‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 344 sur 483 · Marne glauconieuse à Amm. laliclavius (1"50 à · texte numérisé non relu

Marne glauconieuse à Amm. laliclavius (1"50 à

La marne glauconieuse, à nodules de phosphate de chaux, contient Amm. laticlaviuSf A» navkulariSy A. varians ^ Terebralula Dutempleanay T. semiglobosa, Discoidea mhxiculusy etc. La deuxième assise, très argileuse, bleuâtre et imperméable à sa base, où s'observe Plocoscyphia mœandrina^ est celle dans laquelle on a proposé de creuser le tunnel sous-marin entre la France et l'Angleterre. Avec Amm. varians, elle contient Turrilites tuherctdatus^ T. costalus, Amm. Mantelliy Terebraiulina striata» La troisième assise renferme Amm. rolomagensis, A. cenomanensis, A. Lewesiensis^ Holaster subglobosus; sur le pourtour du Boulonnais elle abonde en petits brachiopodes, notamment en Kingena.

L'assise à Bel. plenus est une marne jaunâtre qui se relie intimement à la

masse qu'elle recouvre. D'ailleurs elle supporte en parfaite concordance la craie turonienne, en sorte qu'il semble impossible d'admettre qu'il y ait eu, entre ces deux dépôts, une discontinuité quelconque. M. Douvillé a proposé (1) de réunir la marne à Bel, plenus aux marnes immédiatement sous-jacentes, à Kingena^ Amm, cenomanensis et Amm. Gentoni, et de regarder cet ensemble comme l'équivalent des sables du Perche (2). Cette solution, qui fournit, dans le nord de la France, la représentation du sous-étage carentonieny comme l'indiquait M. Coquand (3), nous parait devoir être adoptée. Nous constaterons d'ailleurs qu'en suivant le bord méridional du bassin parisien, on voit le faciès sableux envahir peu à peu d'abord le sommet, puis la totalité du cénomanien. Le turonien du cap Blanc-Nez comprend :

5. Craie dure, sableuse et fossilifère, à gros silex, avec Holaster planus et Amm. Protperianu* (4"). 4. Craie blanche à silex rosés, avec Inoceramuê Brongniarti et Rhynchonella Cuvieri (8"). 3. Craie blanche compacte, à silex rares, avec Tereb. gracilis (10").

2. Craie blanche verdfttre, avec veines vertes ondulées, en grandes assises (20"').

i . Craie verdâtre, avec veines argileuses et nombreux nodules ti^ès durs , régulièrement disséminés dans toute la masse (^O*").

L'assise n*» 1 est la plus fossilifère; elle renferme i4mm. nodosoides^ Inoceramus labiatus, Rhynch, Cuvieri, Echinocomis subrotundus, Discoidea inféra^ Cardiasier pygmœm, etc. Ses nodules, s'altérant à l'air beaucoup moins que la masse qui les entoure, demeurent en saillie sur les escarpements et signalent de loin à l'attention la base de la craie turonienne dans les falaises des deux rives du Pas-de-Calais.

Tonrtla de la Flandre et du Habiant. — Tandis que, dans le Boulonnais, la marne glauconieuse du cénomanien succède sans discordance aux marnes albiennes, le cénomanien de la Flandre et du Hainaut affecte ordinairement la forme d'un poudingue glauconieux à galets de quartz, qui repose directement sur les couches primaires. Les mineurs ont donné à ce poudingue, rencontré dans tous les puits de mines de la Flandre, le nom de tourtia. Mais il en existe plusieurs horizons. On doit distinguer, selon M. Barrois (4) :

5. B. Tourtia de Mons (nervien de Duraont, in pari.), marne glauconieuse, avec ou sans galets, à fossiles phosphatisés ou non et à nombreuses dents de squales, contenant Del, plenu», Oslrea lateralis, 0. haiiotidea, 0. carinata, etc.; se trouve à Autreppeet à Bellignies.

3. A. Tourtia de Montigniessur-Roc et de Tournai, contenant la faune des Grès du Maine (Co^ diopsis doma, Catopygus columbarius, radiolites, caprotines, etc.), poudingue très cohérent, à gros cailloux de grès et de psammites, avec fossiles à surface rougeâtre, jaunAtre ou jaune verdâtre (au plus 1"»,50).

2. Tourtia d'Assevenl et de» mineurs du Pas-de-Calais; marne glauconifèi*e à nodules phosphatés, avec Amm. varians.

\. Tourtia de Sassegnies (ci sables verts d'Avesnes), marne à galets {Gompkolithe)^ avec Ostrea vesiculosat Pecten asper, Cidaris vesiculosa.

Encore conviendrait-il d'ajouter à ces divers horizons, qui comprennent tout

(1) Carte géologique détaillée, notice de la feuille de Boulogne.

(2) Voir plus loin, p. 9G0.

(5) Bull. Soc. géol. de France, 3« série, VIII, p. TAi.

(4) Ann. Soc. géol. du Nord, V. p. 336. Cornet et Briart, Mém. Soc, des sciences du Eainamt, 1866, Description du t. crétacé du Hainaut, 1864.

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