atteint 77« à Neustadt. La faune comprend Unio Wealdensis, Cypris Wealdenm, Cyrena ovalis, PaJudina fluviorum.

Le caractère jurassique de la flore wealdienne et la liaison intime qui unit le grès et l'argile avec les couches purbeckiennes sous-jacentes, ont engagé quelques auteurs à considérer le wealdien comme une dépendance du système oolithique (2). Mais cette liaison avec les assises jurassiques n'a rien qui doive surprendre, de la part d'une formation d'eau douce ou terrestre, succédant à la série saumâtre dePurbeck et, pour bien juger de l'âge du wealdien, il convient tout d'abord d'étudier les couches marines du système infracrétacé, qui ont été nommées en Allemagne Hils ou HasbUdungen, du nom du bassin particulier dans lequel on les observe.

Coni^loaiérat et argile du HlU. — La plus ancienne des assises du Hils est le EilsconghmeraU développé à Achim et à Vahiberg et auquel se relie intimement une partie du minerai de fer oolithique [Hiheisemtein) de Salzgilter (5). Or on y trouve Amm. radiatus, A. asperrimus, A. Astierianus, A. bidichotomus] Toxaster complanatiis, c'est-à-dire des espèces néocomiennes du sous-étage haulerivien, sans aucune des formes du valeriginien de Bernas ni de l'horizon des bélemnites plates.

Le conglomérat du Hils peut être remplacé par des calcaires ou des grès, comme ©'est le cas dans la forêt de Teutoburg.

Au-dessus du conglomérat vient l'argile du Hils {HUsthon), renfermant Amm. radiatus, A. noricus. A, Leopoldinus, A, amblygonius, Crioceras capricomum, C. fissicostatum. Quant aux minerais de la mine Marie, près de Salzgilter, ils

(1) Struckmann, Neues Jahrb., 1880, 1, p. 125.

(2) Id., op. cit.

(3) Neumayr et UhUg, Ueber Ammonitiden aus den HiUbildungen fiorddeuhchîands. in Pa- Imontographica, 1881. *

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renferment Amm. nhtis, A. Martini, A. Deshayesi, A. MUletianus, Crioceras (Anqfloceras) gigas, C. Emerici, c'est-à-dire des espèces ap tiennes. Enfin, dans le voisinage, à TElligser Brinks, on recueille, dans les argiles du Hils, Bel. subquadratiiSj Ostrea macroptera^ 0. Cotdoniy Amm. noricui^ Ter. prœlonga. Ajoutons que c'est l'argile du Hils seule qui repose sur le wealdien avec lequel le conglomérat n'est jamais en contact direct, car on l'observe reposant sur les assises kimmeridgiennes.

Donc, d'une part, il n'y a dans le Hanovre, entre le Purbeck et le Hils, aucun représentant du valenginien et, d'autre part, il y a des raisons de penser qu'une partie des couches marines de Hils s'est déposée en même temps que les assises wealdiennes supérieures. Ce qui le confirme, c'est la découverte, faite à Delligsen,. de Belemn. subquadratus en compagnie d'une coquille d'eau douce wealdienne^ Vnio Menkei (1). Par suite, en dépit du caractère de sa flore, le wealdien d'Allemagne, de même que celui de l'Angleterre, doit être considéré conmne un faciès d'eau douce de l'étage néocomien.

Le néocomien du Brunswick forme, d*après H. de Strombeck, deux zones, l'une à Amm, bidichotomus, l'autre, supérieure, à Toxaster complanatus.

Notons enfin la présence, dans l'ile d'Helgoland, d'une argile dite Toeck, tout à fait analogue à celle de Speeton et contenant Crioceras Emerici et C. Ptaosianum (2).

Aptien, Aibleii. — Nous avons vu que l'aptien était représenté parmi les minerais de Salzgitter. D'après M. de Strombeck, cet étage comprend, dans l'Allemagne du Nord :

5. Marnes à Bel. Ewaldi, Amm. Msm, Tozoceras Royeri (horizon de Gargas).

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