SYSTÈME CRÉTACÉ. CHAMPAGNE ET BOURGOGNE
Tensemble du cénomanien, celui du Sarrasin de Bellignies et d'Houdain, roche de sable, de débris de fossiles et de limonite à ciment calcaire, dont la faune parait plus ancienne que celle de la zone à Pecten asper»
11 n'est pas certain que le tourtia de Hontignies-sur-Roc (ancien hervien supérieur de Dumont), soit inférieur à celui de Hons. Les relations de ces deux déj)ôts n*ont pu encore être établies avec certitude. Les brachiopodes, notamment Terebratula nerviemit, abondent dans le premier, avec Teréb. biplicata et Rhynchonella Lamarcki.
C^nonaaleB des Ardennes, de la Chaaipaipae et de la Boargogae. — Le cénomanien de la région ardennaise offre une composition assez particulière. M. Ch. fiarrois (1) y reconnaît quatre divisions.
4. Marne blanche de TArgonne et marne glauconieuse de la Thiérache, à Belemniteê pienus
3. Marne glauconieuse à fossiles' transformés en phospborite blanchâtre, Arca Passyanay
A. Mailleana^ Kingena lima. Venu» faba^ etc. (3"). 2. Sables glauconieux de la Hardoye (4 à 5»), avec Osirea conica, 0, lateralis, Pecten hispidus,
P. laminoêus.
i. Marne grise de Giyron [(SO") à Amm. tartans^ A, falcatuê, Pecten elongatiu, P. asper,
TerehraluUna itriatOt T. rigida^ Hhynchonella Martini, Micranabaeia coronula.
Ces divers termes sont souvent faciles à confondre les uns avec les autres, car il s'agit de dépôts littoraux, presque tous glauconiféres et se débordant plus ou moins les uns les autres.
Auprès de Sainte-Menehould, le cénomanien est formé par des sables quarlzeux et glauconieux à Pecten asper, dépourvus de calcaire, mais contenant des nodules phosphatés exploitables. Leur épaisseur, très variable, atteint sur certains points 30" (2). Au-dessus viennent des marnes, supportant la craie marneuse à In. labiatiis.
A partir des limites de la Champagne, le cénomanien change de caractères : les zones à Pecten anper et à Amm. laticlavius ne se retrouvent plus que sous la forme d une marne, très peu puissante, ne redevenant glauconifère que dans TYonne. L'assise à Holaster subglobosusy épaisse de 20 à 50"™, constitue, dans TAube et l'Yonne, ce qu'on a quelquefois nommé la craie ammonitifère ; c'est une marne blanchâtre sans silex, où les moules de céphalopodes sont enduits d'une teinte ferrugineuse et qui contient, entre autres, Amm. rotomagemisy A. varians^ A. Mantelli^ Inoceramus striatus. Quant à l'horizon de Belemnites pienus, il est encore reconnaissable dans les environs de Vitry, où il contient Magas Geinitzi, Micranabaeia coronula, etc.
Près de Saint-Florentin et de Seignelay, la craie cénomanienne, constituée par une sorte de tuffeau jaunâtre, avec inocérames, Amm. Manteîli, A. falcatuSj Ostrea Ricordeana, etc., est assez riche en silex grisâtres et forme une assise homogène où il est difficile d'introduire des subdivisions.
(1) Gh. Barrois, Ann. Soc, géoL du Nord, Y, p. 320.
(2) Peron, Auoc. française, congrès de Reims, 1880.
958 GROOPE SECONDAIRE.
CéBomaniem da Berrl. — Aux environs de Sancerre, aussi bien sur la rive droite que sur la rive gauche de la Loire, on commence à constater la superposition d'une marne à Ostrea columbay 0. biauriculata, qui vient occuper la place de la zone à Belemnites plenust à une craie plus ou moins sableuse, qui renferme Holaster subglobosus. Cette assise elle-même repose sur une craie micacée à Amm, Mantelli et NautUus eîegàns^ glauconieuse à sa partie inférieui^e, laquelle est en contact avec les sables ferrugineux à Amm. inflatus (1).
A la Motte d'Humbligny, la couche à ostracées, tendre et marneuse, a IS" de puissance et renferme Amm. Gentoni, 0. columbdy 0. cf, vesiculàrù; mais, au lieu de reposer sur de la craie, elle couronne une assise, puissante de 40°*, de sables jaunâtres à mica argentin et de psammites, et ceux-ci, à leur tour, reposent sur un calcaire blanc-grisâtre, à cassure terreuse, renfermant Corbis cordiformû^ Janîra quinquecosiata, Trigonia spinosa, Amm. Mantelli^ A. variaru. C*est la base du cénomanien. Ainsi, en s*avançant vers l'ouest, on prend sur le fait Tintroduction du faciès sableux au sommet d*un étage qui, jusque-là, s'était montré exclusivement calcaire.
Cette transformation est encore bien mieux marquée à Vierzon (2), où, sous les argiles de la Sologne, on relève la superposition suivante :